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C1/ OL-Anderlecht : Mauves et perdants ?

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C1/ OL-Anderlecht : Mauves et perdants ?

Ce soir à Gerland, l'OL a l'occasion de dissiper les derniers mauvais souvenirs de la saison passée. Un rendez-vous sur lequel les Lyonnais ont beaucoup misé ces trois derniers mois et qui devrait permettre de se faire une idée plus précise d'un collectif encore en chantier. Pour y arriver, Puel et ses hommes devront composer avec une vieille connaissance des soirées européennes, Anderlecht, institution belge à la ligne plus très claire.

Pas la peine de demander à Ariël Jacobs, entraîneur d’Anderlecht, comment joue son équipe. Il y a toutes les chances qu’il ne le sache pas lui-même. D’ailleurs, pour tout dire, personne ou presque en Belgique ne sait comment jouent les Mauves. Posez la question à un spécialiste de la Ligue Jupiler. Après quelques secondes de réflexion, il vous parlera d’un système approchant vaguement le 4-4-2, mais en même temps, pas sûr que ce soit tout à fait ça. Avant de trouver enfin la réponse qui devrait vous satisfaire : « En fait, Anderlecht joue mieux… » .

On s’en tiendra là pour le moment. D’autant que la dernière fois qu’on a vu jouer le Sporting, c’était contre des Girondins qui ne voulaient absolument pas qu’on les retienne plus longtemps en Coupe de l’UEFA la saison passée. Depuis, le foot belge vu de France se résume à Hazar, Mirallas et Gerets, et le Standard champion ces deux dernières saisons. De quoi effectivement perdre de vue la maison mauve, ses 29 titres de champion de Belgique et ses trois coupes européennes.

Des Belges ultra-offensifs ?

Puel a bien tenté de prendre des cours en accéléré dans la foulée du tirage au sort, présentant des joueurs comme Mbark Boussoufa ou Ahmed Hassan comme autant de joueurs capables de venir remuer son collectif encore en rodage. Si Boussoufa a bien des arguments pour semer le trouble dans l’arrière-garde lyonnaise, il ne faudra pas trop compter sur Hassan pour cette fois : l’Egyptien ne joue plus pour Anderlecht depuis une saison… Depuis, comme tout le monde, il a eu le temps de jeter un œil sur les trois premières victoires des Mauves en championnat et de repérer « une équipe très athlétique avec beaucoup de densité physique » .

Arrivé à Anderlecht pour remettre au goût du jour une certaine idée du jeu ultra-offensif qui en a fait pendant des années le plus beau fleuron du foot belge sur la scène européenne, Ariël Jacobs n’a eu d’autre choix ces deux dernières saisons que de composer avec les moyens du bord. Une défense rugueuse parfois à la limite de l’équarrissage, un milieu auquel il manque encore un leader technique et deux merveilles de tripoteurs poids-plume (Boussoufa et Suarez) qui tournent autour d’un pivot de racket (De Sutter) devant.

Une équipe capable de jouer relativement bas et d’envoyer du jeu direct pour les trois de devant, voilà ce qu’on aurait pu voir le plus souvent si on avait pris le temps de regarder quelques parties de Ligue Jupiler. La seule différence qui fait dire qu’Anderlecht « joue mieux » en ce tout début de saison réside dans les débuts en fanfare du jeune Mati Suarez, petite pépite argentine qui adore se trouver des espaces fermés pour y défaire des nœuds et envoyer ensuite du jeu dans les intervalles. Souvent blessé la saison passée, il est bien parti pour répondre aux folles attentes placées en lui par les supporters d’Anderlecht, un rien lassés de n’avoir à compter que sur le seul Boussoufa pour retrouver un peu de la saveur du jeu mauve d’antan.

Un enjeu démesuré pour l’OL ?

Des équipes avec un bon potentiel à embrouilles comme Anderlecht, l’OL devrait être amené à en retrouver quelques-unes cette année en Ligue 1. Les Lyonnais ont donc largement de quoi basculer de l’autre côté de la Ligue des Champions pour la dixième fois consécutive le temps de ce premier aller-retour de la saison. A condition toutefois de confirmer les progrès observés samedi dernier dans la mise en place du collectif réclamé par Puel et de ne pas se perdre sous la pression d’un match à l’enjeu démesuré. Pour rappel, la préparation et les recrutements à grands frais ont été menés dans la seule idée de passer ce tour préliminaire de la fin août. Aux dernières recrues les plus en vue du moment, Gomis, Bastos et Lisandro, de montrer qu’elles n’ont pas attendu plus de quelques semaines pour placer le genre de démonstrations dont raffolent les Lyonnais lors des grands rendez-vous.

On comptera d’autant plus sur ces joueurs et sur les quelques cadres en devenir (Lloris, Toulalan, Ederson) entre Saône et Rhône que Sidney Govou manquera à l’appel ce soir et la semaine prochaine. Une sale nouvelle quand on sait combien son expérience et son travail de sape peuvent compter dans ces grandes occasions. Une opportunité aussi pour cet OL nouveau de montrer enfin ce qu’il a dans le ventre hors du 4-3-3, débarrassé ses sauveurs providentiels (Benzema, Juninho) et privé de sa géniale amulette qui lui servait jusqu’à présent de capitaine.

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