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Ça se bagarre sec au Portugal

Par Régis Delanoë
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Ça se bagarre sec au Portugal

Cette semaine, le point sur quatre championnats européens où ça ferraille sévèrement en tête : au Portugal avec Porto/Benfica, en Grèce où rien n’est clair, en Turquie où les trois d’Istanbul se réveillent et en Ukraine avec Kiev/Donetsk.

Portugal – Liga ZON Sagres

Même nombre de points (30) et parcours identique (9 victoires et 3 nuls) : Porto et Benfica se tirent joliment la bourre au Portugal, sous l’œil attentif du Sporting, le troisième larron à l’affût 4 points derrière. Seule la différence de buts permet pour l’instant à Porto d’occuper la tête du classement, grâce à la meilleure défense du pays combinée à la meilleure attaque. Le réveil de Hulk depuis quelques semaines fait d’ailleurs beaucoup de bien. Depuis qu’ils se sont affrontés fin septembre, Porto et Benfica poussent le mimétisme au point de trébucher lors de la même journée : la 10e en l’occurrence, avec le 0-0 concédé à Olhanense pour les premiers et le 1-1 obtenu sur la pelouse de Braga pour les seconds. Braga, justement, figure en quatrième position, dans le même nombre de points que l’étonnant Maritimo, bien aidé par son buteur sénégalais Baba Diawara, auteur de 9 buts déjà depuis le début de saison. Hors ce top 5, c’est extrêmement serré. Seul Paços de Ferreira, plombé par une défense gruyère, est distancé en dernière position.

Turquie – Süper Lig

En première position, on retrouve un Galatasaray très « galactique » (Baros, Elmander, Eboué, Riera, Muslera, Felipe Melo, Ujfalusi) qui a fait très fort ces derniers jours en signant coup sur coup une victoire face à Fenerbahçe (3-0) et une seconde en déplacement à Trabzon (3-0). Le Fener n’a pas dit son dernier mot néanmoins ; devancé par Galatasaray seulement à la différence de buts, l’ancien club de Mamadou Niang se prépare à un gros test dimanche avec la réception de… Trabzonspor. Besiktas arrive en troisième position, signant un retour en force de la triade d’Istanbul. La surprise vient de la quatrième place actuelle occupée par Eskişehirspor, ex-place forte du championnat à la fin des années 60 qui mise aujourd’hui sur des joueurs expérimentés : Dedê en défense (ex-Dortmund), Rodrigo Tello au milieu (ex-Sporting Lisbonne) et Diomansy Kamara en attaque (ex-pas mal de Premier League), avec à la baguette le technicien allemand Michael Skibbe. C’est dur en revanche pour Trabzonspor, positionné en milieu de tableau, et surtout pour Bursaspor, qui n’a signé qu’une seule victoire lors de ses dix derniers matchs.

Grèce – Super league

Débutée à 14 suite à l’exclusion cet été de deux clubs (Kavala et l’Olympiakos Volou) dans le cadre de l’affaire du Koriopolis (un Calciopoli à la grecque), la saison 2011-2012 de Super League se dispute finalement depuis fin octobre à 16 équipes, Doxa Dramas et Levadiakos, issus de la D2, ayant été intégrés sur le tard. Ces chambardements n’aident pas à la bonne lecture de ce championnat où de nombreuses équipes ont un voire deux matchs en retard à disputer. Prenez la tête du classement par exemple : l’AEK Athènes compte 28 points pour 13 matchs joués, l’Olympiakos 27 points en 12 matchs et le Panathinaikos 26 points en 11 matchs. Ce qui donne un leader réel et deux virtuels. Mieux vaut donc attendre encore quelques semaines pour tirer un premier bilan. D’un point de vue plus micro, celui qui se distingue le plus pour l’instant est l’Argentin du Pana Sebastiàn Leto, déjà auteur de 12 buts et 6 passes décisives.

Ukraine – Premyer Liha

Longtemps seul étendard du foot ukrainien, le Dynamo Kiev a dû composer depuis quelques saisons avec l’émergence du Shakhtar Donetsk, club aux finances généreuses, qui a ravi cinq des sept derniers titres nationaux. Le club de la capitale n’a pas dit son dernier mot néanmoins et fait la course en tête depuis le début de l’actuel exercice. Il mène même un train d’enfer, avec jusqu’à présent un bilan quasi-parfait de 16 victoires, 4 nuls et 0 défaite, grâce surtout à l’efficacité de son duo de buteurs composé du local Andriy Yarmolenko, successeur d’un Shevchenko vieillissant, et du Nigérian Ideye Brown, qui manque cruellement à son ancien club de Sochaux. Il faut bien ça pour devancer l’escouade ukraino-brésilienne du Shakhtar, positionnée seulement une unité derrière. Abonné à la troisième place, Metalist Kharkov tente de s’accrocher, tandis que derrière le quatrième Dnipropetrovsk est déjà bien largué. La situation est encore bien plus inquiétante pour l’outsider Karpaty Lviv, dont le stade accueillera des matchs de l’Euro 2012, et qui se retrouve en bas de tableau, à quelques points seulement de la zone de relégation.

Qu’est-ce que tu as foutu, Angleterre ?

Par Régis Delanoë

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