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Monaco / OM : l'ennemi intime

Monaco – Marseille, un derby qui n’en est pas un. Pourtant, entre les deux clubs du Sud-Est de la France, il a longtemps flotté un sentiment de haine farouche. Entre course à l’armement et jalousie mal placée.

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« T’attendre dans le tunnel à la mi-temps comme ça pour te filer une trempe pareille, c’est quelque chose de très "argentin" finalement. Heureusement, j’étais encore habitué (rires), même si je ne m’y attendais pas du tout. Je me suis fait attaquer et ça se voyait qu’ils avaient préparé leur coup  » En décembre 2013 dans nos colonnes, Marcelo Gallardo n’a rien oublié de ce bouillant Marseille-Monaco d’avril 2000. Le meneur de jeu a dérouillé dans l’intimité du tunnel du Vélodrome. Un classique qui va permettre à l’OM de l’emporter (4-2) et de sauver un peu plus sa tête en Ligue 1.

Ce traquenard illustre à merveille cette pseudo rivalité entre les deux clubs du grand Sud-Est. Pourquoi pseudo ? Parce qu’en tribunes, la rivalité entre les deux clans n’existe pas. Les supporters monégasques ne sont aucunement considérés par leurs homologues marseillais. Il faut donc aller chercher l’affrontement ailleurs. Ailleurs, c’est directement sur le pré. L’essence même du jeu. Entre les deux clubs, ça n’a jamais été le grand amour. Notamment entre les mecs en costard. Surtout dans les années 80-90, quand Bernard Tapie décidait de la météo pour l’ensemble du football français. Au soir d’une promenade marseillaise au Louis-II (3-0 en 1992), Nanard s’était d’ailleurs amusé à chambrer le club de la principauté avec une titraille digne des Guignols : « Il est plus difficile de battre le premier du championnat de France que le troisième du championnat des Pays-Bas... » en référence à la récente demi-finale de Coupe des vainqueurs de coupe de l’AS Monaco contre le Feyenoord Rotterdam. Bref, Tapie n’aimait pas Monaco et le disait haut et fort. Arsène Wenger, lui, coach de l’ASM entre 1988 et 1994, a très mal vécu cette période de rivalité forcée.

Arsène Wenger encore traumatisé

Pis, Wenger a toujours eu l’impression que les dés étaient pipés face à l’OM. C’est ainsi qu’il a disséminé, au gré de différentes interviews dans les médias anglais, des piques et des indices sur sa vision du litige OM-Monaco durant son règne princier. «  Nous jouions contre des adversaires qui trichaient » , avait notamment déclaré l'Alsacien au milieu des années 2000. Un Wenger, rappelons-le, qui a terminé dauphin de l’OM en 1991 et 1992. Tricher ? Carrément. Ouais, Arsène est comme ça. Il balance. Comme en 2006 où il se fait plaisir dans les colonnes de L’Équipe sur le compte des champions d’Europe 1993 : «  On parle ici de la pire période du football français. Il était gangréné de l’intérieur par l’influence et les méthodes de Tapie à Marseille. » Tapie, qui n’a jamais eu sa langue dans la bouche, ne va pas tarder à embrayer : « C’est un très grand entraîneur, qui déteste ne pas être premier.  » Boum ! Entre les deux hommes, surtout durant cette période, la haine était médiatique. Des rumeurs pleuvaient de partout. Comme celle menant à la finale de la Coupe des vainqueurs de coupe millésime 1992 qui avançait que Bernard Tapie avait promis une énorme prime aux joueurs du Werder Brême pour dérouiller l’ASM. Pas question pour Tapie de voir un autre club français que son OM brandir une Coupe d'Europe en premier.


Wenger traumatisé par l’OM de Tapie ? Assurément. Sinon, comment expliquer cette énième sortie médiatique de « tonton » en 2010 après un match de Ligue des champions contre le FC Porto où l’arbitre s’était complètement raté ? « Je crois qu’il est incompétent ou malhonnête, mais je préfère croire qu’il est incompétent. (…) Et j’ai vu bien pire dans ma vie. Mes propres joueurs ont été achetés par leurs adversaires. Et je ne suis pas devenu paranoïaque » , a-t-il lâché en conférence de presse, sans donner plus de détails, même si, au fond, tout le monde sait que Wenger visait l’OM des années 90. « Je ne veux pas revenir sur le passé. Dans mon boulot, vous avez toujours des raisons de devenir parano, donc je ne veux même pas penser au fait que les gens peuvent ne pas être honnêtes.  »

Wenger n’a jamais vraiment supporté l’omnipotence et la gouaille de Tapie. C'est trop de bruit pour lui. À l'inverse, Bernard Tapie se plaisait à démolir l’Alsacien, beaucoup trop lisse à ses yeux. Au début des années 90, Tapie avait - déjà - besoin d’un souffre-douleur et d’une opposition depuis la disparition des radars de Claude Bez à la fin des années 80. Une fois Wenger dans sa poche, Nanard s’est amusé à fabriquer de toutes pièces un nouvel ennemi : le PSG et le fameux classico. Quoi qu’il en soit, entre Monaco et Marseille, le feu ne s'est jamais vraiment éteint. Marcelo Gallardo en sait quelque chose.

par Mathieu Faure
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