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Top 10 : Les Américains du championnat de France

Ce vendredi s'ouvre le 39e Festival du cinéma américain de Deauville. Ces dernières années, pendant que le gotha hollywoodien défilait sur les Planches, certains de leurs compatriotes faisaient le choix périlleux de s'essayer au championnat de France. Dix d'entre eux, en réalité. Tout pile. Où il est surtout question de fausse citoyenneté et de rendez-vous manqués.

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Joe Gaetjens (Racing Club de Paris, puis Olympique Alès)
Contre toute attente, le premier joueur américain à avoir évolué dans le championnat de France n'a jamais eu... la nationalité américaine. En 1950, lorsque les États-Unis se pointent à la Coupe du monde avec une équipe improvisée, Joe Gaetjens, Haïtien qui a promis d'obtenir la nationalité américaine à la fin du tournoi, joue en pointe et plante l'unique but du hold-up contre l'Angleterre. Gaetjens, lui, n'obtiendra jamais son passeport amerloque et filera dès 1951 vers la France où il portera les liquettes du Racing, puis de l'Olympique Alès. Un passage fantomatique (19 matchs pour 4 buts en tout) qui poussera l'attaquant à rentrer en Haïti dès 1953, où il disparaîtra comme des milliers de ses compatriotes, tué par les escadrons de la mort de Papa Doc Duvalier. Sale fin pour un homme qui portait l'élégance en bandoulière.

David Régis (Valenciennes, Lens, Metz, puis Troyes)
Mon oncle d'Amérique. David Régis n'est pas plus ricain que Thierry Henry (quoique, si). Né à La Trinité en Martinique, le défenseur qui fit le bonheur de Valenciennes, Lens et Strasbourg nineties a surtout eu l'avantage d'être marié à une Américaine. Résultat : alors que la sélection US galère pour renforcer sa défense, il obtient à 30 ans sa première cape et joue la Coupe du monde 98 à domicile. Enfin, non. Enfin, on se comprend. Quatre ans et vingt-sept sélections plus tard, David Régis – américanisé en Regis – prend sa retraite internationale et part se finir à Troyes, puis au FC Bleid. Bien loin de l'American Dream.


Hugo Perez (Red Star)
La France comme terre de transit. Alors que Parme veut signer le milieu d'origine salvadorienne à l'été 1990, les Gialloblù exigent sa sélection au Mondial italien pour obtenir un permis de travail. À cours de forme, Perez ne fera pas partie des Stars and Stripes circa 90. Perez choisit alors de traverser les Alpes et termine sa course au bord du Marché aux puces, à Saint-Ouen. Sauf que le mec se fait les croisés et le Red Star n'aura jamais l'occasion de voir ses escarmouches à Bauer. L'année suivante, il rejoint le club suédois de Örgryte IS. Puis enchaîne avec Al-Ittihad et finit par revenir à Los Angeles pour participer au Mondial américain. Car oui, Perez est avant tout un joueur de sélection : soixante-treize capes en dix ans.

Greg Vanney (Bastia)
Pour le plus grand bonheur des fanfarons et des titrailleurs de L'Équipe, le SC Bastia signe à l'hiver 2002 le défenseur Greg Vanney. De son passage en Corse, le natif ne gardera pas un souvenir sportif impérissable, ne jouant « que » soixante matchs en trois ans et demi. Une expérience que l'intéressé résume à sa façon dans une interview donnée au site Ultras Bastiacci : «  Aux USA, j'étais habitué à courir beaucoup, alors qu'ici, si je courais trop, le coach criait après moi et certains spectateurs faisaient des gestes menaçants. […] J'ai souvent essayé de frapper au but car, aux USA, j'étais considéré comme un joueur avec une belle frappe, et quand je frappais sans cadrer, les supporters sifflaient car ils pensaient que j'avais voulu centrer, alors que mes consignes étaient de tirer au but, pas de centrer. Je ne comprenais pas toujours tout.  »


Oguchi Onyewu (Metz)
Le principal fait d'arme d'Oguchi Onyewu ? Avoir répliqué face à Zlatan Ibrahimović quand ce dernier lui mit un énième coup de latte durant l'entraînement, alors que les autres s'écrasent, en général. Résultat : une côte pétée pour l'attaquant suédois. En même temps, le gaillard d'origine nigerianne avance 1m95 sous la toise et une carrure de linebacker... À Metz, Onyewu n'a jamais éclaté les flancs d'Emmanuel Adebayor ni de personne. Et pour cause, le défenseur n'a joué que trois petits matchs en Moselle durant la saison 2002-2003. Un gâchis, tant il montra un sacré potentiel au Standard de Liège. Le poids de Saint-Avold, sans doute.

Quentin Westberg (Troyes, Évian, puis Luzenac)
Quentin Westberg aka l'autre-gamin-gardien-de-but-après-Geoffrey-Jourdren dans À la Clairefontaine. Mais si, vous savez, le petit blond à la tête d'ampoule. Américain par son père, le natif de Suresnes a choisi les Stars and Stripes plutôt que l'équipe de France pour satisfaire ses ambitions internationales. Sage décision, certes, mais qui peine à porter ses fruits. Après des passages infructueux à Troyes et Évian, le portier garde désormais les buts de Luzenac... En National. Un parcours sinueux sur les routes de province que n'aurait sans doute pas renié Lance Armstrong.


Freddy Adu (Monaco)
Les fans de Football Manager le savent : Freddy Adu, c'était la pépite brute que tout le monde voulait acquérir pour donner de la vitesse à son jeu. Sauf qu'IRL, Freddy, bah, c'est une buse. Présenté très (trop ?) tôt comme le futur espoir de la sélection américaine, Adu s'est brûlé les ailes à maintes reprises dans des formations européennes pas forcément insurmontables. La première : Monaco, à 18 ans. Neuf petits matchs durant lesquels l'attaquant de poche a montré toutes ses limites. Revenu au bercail en 2011, chez les Philadelphia Union, le bougre semble s'être depuis relancé. Ah ben non, il vient d'être prêté à Bahia par le club de la ville préférée de Tom Hanks en échange de... Kléberson. Qui a 34 ans, au passage. Freddy, lui, n'en a que 24. Un coup à finir catherinette.


Carlos Bocanegra (Rennes, puis Saint-Étienne)
Lorsqu'il débarque au Stade de la route de Lorient, Bocanegra est précédé d'une sacrée réputation : cent seize matchs de Premier League en quatre ans avec Fulham, quelques capitanats et un surnom chez les Cottagers : le Chacal. Après deux ans en Bretagne, on se rappelle surtout de Bocanegra pour son coup de casque rageur en finale (perdue) de la Coupe de France 2009 face à Guingamp. En 2010, Saint-Étienne le recrute, mais, malgré les perspectives de brassard, Bocanegra préfère aller casser des genoux en Scottish Premier League avec les Rangers. Une opportunité qui ne se refuse pas quand on s'appelle le Chacal.


Alejandro Bedoya (Nantes)
Le petit dernier. Libre de tout contrat cet été, le FC Nantes a sauté sur l'occasion Bedoya : un milieu offensif élevé aux braves championnats suédois et écossais, ça ne se refuse pas. Surtout que le mec semble avoir du ballon. En tout cas, le Jersey boy a la confiance de Jürgen Klinsmann, l'entraîneur de la sélection US. Il a même été élu homme de la finale de la dernière Gold Cup, remportée par les États-Unis face au Panama le 28 juillet dernier sur le score de 1-0. To be continued.

Charlie Davies (Sochaux)
Après un début tonitruant dans le Doubs lors de son arrivée en 2009 (un doublé dès son deuxième match), Charlie Davies se fout en l'air. Littéralement. Dans la nuit du 13 octobre, Davies et trois autres personnes sont victimes d'un grave accident de la route tout près de Washington. Un mort. Charlie, lui, est bel et bien vivant, mais le diagnostic ressemble au scénario d'Hostel. Après six mois de convalescence, il retrouve ses coéquipiers, mais ne parvient pas à s'imposer. Avec deux matchs au compteur sur la saison 2011-12, Davies quitte Sochaux d'un commun accord avec les dirigeants et signe aux Randers FC au Danemark. Quand Charlie dévisse.



Par Matthieu Rostac
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