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Génération Foot et Académie Mohammed VI : deux académies, une même ambition

Par Léna Bernard
5 minutes

Ce dimanche, pour la finale de cette CAN 2025, s’affronteront les deux meilleures équipes africaines du moment : le Sénégal, champion en 2021 et le Maroc, demi-finaliste du Mondial 2022. Ceux sélections se sont bâties sur leur modèle de formation représenté d’une part par Génération Foot et de l’autre par l’Académie Mohammed VI. Tour d’horizon.

Génération Foot et Académie Mohammed VI : deux académies, une même ambition

→ Deux géants de la formation continentale

Imaginée comme une académie de formation lors de son lancement en 2000, Génération Foot est devenu un club à partir de 2004. Le bébé de Mady Touré est connu en France pour avoir noué un partenariat fructueux dès 2003 avec le FC Metz, et les Grenats sont finalement devenus le partenaire exclusif de l’académie sénégalaise. Moyennant une dotation en équipements et une aide financière au fonctionnement de l’Académie, le club mosellan possède en contrepartie une priorité de sélection sur les joueurs qui y sont formés. Le partenariat est renouvelé entre les deux entités en 2010 afin de développer de nouvelles infrastructures, inaugurées en 2013. Depuis, Génération Foot a obtenu sa montée en Ligue 1 sénégalaise en 2016, avant d’être sacré champion du Sénégal dès sa première saison dans l’élite. La subtilité de Génération Foot repose dans sa volonté d’ouvrir les portes à l’ensemble des joueurs talentueux du continent, comme l’expliquait Mady Touré à So Foot en 2019 : « Nous avons une trentaine de correspondants au Sénégal, mais également dans beaucoup de pays d’Afrique. Dans notre Académie, il y a eu des joueurs venant de Gambie, du Mali, du Cameroun, du Burkina Faso, etc. Il y a du talent sur notre continent. Mais beaucoup de joueurs n’ont pas la chance de bénéficier d’une bonne formation. À Génération Foot, on forme des joueurs, mais avant tout des hommes, puisque tous nos pensionnaires suivent une scolarité normale. Tous ne seront pas footballeurs professionnels. »

Côté marocain, ça vient d’en haut, puisque la genèse de l’Académie Mohammed VI prend racine dans la volonté du roi du Maroc afin de pallier les difficultés de formation du football marocain. Une idée simple : bâtir le football marocain par la base, comme l’explique Nasser Larguet, ancien dirigeant de l’Académie entre 2008 et 2014 : « La vision de Sa Majesté a été exceptionnelle. Parce que depuis des années, on avait une équipe nationale qui malheureusement ne marchait pas bien. Les clubs ne performaient pas à l’échelle africaine. Au lieu de s’attaquer directement aux équipes nationales, il a voulu mettre en place un système de formation qui deviendrait un modèle pour l’ensemble de l’écosystème marocain et notamment pour les clubs marocains. » Un modèle pensé pour changer également les mentalités en équipe nationale avec une doctrine simple : former localement et ne faire appel aux binationaux que s’ils présentent un niveau meilleur que les joueurs formés au pays. Un encadrement scolaire et sportif pensé pour la réussite au plus haut niveau des meilleurs jeunes marocains.

→ Des infrastructures prévues pour le haut niveau

Génération Foot est entré dans une nouvelle dimension à partir de l’inauguration du Centre Amara Touré en 2013. Situé à Déni Birame Ndao, à quelques kilomètres de Dakar, le centre dispose de trois terrains pelousés dont un homologué pour la compétition, un synthétique, un city stade, des hébergements pour les footballeurs en herbe, un bâtiment dédié à la restauration, un cabinet médical et une salle de musculation.

Pour l’Académie Mohammed VI, basée à Salé, on retrouve le même type d’installations, comme le détaille Nasser Larguet : « On avait six terrains, des hébergements, des salons, des salles de jeux, il y avait un restaurant, la restauration se faisait sur place avec des produits frais cuisinés sur place. On a créé un établissement scolaire à l’intérieur, avec des classes qui allaient de la fin du primaire jusqu’au baccalauréat. Il y a aussi une administration, avec une salle de conférences de 60 places, un centre médico-sportif, une salle de musculation, la balnéothérapie, le sauna et même un cabinet dentaire. » Des équipements uniquement dédiés aux jeunes, puisque l’Académie accueille des joueurs âgés de 12 à 18 ans.

→ Un contingent important de joueurs disputant la CAN

C’est avant tout sur le terrain que la réussite se mesure aujourd’hui pour les deux projets. Côté sénégalais, on dénombre six joueurs passés par Génération Foot qui évoluent lors de cette CAN avec les Lions de la Téranga : Ismaïla Sarr (Crystal Palace), Pape Matar Sarr (Tottenham), Habib Diallo (FC Metz), Cheikh Sabaly (FC Metz), Lamine Camara (Monaco) et le capitaine de la sélection Sadio Mané (Al-Nassr). Eh oui, tous sont passés aussi par le club à la croix de Lorraine.

Chez les Lions de l’Atlas, ils sont cinq à avoir été formés à l’Académie Mohammed VI à disputer cette 35e CAN à domicile : Nayef Aguerd (Olympique de Marseille), Azzedine Ounahi (Gérone), Oussama Targhalline (Feyenoord), Youssef En-Nesyri (Fenerbahçe) et Abdelhamid Aït Boudlal (Rennes). Une belle brochette également. Surtout, l’Académie Mohammed VI permet à ses jeunes pousses de disputer des rencontres dans un championnat national face à des joueurs plus âgés avant qu’ils ne partent vers des clubs professionnels à leurs 18 ans. Selon Nasser Larguet, lors de son mandat à la tête de l’institution : « Sur les 57 joueurs qu’on a accompagnés pendant les 5 années où je suis resté actif avec l’Académie, 47 sont devenus professionnels, 15 jouent en Europe, 4 ont joué à la Coupe du monde au Qatar en 2022, 5 ont gagné la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Paris, et il y en a 6 qui étaient à la Coupe du monde U20 au Chili en 2025. » Si ça ne ressemble pas à la recette d’une CAN remportée à la maison…

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Par Léna Bernard

Propos de Nasser Larguet recueillis par LB.

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