1. //
  2. //
  3. // Gr. A
  4. // PSG/Real Madrid

Quand Thiago Motta ne suffit plus

Depuis son arrivée au PSG, Laurent Blanc a imposé un style de management distant, autoritaire et déroutant. D'un côté, l'entraîneur paraît très sûr de lui et suit des certitudes rapidement établies chaque saison. D'un autre côté, cette hâte apparente semble souvent nourrie par une envie de chasser les doutes plutôt que de récolter la solution. Si la méthode a indéniablement porté ses fruits lors de la première partie de la première saison, le PSG n'a jamais montré de signe de croissance tactique face aux grandes équipes depuis. Et si le jeu du PSG n'évoluait plus ?

Modififié
1k 43
Lancé au Barça par une coupe de cheveux équestre, des crampons attirés par les cartons et des muscles de fêtard, Thiago Motta a commencé sa carrière tel un curieux phénomène. La taille et le pied gauche de Cocu, un toucher brésilien, mais aussi les cartons rouges et l'inconstance de celui qui n'est pas à sa place à Barcelone. Mais à 26 ans, Motta débarque discrètement au port de Gênes et une seule saison lui suffit pour donner une claque au football italien. En 2009, il se trouve que Mourinho veut donner plus de réflexion au jeu de son Inter limitée par l'âge de Vieira et la verticalité de Stanković. Motta est enfin chez lui : titulaire chez un grand d'Europe dans un football qui apprécie ses fautes tactiques et son « expérience » . Discrètement, il dessine aux côtés de Cambiasso les traits de l'une des équipes les plus intelligentes de tous les temps. Un an et demi plus tard, alors qu'il est devenu le talisman de l'équipe milanaise, Leonardo le fait habilement venir à Paris : pour moins de dix millions d'euros, Motta devient officieusement le joueur le plus important du jeu du PSG.

Le 4-3-3 et les perspectives de progression


Alors que le projet parisien est encore en train de traverser une phase bancale à son arrivée en janvier 2012, l'Italo-Brésilien met de l'ordre dans l'utilisation du ballon, la gestion de la phase défensive et la couverture des espaces. Quand Motta joue, Paris ne déjoue plus. Pour ses adversaires, sa gestion du rythme est une torture silencieuse. Celle dont on parle peu, mais qu'on ressent plus : une torture physique aux séquelles psychologiques. Motta fait peu de bruit. Mais lorsqu'il est demandé à Thiago Silva d'expliquer les différences entre la philosophie d'Ancelotti et celle de Blanc, le Brésilien répond sans hésiter, comme si la réponse était connue de tout le vestiaire parisien : « Si vous regardez bien le calendrier et les matchs, il n'y avait pas Thiago Motta (avec Ancelotti, ndlr). C'est ça, la grande différence avec la saison dernière. » En 2012-13 sous Ancelotti, les blessures empêchent Motta de jouer plus de 12 matchs de Ligue 1. La saison suivante, sous Blanc, il en joue 32. Une philosophie faite de 4-3-3 et de possession résumée par la présence d'un seul joueur ? En tout cas, Blanc a l'intelligence d'en profiter au maximum : son PSG se base sur le trio Motta-Verratti-Matuidi, la création de Zlatan, deux ailiers capables de prendre la profondeur et une grande efficacité sur coups de pied arrêtés.

Lors de cette première saison, les conditions du développement tactique du PSG semblent clairement posées : Paris veut devenir une équipe de ballon et compte sur la paire Motta-Verratti pour la porter vers les sommets du toque. Autour de ce milieu bien réfléchi, les perspectives de progression sont alors nombreuses : il y a la progression de Lucas dans sa compréhension du jeu européen, il y a la progression de Cavani dans ses mouvements en fonction d'Ibra, il y a l'intégration des beaux pieds de Pastore à ce jeu de possession, la possible progression de Matuidi dans le jeu court et enfin l'arrivée attendue d'un latéral droit capable d'offrir une menace supplémentaire à cette animation offensive bien équilibrée. Mais face à Chelsea en 2014, la capitale s'aperçoit des limites de cette progression : Cavani se montre inefficace, Lucas perd le ballon, Pastore reste sur le banc, et le milieu recule sans certitude. Face au Barça en 2015, le PSG croule sous les blessures. Finalement, en Europe, le PSG semble toujours plus attentiste, prudent, dépendant du moment, de l'adversaire, de la forme de Suárez, des changements de Mourinho, de la blessure de Messi, de ses propres blessures. Et aujourd'hui ?

Du besoin de Pastore et de la dépendance de Motta


Aujourd'hui, un an et demi après l'épisode de Stamford Bridge, le PSG semble avoir évolué à coups de compromis. La progression de Lucas stagne ? Matuidi se mute en héros de la profondeur. Cavani n'arrive pas à dialoguer avec ses milieux ? Pastore devient le lien entre possession et création. Matuidi participe moins à la construction ? Verratti prend une nouvelle dimension et fait le boulot de deux milieux, tout seul. Ainsi, au vu de l'évolution positive de l'influence de Pastore au cœur du jeu et de la dimension prise par Verratti l'an dernier, on aurait pu imaginer un changement de cap de Laurent Blanc. Un changement progressif, mais un changement quand même. On aurait pu imaginer une variation dans le système de jeu, un Motta et un Ibrahimović reposés par la verticalité de Pastore et la possession de Verratti, un pressing plus intense, une alternative à l'animation du Suédois au cœur du jeu, un nouveau rôle pour Lucas. L'arrivée de Di María ouvrait même de nouvelles perspectives : un schéma plus élastique et agressif. Plus joueur, aussi.

Mais l'arrivée de l'ailier polyvalent a carrément poussé le meilleur Parisien du dernier exercice – Javier Pastore – sur le banc. Et les matchs importants ont montré que le onze n'allait pas être remis en question pour le moment : le trio du milieu joue parce qu'on ne change pas une équipe qui gagne (même lorsqu'elle perd), et le trident offensif joue parce que c'est le plus évident. Or, cette nouvelle configuration efface la maturité engrangée la saison dernière, et l'absence de Pastore fait mal : alors que l'Argentin soulageait grandement la dépendance d'Ibra et Motta, le jeu parisien dépend à nouveau de deux joueurs de 34 et 33 ans. Et près de quatre ans après son arrivée, Thiago Motta redevient l'élément le plus important du jeu parisien. Lorsque le talisman est dans un bon jour, le PSG se trouve toujours plus vertical, rapide, dangereux et serein défensivement. Mais lorsqu'il lui arrive de jouer avec le frein à main, le PSG ralentit, doute, se précipite, bégaye. En quelques semaines, Motta a aisément démontré qu'il allait répondre présent quand le PSG allait avoir besoin de lui cette saison, comme il l'a toujours fait. Mais le PSG a besoin de plus de variations pour triompher en Europe. Celles des mouvements de Pastore, notamment. Mais aussi celles d'un schéma qui n'évolue plus, alors qu'il semble avoir les armes pour continuer à grandir.

Par Markus Kaufmann À visiter :
Le site Faute Tactique
Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Excellent article... Comme toujours
Rien à ajouter
Poney_nain Niveau : DHR
rien sur ses mizuno Sofoot ?? serieux ?? Un article sur thiago motta sans ses mizuno, c'est un peu comme un article sur abou diaby sans vannes du genre "il est à bout diaby", ou un coca sans bulles, une pizza sans fromage, une femme sans seins
mackallaway Niveau : CFA2
Avec l'arrivée de Di Maria, y'a des possibilités de rester en 4-3-3 et de sortir Motta en cours de match pour apporter plus offensivement. Verrati prend sa place et Pastore ou Di Maria prenne la place de Verrati. On se retrouve avec un créateur au milieu et un mec capable d'envoyer des passes de 30 ou 40m. Et ça permet de faire rentrer une flèche type Lucas pour terminer les défenseurs. Enfin entre Football Manager et la vie réelle, y'a quand même des différences.
Plutôt d'accord avec cette analyse.
D'ailleurs, ce que je trouve dommage, c'est que malgré la marge énorme que le PSG a en Ligue 1, Blanc n'essaye jamais de nouveaux schémas
Merci pour cet article Markus.

Je pense qu'il faut le dire clairement : Laurent Blanc n'entraîne qu'en fonction des statuts. C'est à la fois ce qui lui permet de durer dans des grandes équipes, mais ce qui précipite sa chute dès que les choses se compliquent.
Performances sur le terrain, apport au jeu, mentalité ? Blanc s'en fout, il fait ses choix selon les statuts. On l'a vu quand Thiago Silva, Motta, Cavani et consorts étaient à la ramasse totale l'an dernier : il les met coûte que coûte.
Voilà pourquoi Pastore, meilleur joueur du PSG l'an dernier, ne joue pas. Il n'a pas un statut suffisant. Zlatan a beau être cataclysmique et ne marquer que sur pénos ou à 2M des cages, son aura et son ego le sauvent. Cavani a beau être honteusement faible techniquement et inexistant dans les gros matchs, il a coûté 62 millions. Di Maria a beau être un poulet sans tête amélioré qui ne prend jamais la bonne décision sur le terrain, il a coûté 65 millions. Matuidi est le porte-drapeau français du vestiaire, et l'un des cadres, même si ses limites techniques pèsent lourd quand Paris à la possession. Verratti est Verratti, et Motta est l'un des cadres du vestiaire.

Paris n'évolue plus parce que Paris est une équipe figée dans sa hiérarchie, sans dynamique. Là où Guardiola, Benitez, Mourinho travaillent le moindre détail tactique, Blanc leur fait faire des Toros et leur demande de "garder la possession " sans aller beaucoup plus loin. Les titulaires n'ont pas à s'inquiéter : leur statut les protège.
Orso94210 Niveau : CFA
Message posté par mackallaway
Avec l'arrivée de Di Maria, y'a des possibilités de rester en 4-3-3 et de sortir Motta en cours de match pour apporter plus offensivement. Verrati prend sa place et Pastore ou Di Maria prenne la place de Verrati. On se retrouve avec un créateur au milieu et un mec capable d'envoyer des passes de 30 ou 40m. Et ça permet de faire rentrer une flèche type Lucas pour terminer les défenseurs. Enfin entre Football Manager et la vie réelle, y'a quand même des différences.


Non, je trouve pas ça déconnant du tout, voire plutôt bandant. Même si vu ses facultés à éliminer, j'aime voir Marco plus haut sur le terrain.

Tiens, parlant de Marco... Je me rends compte qu'on a toujours pas revu le Marco de la saison dernière. Ca tombe bien, c'est le bon jour pour.

Gufetto, tonight is your night !!!!
Orso94210 Niveau : CFA
Message posté par Playmaker
Merci pour cet article Markus.

Je pense qu'il faut le dire clairement : Laurent Blanc n'entraîne qu'en fonction des statuts. C'est à la fois ce qui lui permet de durer dans des grandes équipes, mais ce qui précipite sa chute dès que les choses se compliquent.
Performances sur le terrain, apport au jeu, mentalité ? Blanc s'en fout, il fait ses choix selon les statuts. On l'a vu quand Thiago Silva, Motta, Cavani et consorts étaient à la ramasse totale l'an dernier : il les met coûte que coûte.
Voilà pourquoi Pastore, meilleur joueur du PSG l'an dernier, ne joue pas. Il n'a pas un statut suffisant. Zlatan a beau être cataclysmique et ne marquer que sur pénos ou à 2M des cages, son aura et son ego le sauvent. Cavani a beau être honteusement faible techniquement et inexistant dans les gros matchs, il a coûté 62 millions. Di Maria a beau être un poulet sans tête amélioré qui ne prend jamais la bonne décision sur le terrain, il a coûté 65 millions. Matuidi est le porte-drapeau français du vestiaire, et l'un des cadres, même si ses limites techniques pèsent lourd quand Paris à la possession. Verratti est Verratti, et Motta est l'un des cadres du vestiaire.

Paris n'évolue plus parce que Paris est une équipe figée dans sa hiérarchie, sans dynamique. Là où Guardiola, Benitez, Mourinho travaillent le moindre détail tactique, Blanc leur fait faire des Toros et leur demande de "garder la possession " sans aller beaucoup plus loin. Les titulaires n'ont pas à s'inquiéter : leur statut les protège.


C'est aussi en continuant à accorder sa confiance qu'il est parvenu à en relancer certains qui étaient en perte de vitesse.

A t'écouter on devrait aligner Lucas, Pastore, VDW, Stambouli et Jean-Kevin Augustin ce soir...
Pastore meilleur joueur de l'année dernière au psg ? Je suis le seul choqué ? Quelqu'un a vraiment regardé les matchs du PSG ? Non mais sérieusement quelqu'un a vu jouer Verrati ou je suis le seul ?

Non mais que je sache si on parle sérieusement ou si on se fait des petites blagues ?
denis brognard Niveau : Loisir
Pastore est certainement le joueur le plus élégant du psg avec un ballon mais certainement pas le meilleur. Beaucoup trop inconsistant sur une saison.
Et verrati devant la défense a tendance à trop garder le ballon.

Voila pourquoi motta est encore indispensable à mon avis.
Si on prend de la hauteur, on peut d'ores et déjà se poser des questions sur l'avenir du PSG.

Une page va se tourner l'été prochain.

Je suis convaincu que le maintient de Blanc à son poste est plutôt un message envoyé au milieu plutôt qu'une réelle volonté de miser sur lui à long terme.
Lorsque les Qatari sont arrivé en 2011, il y a quand même eu 3 entraineurs en 2 ans (Kombouaré, Ancelotti puis Blanc ).
Ce n'était pas un signe de stabilité.
Je ne pense pas que les Qatari pensent Blanc capable d'emmener un effectif plus haut. Mais en le gardant 3 ans, ils montrent qu'ils peuvent travailler sur du moyen/long terme, ce que le départ d'Ancelotti au bout d'1,5 an avait fragilisé.

La trajectoire que prend le club est clairement défini sur une politique de possession de balle.
LE fait d'avoir inclus des formateurs issus du Barça est un élément fondamental selon moi.

A la fin de la saison, il va y avoir plusieurs entraineurs disponibles officiellement et officieusement.
Et il n'y en a pas 40 pour emmener un club au bout de la LDC : Ancelotti, Mourinho, Guardiola.

Ancelotti, je ne crois pas à un retour. Lui même veut revenir en PL, et quitte à effectuer un retour, ce serait plutôt au Milan AC si tant est que le projet soit clair.

Mourinho, j'y ai cru à un moment, d'autant que la rumeur C.Ronaldo est persistante et que J. Mendes a mis un pied au PSG avec Di Maria.

Mais finalement, si on suit la stratégie mise en place par le PSG, la surprise ( qui au fond n'en serait pas une sur le plan sportif ) serait Guardiola.

Des joueurs incompatibles comme Zlatan vont partir, certains compatibles vont rester ( Verratti, T. Motta ), d'autres seront tentés de rester ( Pastore ).
On ajoute à cela un accent mis sur la formation du club ( les formateurs issus du Barça ) basée sur la technique, et une image qui se veut de plus en plus lisse niveau marketing avec une ville à forte identité et au final, ce choix serait tout à fait normal.
Je trouve quand même qu'il y a une maîtrise, une sérénité que le psg n'avait pas forcément au début de l'ère Blanc.

Et c'est un peu de la mauvaise foi certaines critiques : contre Chelsea, tactiquement Blanc a gagné et les joueurs lui ont tous rendu hommage. Contre Barcelone en poule, il a su s'adapter aussi à la possession barcelonaise. C'est pas parce que il n'aligne pas mawxell en milieu def ou aurier en arrière gauche (coucou pep et Mourinho) que ça en fait un mauvais tacticien.
Pour moi, Blanc n'est qu'un épouvantail, un type nommé par dépit parce qu'il n'y avait pas un des coachs internationaux révés par la direction du PSG de disponible. Je me lance quand même dans le paris (hihihi) que mourinho ne survivra pas à cette saison et qu'il finira par dégager blanc et prendre sa place au PSG.
Note : 3
"On l'a vu quand Thiago Silva, Motta, Cavani et consorts étaient à la ramasse totale l'an dernier : il les met coûte que coûte. "

C'est plutôt une stratégie qui réussit pour le moment.De plus le PSG qui à une chance de gagner la LDC c'est bien celui de Cavani,Motta,Silva. Il n'à pas le choix si il veut atteindre ces objectifs.

"Pastore, meilleur joueur du PSG l'an dernier"

Pastore sera le meilleur joueur du PSG le jour ou il sera décisif à chaque match.C'est un joueur magnifique qui réussit parfois des trucs exceptionnels. Mais il doit aussi apprendre à utiliser la solution simple. Le roi du game c'était Verratti la saison dernière. (Pastore inexistant en quart de final face au Barca , pas grand monde n'en parle)

"Zlatan a beau être cataclysmique et ne marquer que sur pénos ou à 2M des cages, son aura et son ego le sauvent"

Il marque sur deux peno qu'il a provoqué.Il reste un joueur ultra décisif même quand son apport au jeux est moins bon. On peut sortir Di Maria ou Cavani du 11 type mais pas Zlatan.

"Paris n'évolue plus parce que Paris est une équipe figée dans sa hiérarchie, sans dynamique. Là où Guardiola, Benitez, Mourinho travaillent le moindre détail tactique, Blanc leur fait faire des Toros et leur demande de "garder la possession " sans aller beaucoup plus loin. Les titulaires n'ont pas à s'inquiéter : leur statut les protège."

Et toi peut être tu n'est pas figer dans son analyse sur Blanc ? Non parce que son équipe qui ne fait que des toros , à tenu tête au Chelsea de Mourinho d'une belle manière.
Et ce n'est pas la seule fois que le PSG a su maintenir son jeu à 10 contre 11.
mackallaway Niveau : CFA2
Honnetement, Blanc a su trouver la confiance du vestiaire, il est respecté par Zlatan et a redonné confiance à Silva l'année dernière alors qu'il était au fond du trou. S'il est capable de ramener le championnat, une coupe et minimum une demie, il restera car on verra une évolution dans son parcours. Si c'est pas le cas, il partira. Après, va falloir gérer l'après Zlatan, donc mettre Cavani en 9 et acheter un gros milieu offensif ou alors acheter un numéro 9 et pour le coup, c'est Cavani qui va vouloir se barrer.

Enfin vu que c'est Noel bientôt, je vote pour lacher de Lewandowski devant qui mettrait surement 50 buts par saison et des quintuplés en 5 minutes contre Troyes et le retour de sourcil élevé sur le banc.
Message posté par Poney_nain
rien sur ses mizuno Sofoot ?? serieux ?? Un article sur thiago motta sans ses mizuno, c'est un peu comme un article sur abou diaby sans vannes du genre "il est à bout diaby", ou un coca sans bulles, une pizza sans fromage, une femme sans seins


des crampons attirés par les cartons
C'est trop subtil pour toi? L'auteur cite les Mizuno sans les citer parce qu'après la moitié des com seront de l'ordre du Putain so foot z'êtes lourds avec Motta et ses Mizuno...
dizzymusictv Niveau : CFA
Message posté par Orso94210


C'est aussi en continuant à accorder sa confiance qu'il est parvenu à en relancer certains qui étaient en perte de vitesse.

A t'écouter on devrait aligner Lucas, Pastore, VDW, Stambouli et Jean-Kevin Augustin ce soir...



Primo, un des articles que j'ai lus, tous sites/magazines confondus.

Deuxio, je pense vraiment qu'il y a deux écoles concernant cette question. Celle qui pense que c'est une bonne stratégie de conserver indéfiniment sa confiance à des joueurs qu'ils soient bons ou mauvais, d'autres qui pensent l'inverse.

Moi perso, je suis de la deuxième catégorie, les grandes équipes ce sont les équipes les plus compétitives. Quand tu sais que quoi tu fasses, tu resteras titulaire le match d'après, et surtout, quand tu es remplaçant et que tu te dis que quoique tu fasses tu retourneras sur le banc, même si tu marques 3 buts pendant les 15 minutes qu'on a bien voulu t'accorder dans un match pourri contre Troyes,

ça n'encourage pas, ça ne permet clairement pas à l'équipe de se dépasser. Ok, tu as 500 millions de budget, tes joueurs, même mauvais vont toujours gagner la L1 avec une marge plus ou moins considérable,

mais on a eu ce débat il y a quelques jours, le jour des grands rendez vous, quand il faut se dépasser, bah comme a dit l'autre, ça ne se fait pas en appuyant sur un bouton, l'équipe n'est pas prête.

Si tu as du bol d'avoir ton 11 type qui est dans un bon jour, tu as tes chances, mais quand tu as Cabaye, Rabiot, qui ne sont pourtant pas les pires joueurs au monde, mais bousillés psychologiquement, bah ça donne 100% de chance de défaite.

Un an avant, même rengaine, retour contre Chelsea, Pastore a fait une entrée excellente à l'aller, retour il est sur le banc. Verratti, meilleur joueur parisien, tu le sors avant l'heure de jeu parce, et là je rejoins ce cher Radamel, tu l'as toujours fait, c'est devenu une habitude.

Bah, même cause, mêmes effets, tu butes encore une fois en 1/4.

Pourtant, remontons un an avant, certes il y a une élimination au bout, mais de quelle manière ? La philosophie est différente, la mentalité est différente, la relation du coach avec les joueurs est différentes. Un 11 presque inédit pour ce match, avec Beckham comme surprise du chef. On tombe oui, mais on tombe les armes à la main. Le PSG est redevenu un grand d'Europe.

Etant donné qu'on aura jamais Messi, CR7, Aguero ou Lewa, faut bien qu'on comprenne qu'on ne pourra pas avoir un effectif bien meilleur que celui qu'on a, et qui pour moi, en matière de potentiel, n'a rien à envier au Bayern, Real ou même au Barca.

Blanc a fait du bon boulot, il a tenu la maison, permis au club d'être aimé niveau national, mais, l'équipe a désormais besoin d'un grand coach pour l'amener dans la dimension la plus haute, celle qui est sa place. Un Klopp, un Guadiola, un Mourinho, un Cholo, et vous allez rire, mais un Gasset !

Un mec à la fois bon tactiquement, mais qui en a dans le pantalon.

Voilà,

Allez Paris !
dizzymusictv Niveau : CFA
Message posté par GhostPsg


"Pastore, meilleur joueur du PSG l'an dernier"

Pastore sera le meilleur joueur du PSG le jour ou il sera décisif à chaque match.C'est un joueur magnifique qui réussit parfois des trucs exceptionnels. Mais il doit aussi apprendre à utiliser la solution simple. Le roi du game c'était Verratti la saison dernière. (Pastore inexistant en quart de final face au Barca , pas grand monde n'en parle)




Pour être décisif à chaque match, faudrait déjà qu'il commence par les jouer les matchs.

Tu dis qu'il n'est pas le meilleur joueur du PSG parce qu'il n'est pas décisif à chaque match et la phrase d'après, tu dis que c'est Verratti qui était meilleur joueur du PSG.
Il était décisif à chaque match Verratti ? Non juste il nous éclaboussait de sa classe.

Et Pastore c'est pareil. Et ça l'est encore cette année, Nantes, Bastia, c'est de lui que vient la revolte à chaque fois.

Après, le débat sur sa titularisation bon, on va pas le reprendre ici.
Au-delà des débats sur une individualité, pour moi la grosse limite actuelle du psg c'est la construction du secteur offensif. Contrairement au barça où les profils sont parfaitement complémentaires, les attaquants du psg donnent plutôt l'impression d'avoir été pris parce que c'est ceux qu'on pouvait prendre à ce moment. En gros:
-Ibra au début pour faire une figure de proue
-Cavani après parce que c'est un grand neuf annoncé et que le psg peut le faire (pognon illimité et concurrence limitée)
-Di Maria qui arrive parce qu'il a fait une grosse année au Real. Sauf qu'il vient pour jouer au poste où il veut, pas là où il a brillé, tout en nous privant de Pastore.

Bref, on recrute en fonction des opportunités alors que les monstres genre Barca-Real prennent les joueurs qu'ils ont envie de prendre. Les bonnes idées de Leo font qu'actuellement niveau défense et milieu on est dans le très haut du panier, mais on n'a pas vraiment une attaque qui fait peur en Europe. Sur tous les gros matchs qu'on a joué dépuis 2012, on n'a mis les adversaires (Chelsea et barça donc) réulièrement en difficulté dans le jeu sans vraiment arriver à leur faire mal au niveau des buts. Et notre meilleure perf, contre Chelsea, on la doit à notre capacité à avoir tenu à 10 contre 11, puis à des buts sur corner.
Note : 1
Vous surestimez trop l'impact de l'entraîneur je trouve.

A un moment donner quand tu te retrouve face à la meilleure équipe du monde avec Cabaye et Rabiot , bah tu peux mettre qui tu veux sur le banc mais tu perds le match à 90%.

Pourtant Bielsa a parfaitement montrer que même un entraîneur génial avec un super plan de jeu , on finit par se retrouver en difficulté si ces joueurs ne sont pas en rendez vous.

Le seul match pour le moment ou on peut vraiment lui reprocher quelque chose ,c'est le quart retour face à Chelsea.

Sinon le reste c'est que des défaites logiques ou pas importante (face à Benfica on avait jouer les jeunes)
Dickie_Moses Niveau : District
Blanc a clairement les moyens de proposer mieux avec cet effectif. Et comme dit plus haut, il devrait profiter de la L1 pour changer de schéma, varier et non simplement faire tourner. Finalement, Di Maria s'apparente presque à un cadeau empoisonné. J'ai mal à mon Pastore !
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
1k 43