Saint-Etienne se rallume

Une belle série de victoires, puis le Paris Saint-Germain. Forts d’une belle fin d’année 2011, les joueurs de l’AS Saint-Etienne, 30 points au compteur, peuvent logiquement prétendre à une bonne phase retour. Costauds dans la tête et sur le terrain, les hommes de Christophe Galtier devront s’accrocher pour rester dans le bon wagon, qui va très vite cette année. Trop vite ?

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Le bon moment de 2011

«  Finir l’année par trois victoires » . Bluffeur conscient, Christophe Galtier sait que le succès annoncé compte double. Alors au sortir d’un match nul à Brest (2-2), après une fraiche soirée de décembre marquée du sceau des lacets de Jonathan Zébina, l’entraîneur stéphanois dégaine cette phrase pour motiver ses troupes. L’effet est immédiat, les Verts tapent Caen (2-0) à Geoffroy-Guichard, puis s’imposent à Dijon (1-2). Manque de bol, Pour que la prédiction du coach n’ait pas l’allure de celle d’un Paco Rabanne de bas-étage, il faut battre l’ogre parisien au soir de la dernière journée de la phase aller. Une tâche à la portée des Stéphanois si Salvatore Sirigu n’avait pas fait le salaud. Au final, la fin d’année a été belle dans le 42, quatre victoires, deux nuls et une défaite, avec généralement, une belle allure sur le terrain. Tant mieux, car dans moins d’un an, c’est la fin du monde.

Le pire moment de 2011

Fin octobre, une période à jouer à la Playstation. Magie du tirage au sort, pendant que Marseille s’est vu octroyer le droit d’écraser le RC Lens en huitième de finale de la Coupe de la Ligue, les Verts ramassent un derby, et pas contre Lyon la Duchère. Magie du calendrier, les joueurs du Forez se déplacent à Gerland trois jours plus tard, pour le bien de la douzième journée de Ligue 1. Ravis puis dégoûtés, les supporteurs des Verts assistent impuissants à l’élimination de leur équipe en coupe (1-2) puis à une défaite en championnat, après deux matches où le scénario aurait pu être tout autre. Devenus supporteurs de l’Ajax Amsterdam quelques semaines plus tard, les fans des Verts connaissent une nouvelle déconvenue. Salauds de Croates.

Ce qui est bon à conserver pour 2012

Le moral. Il paraît qu’en ces temps de crise, garder la banane est une bénédiction. Toujours souriants, les Verts ne manquent jamais l’occasion de d’offrir un peu de fun aux téléspectateurs endormis du Canal Football Club. Cette joie de vivre qu’il fait bon voir est évidemment indissociable de la belle force mentale dont font preuve les joueurs de l’AS Saint-Etienne. Loin d’être des esthètes, les coéquipiers de l’éternel Laurent Batlles surfent sur leur réussite pour enquiller les victoires et, surtout, les prestations convaincantes, ce qui n’a pas toujours été le cas, du propre aveu de Christophe Galtier. Nicolita enfin à son niveau, Sinama-Pongolle mieux physiquement, des jeunes tous aussi surprenant les uns que les autres, soit autant de voyants au vert pour l’année à venir.

Ce qu’il faut mieux oublier pour 2012

Saint-Etienne n’aime pas les gros. Non, les joueurs de Christophe Galtier n’ont nullement besoin de prendre comme résolution de redoubler d’indulgence envers les personnes atteintes de surcharge pondérale, après Noël de surcroit. Par contre, les Verts auraient tout intérêt à se démener les soirs de matches importants, sous peine de terminer la saison 2011-2012 comme la précédente, c’est à dire de manière quelconque, au milieu du tableau. La statistique est limpide, l’ASSE ne s’est jamais imposée face à une équipe qui est devant elle au classement. Des matches nuls face à Toulouse, Rennes, Marseille et Montpellier, et des défaites face à Lille, Lyon et Paris. Soit quatre points pris sur vingt-et-un possibles face à des « concurrents directs » pour l’Europe. Insuffisant.

Il doit continuer comme ça

Fini le vagabondage. Pierre-Emerick Aubameyang a décidé d’extérioriser ses pulsions puériles via sa coupe de cheveux. Et ça fonctionne. Contesté l’année passée suite à son premier prêt, l’ancien joueur du Milan A.C (si, si, c’est vrai) est devenu l’un des piliers de l’effectif stéphanois. Auteur de six buts depuis le début de la saison, le Gabonais, en confiance, allie enfin l’efficacité à sa légendaire vitesse. L’homme à l’étoile dans les cheveux a tellement convaincu ses dirigeants que les hommes forts de la maison verte se le sont offert pour Noël et pour quatre ans. Pour le plus grand bonheur des coiffeurs stéphanois.

Il est l’homme de 2012

On peut être deuxième gardien, chauve, drôle et avoir un peu plus d’ambition que Rémi Vercoutre. Relégué sur le banc de touche depuis l’arrivée au club de Stéphane Ruffier, Jérémie Janot n’en fini plus d’épater son monde. Un temps aux côtés de François Bayrou, un temps sur Twitter, le mythique portier de l’ASSE digère tranquillement sa déception. Jamais le dernier à papoter en zone mixte avec ses collègues de l’Hexagone, le Stéphanois mérite vraiment d’être titulaire d’une circonscription cette année. Et à priori, ce n’est pas le MODEM qui va le dépanner.

L’objectif de fin de saison

Le maintien ? Ok. Et après ? Huitièmes de Ligue 1, à six points de la Ligue des Champions et deux de l’Europa League, les Stephanois, qui comptent déjà six points d’avance sur leur premier poursuivant, Lorient, peuvent légitimement espérer l’Europe à mi-parcours. Seul bémol, des huit équipes de têtes, les hommes de Christophe Galtier semblent, avec les Rennais et, dans une moindre mesure, les Toulousains, être les seuls à être potentiellement un cran en-dessous lors de l’exigeante deuxième partie de saison, notamment en ce qui concerne la régularité. Sur une bonne lancée, les joueurs de l’ASSE peuvent cependant espérer.

Le pronostic

Celle qu’on appelle universellement la place du con. Quelque part entre la sixième et la septième place. Mais bon, les droits télé, c’est bien, aussi.

Par Swann Borsellino
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