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Costa, la dernière avant la croisière ?

Par Florian Cadu
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Costa, la dernière avant la croisière ?

Opposé à Arsenal en finale de la FA Cup samedi, Chelsea va peut-être dire au revoir à Diego Costa. Car même s’il est au top de sa carrière et qu’il lui reste beaucoup de défis sportifs, l’attaquant de 28 ans, approché par la Chine cet hiver, pourrait bien répondre favorablement aux sirènes financières asiatiques.

Retour au cœur du mois de janvier. Alors qu’il carbure avec Chelsea en Premier League, dont il est encore le meilleur buteur, Diego Costa reçoit une offre indécente de la part d’un club chinois qui lui propose une montagne de billets s’il accepte de faire ses bagages. Coïncidence ou pas, l’attaquant choisit ce moment pour s’embrouiller avec Antonio Conte. Lequel décide de le punir et de ne pas le convoquer pour une rencontre à Leicester. Pour certains médias, l’entraîneur aurait reproché à son poulain une condition physique douteuse. Pour d’autres, l’explication est ailleurs : l’offre du Tianjin Quanjian aurait fait réfléchir le garçon, qui se verrait bien quitter l’Angleterre dès l’hiver. Une éventualité que l’Italien ne veut même pas envisager une seule seconde, Costa étant indispensable pour la quête du titre. Depuis, les choses se sont calmées. L’Espagnol a très rapidement été réintégré et les Blues ont remporté le championnat tout en se qualifiant pour la finale de FA Cup contre Arsenal, qui constituera l’ultime match de leur saison. Reste qu’en coulisses, Costa aurait bien donné son accord au club chinois (le fameux accord mystère évoqué publiquement par Tianjin Quanjian ?) pour un transfert cet été. Et on imagine mal Chelsea s’asseoir sur environ 90 millions d’euros pour un joueur acheté moitié moins à l’Atlético de Madrid en 2014. D’où la crainte (où la bonne nouvelle, c’est selon) : l’ancien Colchonero va-t-il disputer sa dernière partie européenne samedi après-midi à Wembley ?

Argent > Trophées

Difficile à imaginer. Âgé de seulement vingt-huit ans, Costa est au top de sa forme et a encore énormément de trophées à aller chercher, que ce soit en club (la Ligue des champions, voire la Ligue Europa) ou en sélection (Mondial 2018 et Euro 2020, au moins). Oui, mais voilà : le Brésilien d’origine, qui n’était pas forcément destiné à aller si haut, a toujours et avant tout considéré le football comme une rentrée d’argent nécessaire aux siens. C’est en tout cas ce qu’indique Kelly Berville, son coéquipier en 2006 au FC Penafiel (un des premiers clubs professionnels de Costa) : « Le voir partir en Chine dès maintenant, ça ne m’étonnerait pas plus que ça, franchement. Parce qu’il n’est pas issu d’un milieu aisé au Brésil. Pour lui, l’idée de réussir, ça voulait avant tout dire subvenir aux besoins de sa famille. À partir de là, s’il peut obtenir un énorme contrat ailleurs et mettre financièrement à l’abri ses proches, je ne serais pas surpris. Il est capable de le faire et de se dire« J’y vais » uniquement pour des questions d’argent. Et sans faire attention à ce que pourraient dire les gens autour de lui. Il s’en fout du regard des autres. »

De cinquante euros mensuels au Brésil à quatre millions en Chine

Éduqué dans une misère certaine, le petit Diego a en effet peu vu la couleur des billets avant d’être en âge de taper dans un ballon parmi les meilleurs. À Lagarto, ville brésilienne où vivent encore ses proches, le salaire mensuel plafonne par exemple à cinquante euros pour 30 % de la population. « Ici, on n’a jamais rien fait d’autre que de se battre pour survivre » , témoignait d’ailleurs le paternel dans le numéro 132 de So Foot. Là-bas, Costa reflète donc la réussite. Peut-être plus financière que sportive. « Je le répète, mais plus que d’être Ballon d’or, il a davantage envie de mettre à l’abri l’ensemble de la famille. Et sa famille ne se résume pas à son épouse et ses enfants, hein, note Kelly Berville. Pour avoir côtoyé beaucoup de Brésiliens au Portugal, leur idée première reste de gagner de l’argent. » Le problème, c’est que personne ne peut certifier que l’avenir du bonhomme est déjà tracé et emprunte le chemin pour l’Asie. Car sur les pelouses comme en dehors, le champion d’Angleterre ne laisse pour l’instant rien transparaître. Discret sur la question dans les médias, le buteur a continué à donner ses tripes pour sa team durant la seconde partie de saison (moins aboutie que la première, cependant). « Ah ça, on ne peut pas lui enlever : sur le terrain, il a et aura toujours cettegrinta, cette détermination que l’on voit aujourd’hui. Ce caractère n’a pas évolué depuis ses débuts, admire Kelly Berville. Avoir signé un pré-contrat ou s’être embrouillé avec Conte ne l’empêchera jamais de se bouger sur le terrain. C’est son état d’esprit. » Pas la peine que les Gunners comptent sur un Costa pas concerné, donc. Même si l’encre de la signature est peut-être sèche depuis des mois.

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Par Florian Cadu

Propos de Kelly Berville recueillis par FC

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