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C’était quoi cette Atlantic Cup ?

Par Émilien Hofman
C’était quoi cette Atlantic Cup ?

Göteborg, Baumit Jablonec, Brøndby… Qu'est-ce donc que cette curieuse Atlantic Cup qui s'est déroulée au Portugal, organisée par un duo anglo-suédois et dont la finale a opposé samedi Orebro et le Dynamo Moscou (0-1) ?

« Avec une excellente connaissance du Portugal et de ses facilités d’entraînement, Stefan et Brian ont réalisé que les possibilités pour les clubs européens et scandinaves de jouer des matchs amicaux compétitifs y étaient très limités. Après avoir identifié ce trou dans le marché, la paire a lancé l’Atlantic Cup qui a déjà vécu quatre années pleines de succès. » Pour les puristes qui veulent connaître l’origine de cette obscure Atlantic Cup, c’est ce que le site officiel offre comme réponse. Lancée en 2011, la coupe de l’océan a déjà été soulevée par les capitaines d’Elfsborg, Midtjylland, Rapid Vienne et de Copenhague. Mais bon Dieu, à quoi sert-elle, en fait ?

Un malin, un gardien et un nom commun

Stefan Schwartz est suédois. À 45 ans, il a une belle petite carrière de footballeur derrière lui, avec des passages plus ou moins réussis à Arsenal, Fiorentina et Valence notamment. Mais ce qui marque surtout avec cet ancien milieu offensif, c’est sa capacité à truster des titres presque partout où il est passé. Deux championnats de Suède et du Portugal, une Coupe d’Espagne, d’Italie et du Portugal et bien entendu cette formidable 3e place au Mondial 94 avec les Blågult. Brian Horne est moins connu. L’Anglais, désormais âgé de 47 ans, a gardé les cages de Millwall pendant quelques années – dont deux saisons dans la First Division – avant de retomber dans l’anonymat du petit joueur anglais. Retraités, les deux cocos se sont donc probablement dit que ce serait cool de pouvoir regarder du foot sous le soleil portugais pendant l’hiver.

Là où ils n’ont en revanche pas été très originaux, c’est dans le nom de la compétition. En effet, pour certains, l’Atlantic Cup, c’est d’abord la folle rivalité, le derby qui oppose chaque année le DC United et les Red Bulls de New York en soccer américain. Pour d’autres, l’Atlantic Cup est ce tournoi organisé pour la première fois en 2009 à Bruxelles et regroupant des équipes de football américain… non issues de la région Atlantique, telles les Dudelange Dragons (Luxembourg), Lelystadt Commanders (Pays-Bas) ou encore les Brussels Buls (Belgique). Enfin, l’Atlantic Cup est – de manière plus logique d’ailleurs – une course de voile qui se déroule à l’Est des États-Unis et où les équipes de Bodacious Team et Gryphon Solo 2 figurent parmi les favorites. Ça semble bien clair, avec un nom pareil, cette compétition ne peut qu’avoir un objectif original.

Championnat de trêve

La Superliga danoise et la Premier League russe en pause depuis le 8 décembre, la Synot Liga tchèque depuis le 30 novembre et l’Allsvenskan suédois depuis le 9, les équipes de ces championnats ne peuvent pas se satisfaire uniquement de stages et de matchs amicaux pendant deux-trois mois. C’est pour cette raison que le duo Horne-Schwartz a décidé d’organiser son Atlantic Cup tous les hivers, pour pouvoir jouer une compétition sans pour autant risquer de se casser la binette avant la reprise du championnat domestique. « Pour l’équipe, pour le coach, pour tout le monde, c’est très important de remporter des matchs pour avoir un sentiment positif avant de jouer nos matchs de Ligue Europa » , estime ainsi ce bon vieux Kevin Kurányi (Dynamo Moscou) dans une vidéo postée sur le site de la compétition.

Car oui, si la compétition a déjà accueilli des petits poucets comme les Albanais du KF Skënderbeu Korçë ou les Islandais du FH Hafnarfjarðar, des plus gros noms comme Copenhague, le Spartak Moscou, le Dinamo Zagreb ou donc le Dynamo Moscou ont déjà participé au tournoi. Cette année, il y a deux poules de quatre équipes qui jouent chacune deux matchs. En cas de nuls, les penaltys offrent un point supplémentaire aux vainqueurs et les deux premiers de chaque groupe se rencontrent ensuite pour la finale de la compétition.

Le tenant du titre éliminé

Vainqueur l’an passé, Copenhague a fait long feu pour cette édition en terminant dernier de la poule A avec 0 point et un malheureux but inscrit, contre le Dynamo Moscou, futur vainqueur du groupe. Dans le groupe B, la surprise est venue de Suède, vu que c’est Örebro qui s’est installé en tête malgré Brøndby et Midtjylland. En ce qui concerne le niveau, ce n’est pas Kevin Kurányi qui en dira le plus : « C’est une très bonne préparation, le tournoi est agréable, avec des chouettes stades, de la bonne nourriture à l’hôtel, je savoure ce tournoi. » En voyant les images, il n’y a pas un rythme de fou, mais les équipes donnent l’impression de jouer le jeu : les joueurs célèbrent les buts, se tiennent la tête après un raté, ils taclent, courent, se jettent, ce n’est pas une parodie de football. Sauf en tribunes, où il n’y a certainement pas plus de 20 personnes dans des enceintes pouvant en accueillir 1500 fois plus. À Algarve, cet hiver, et l’air de rien, il y avait quand même du Mathieu Valbuena, du Christian Poulsen (Copenhague), du Daniel Agger (Brøndby) ou encore ce curieux buteur de Midtjylland, Sylvester Igboun.

Par Émilien Hofman

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