1. //
  2. // 32e journée
  3. // Sunderland/West Ham

Poyet, des sifflets de Grenoble aux lumières de Premier League

Recalé à Nice, hué à Grenoble, puis vainqueur de la Coupe des coupes avec Saragosse et Chelsea, Gustavo Poyet n'a pas vraiment marqué le paysage du football français, mais a explosé outre-Manche. Aujourd'hui, il gigote dans son costume trois-pièces comme coach de Sunderland. Retour sur la carrière de joueur de l'Uruguayen.

Modififié
18 18
1988. Dix ans après l'arrivée de Rubén Umpiérrez, surnommé le « Platoche uruguayen » , à Nancy, Gustavo Poyet imite son compatriote. Le voilà à Grenoble, à 10 865 km de Montevideo, où il évoluait à River Plate - à ne pas confondre avec le club argentin, hein. Dépaysé, certes, le joueur rejoint la pelotée de Sud-Américains qui ont fait les belles heures du championnat de France dans les années 80 : l'Argentin Delio Onnis à Moncao, Omar da Fonseca à Tours, Carlos Bianchi à Reims et au PSG. Et même Valderrama, qui s'apprête alors à débouler à Montpellier. Carlos Curbelo, défenseur central franco-uruguayen de Nice à l'époque, propose à sa direction de faire signer un jeune talent du pays : « En Uruguay, t’as deux types de joueurs : ceux qui attendent la balle et font lever les foules comme Recoba, et ceux qui se déchirent, courent et récupèrent comme Diego Pérez. Gustavo n’appartenait à aucune des deux catégories. D’ailleurs, on ne savait pas grand-chose de lui au pays avant son arrivée en France. »

L’enfer Grenoble

À 20 ans, le petit Poyet n'a pas une dizaine de matchs pro dans les jambes qu'il fait son baluchon avec sa petite amie, direction le Sud de la France. À lui la belle vie, la Côte d'Azur, les plages, la promenade des Anglais. Et puis, le premier couac : à Nice, l'effectif est déjà complet. Sur les conseils de Curbelo, toujours, le jeune Poyet file... en deuxième division, à Grenoble. Tout de suite, c'est moins sexy, c'est sûr. Christian d'Alger, son entraîneur et voisin, se souvient d'un « jeune garçon un peu paumé qui ne parlait pas un mot de français. Lui et sa petite amie venaient à la maison. Ma femme leur préparait des petits plats et on discutait comme on pouvait. C'était un jeune homme très calme, réservé, poli, mais on sentait déjà chez lui un caractère bien trempé. » Malheureusement pour Grenoble, malgré un potentiel évident, le garçon ne se sent pas au mieux. La Ligue 2 est physique, et le jeu fermé alors que Gustavo est taillé comme un casse-dalle SNCF. La première saison est moyenne, la seconde catastrophique. Bilan : huit buts en deux ans. «  J'ai joué comme un pied en France. Je n'ai pas de prétexte pour ça, j'étais tout simplement mauvais. Les huit premiers mois ont été les plus durs de ma vie. J'avais l'habitude de me dire que si l'aéroport avait été près de chez moi, j'aurais alors pris le premier avion pour me tirer  » , avoue-t-il plus tard à The Independent.

La renaissance : Saragosse puis Chelsea

Émoustillée par la réussite des autres Sud-Américains du championnat, la direction grenobloise attend plus de son poulain. Le stade Charles-Berty le prend en grippe et le siffle à chacune de ses rares apparitions. Un petit retour au pays s'impose. Le temps de se ressourcer, le Gus est prêt pour tout casser dès son retour. Et c'est en Liga que s'opère la renaissance. À l'époque, le Real Saragosse repart de zéro avec un jeune coach, Víctor Fernández. Les Blanquillos deviennent l'équipe à battre. Poyet, redéfini numéro 8, se fait très rapidement un petit nid dans le schéma de jeu mis en place par Fernández. En 1993, l'armada des Maños perd contre le Real Madrid en finale de Coupe du Roi, avant de remporter le trophée l'année suivante face au Celta Vigo, puis de ramasser une Coupe des coupes en 1995 en terrassant Arsenal sur le fil. Poyet se sent enfin à l'aise dans son football, loin des montagnes enneigées et des pelouses pourries de D2 française. Sa carrière peut enfin ressembler à quelque chose.

« C'était un jeune homme très calme, mais on sentait déjà chez lui un caractère bien trempé. » C. d'Alger, son coach à Grenoble
En 1997, Chelsea lance une vaste campagne de recrutement sous les ordres de Gullit, alors entraîneur-joueur. Encouragé par Nayim, son coéquipier passé par Tottenham quelques années plutôt, le milieu uruguayen file découvrir les joutes anglaises : « Il m'a mis en garde sur l'Angleterre et ce qu'il fallait faire et pas faire. Par exemple, ne pas prendre le volant le jour de Noël. Dans d'autres pays, ce n'est qu'un simple dîner. Mais la fête de Noël en Angleterre n'est pas juste un repas, c'est de la folie. » Ça rentre par une oreille, ça sort par l'autre, et il se rend en caisse à son premier réveillon avec les Blues : « Je pensais que deux bières et hop, ça irait, mais les gars m'ont dit : "Non Gus, tu vas en boire vingt." Du coup, j'ai laissé ma voiture et j'y suis allé à pied » , se remémore-t-il. Aux côtés de Gianfranco Zola, Roberto Di Matteo et Frank Lebœuf, l'ancien Grenoblois découvre le kick and rush, les stades venteux, les grosses ambiances et le style box-to-box. Avec Zola, Poyet forme un duo ravageur. Dans les travées de Stamford Bridge, on se souvient toujours de ce fameux 7 août 1999, contre Sunderland, et ce but sorti tout droit d'un manga.

Youtube
Sa période londonienne débouche sur une seconde Coupe des coupes en 1998, puis sur une Supercoupe d'Europe remportée au Stade Louis-II contre le Real, sur un but... de Gustavo Poyet. Avec le pion de Zola contre Stuttgart en finale de Coupe des coupes, celui de l'Uruguayen reste pendant longtemps le plus important de l'histoire des Blues. Seul le but égalisateur de Drogba en finale de Ligue des champions, en 2012, efface des tablettes l'incroyable performance de celui qui restera toujours le plus grand flop de Grenoble. Qui, 25 ans plus tard, croupit en CFA.

Par Quentin Müller
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

LibidoPostToxico Niveau : National
Note : 3
Etant grenoblois, je tiens a dire que le public du GF38 est un joli public de merde !
jean-registre Niveau : CFA2
Public de merde, management de merde. Pas étonnant que Grenoble soit en CFA
LibidoPostToxico Niveau : National
Note : 1
Mais exactement !
Meme si la c'est bosse bien pour remonter.
Coté, public, t'as soit des footix soit du voyou qui veut tout casser ( incidents a marseille, contre sainté, lyon,....)
Coté management, la japonnais qui ont annoncé : objectif LDC 2014 (de mémoire c'etait juste apres le rachat) et qui du coup on construit un stade qui ne sert a rien ( apart pour 5 match de rugby par an) !!!
Message posté par LibidoPostToxico
Mais exactement !
Meme si la c'est bosse bien pour remonter.
Coté, public, t'as soit des footix soit du voyou qui veut tout casser ( incidents a marseille, contre sainté, lyon,....)
Coté management, la japonnais qui ont annoncé : objectif LDC 2014 (de mémoire c'etait juste apres le rachat) et qui du coup on construit un stade qui ne sert a rien ( apart pour 5 match de rugby par an) !!!


Au passage, j'ai souvenir d'un article qui annonçait que le stade était en train de tomber en ruines. C'est vrai?
Mouais. De memoire Poyet c'etait pas folichon hein. C'est pas comme Si c'etait Ronaldinho qui etait passe a Grenoble non plus.
Guy Formici Niveau : Loisir
Message posté par juda
Mouais. De memoire Poyet c'etait pas folichon hein. C'est pas comme Si c'etait Ronaldinho qui etait passe a Grenoble non plus.


Arréte donc, même Poyet à Grenoble, c'est comme donner de la confiture aux cochons ! Alors Ronaldhinho !
En effet j'ai plus le souvenir d'un intermittent que d'un Best player...et c'est Christian Dalger !
Ha, le Chelsea avant Abramovitch... il avait une certaine gueule. Le duo Zola-Poyet, avec Tore André Flo... Nostalgie !!!
Note : 1
Dan Petrescu et Babayaro aussi. Des noms qui envoient de la nostalgie, les joueurs de notre jeunesse.
vecchiocalcio Niveau : District
Notre stade va très bien, merci.
Et pour ceux qui disent que le public est composé de voyou, vous ne devez pas venir souvent au stade...
Vous oubliez ce Bon vieux Dennis wise.
LibidoPostToxico Niveau : National
@AlexMinot : non pas du tout le stade est intacte, il coute du ble a la ville mais il est en bonne etat, le rugby y joue les gros match de top 14 et le gf38 y joue les matchs de cfa
Syr_Odanus Niveau : CFA
Message posté par vecchiocalcio
Notre stade va très bien, merci.
Et pour ceux qui disent que le public est composé de voyou, vous ne devez pas venir souvent au stade...

Pourquoi "Voyou" au singulier? Il n'y a plus qu'un seul supporter (toi) ?
vecchiocalcio Niveau : District
Message posté par Syr_Odanus

Pourquoi "Voyou" au singulier? Il n'y a plus qu'un seul supporter (toi) ?

Hélas pour toi, mais non je ne suis pas seul. Plus de 2000 personnes en moyenne, pas mal pour une CFA, non ?
Sinon, tu traites souvent les gens de "voyous" sans les connaître ?
@vecchiocalcio : les gens qui parlent sans connaître... C'est beau
Message posté par vecchiocalcio

Hélas pour toi, mais non je ne suis pas seul. Plus de 2000 personnes en moyenne, pas mal pour une CFA, non ?
Sinon, tu traites souvent les gens de "voyous" sans les connaître ?


Nantais d'origine, j'avoue que le public grenoblois m'a laissé une impression mitigée:
d'abord une bande de gros abrutis qui après nous avoir menacé en ville sans raison autre que parce que nous étions saouls, et accessoirement, sur leur chemin. Heureusement, ils ont finalement fini par se battre entre eux... Je veux pas faire de généralités, mais je sais au moins que leur groupe d'ultras est composé de mecs qui te font regretter la guillotine.

Et puis il y a deux ans, j'avais été au match de la montée en CFA, et là pour le coup, c'était vraiment super ambiance, 5 000 personnes dans le stade pour une CFA 2, et ça chantait bien.
vecchiocalcio Niveau : District
Message posté par Ascutt


Nantais d'origine, j'avoue que le public grenoblois m'a laissé une impression mitigée:
d'abord une bande de gros abrutis qui après nous avoir menacé en ville sans raison autre que parce que nous étions saouls, et accessoirement, sur leur chemin. Heureusement, ils ont finalement fini par se battre entre eux... Je veux pas faire de généralités, mais je sais au moins que leur groupe d'ultras est composé de mecs qui te font regretter la guillotine.

Et puis il y a deux ans, j'avais été au match de la montée en CFA, et là pour le coup, c'était vraiment super ambiance, 5 000 personnes dans le stade pour une CFA 2, et ça chantait bien.


@Ascutt : Je t'accorde volontiers le fait que pendant notre période en Ligue 1, le public ne venait pas forcément pour Grenoble. Beaucoup de jeunes supportent l'OL, l'OM ou autres "gros" clubs. C'est pour ça qu'il y a pu avoir des tensions. Aujourd'hui, le public est bien plus passionné, des personnes âgées, des familles, etc...
J'adore tous ces gens qui parlent sans jamais avoir mis le pied au SDA, parlé sur le GF, sur notre stade si cela vous convient.
Mais sachez que votre avis de "petit rigolos" qui crament sur un forum ne touche personne.
Et un club en CFA qui a une affluence en moyenne de 2000 personnes fais grandir d'une certaine manière le foot français.
Un public de footix ? non, les footix aiment le QSG, aiment le Bayern et aimaient le barça. Comparez le public d'aujourd'hui du parc des prince avec celui du gf et seulement la vous verrez la différence entre un public de footix et un vrai public !

Merci, j'avais qu'sa qu'à dire
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
18 18