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Gran Torino

Le jour où la Juventus perd son premier match de la saison, en finale de la Coupe d’Italie, le Torino obtient sa promotion mathématique en Serie A. Après trois saisons, l’autre équipe de Turin va retrouver l’élite et relancer le derby piémontais.

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Une bonne étoile veillait certainement sur le Torino et ses tifosi. Ce dimanche 20 mai restera comme l’une des plus belles dates de l’histoire récente du club. Une journée au cours de laquelle l’équipe granata obtient son billet pour la Serie A, après trois années au purgatoire, et où la Juventus est battue en finale de Coupe d’Italie par le Napoli. Double joie. Et c’est bien la première depuis bien longtemps. Car, pendant que la Juventus reconstruisait son équipe après Calciopoli, le Torino, lui, sombrait. Ses dernières années en Serie A ont été laborieuses, avec une 16e place en 2007, une 15e en 2008, et finalement une 18e en 2009, avec une relégation à la clef. A partir de là, c’est une longue traversée du désert pour ce club historique qui, juste après la Deuxième Guerre mondiale, a probablement eu l’équipe la plus forte de tous les temps en Italie. Une équipe qui a tragiquement disparu lors du terrible accident d’avion de Superga, altérant pour toujours l’histoire du club. Mais depuis hier, enfin, le Torino peut à nouveau aspirer à un futur meilleur.

Disparaître ou revenir

Trois années en Serie B. C’est long. Très long. Surtout qu’on le sait : ne pas réussir à remonter immédiatement, c’est prendre le risque de ne jamais remonter. C’est arrivé à d’autres : la Pro Vercelli, SPAL, Perugia, Venezia ou encore Alessandria, qui voguent aujourd’hui dans les bas-fonds du football transalpin. Le Torino, de plus, a vécu une situation qui vous sape le moral de n’importe quelle équipe. Dès sa première saison à l’étage inférieur, le club granata se classe cinquième, accédant ainsi aux play-offs pour remonter. Après avoir battu Sassuolo lors des demi-finales, la formation alors entraînée par Colantuono, l’actuel coach de l’Atalanta, cède en finale contre Brescia.

Retour à la case départ, après avoir caressé le rêve d’un retour immédiat parmi l’élite. Contrecoup psychologique : la deuxième saison en Serie B est une catastrophe. Le Torino débute sa saison par 7 défaites lors des 12 premières journées, flirtant dangereusement avec la zone de relégation. Ajoutez à cela une gestion sociétaire de plus en plus chaotique, et des changements d’entraîneurs en pagaille (Lerda est remplacé par Papadopulo, qui est viré onze jours plus tard pour être remplacé par… Lerda) et vous obtenez une équipe en totale perte de confiance, qui, malgré un léger mieux en fin de saison, ne parvient pas à obtenir mieux qu’une décevante huitième position. La punition se poursuit.

Un chemin (presque) sans embûche

Le 6 juin 2011, quelques jours après la fin du championnat, le président Cairo officialise l’arrivée sur le banc de Giampiero Ventura, qui avait conclu depuis peu son expérience à Bari. Fini la rigolade. Le Toro investit sur le mercato, et renforce intelligemment l’équipe, en récupérant quelques jeunes : Gilk, Ebagua, Darmian et Simone Verdi. Tout cela appuyé par des joueurs déjà confirmés, comme Ogbonna (appelé plusieurs fois en équipe d’Italie malgré le fait qu’il joue en Serie B), Guberti ou bien sûr le buteur Rolando Bianchi. La mayonnaise prend immédiatement. De la première à la dixième journée, le Toro enfile huit victoires et deux nuls, et prend la tête du classement. Cette tête, il ne la perdra plus jamais.

L’équipe connaît quelques faux pas, comme des défaites surprenantes à Gubbio ou à Modena. Le seul vrai moment de doute de la saison, le Torino le connaît le 12 mars, avec une raclée reçue à domicile contre le Hellas Vérone (1-4). Mais cela n’entrave en rien la course vers la Serie A, surtout que les autres « gros » de la Serie B, la Sampdoria, Brescia ou Bari, peinent à se mêler à la lutte pour la montée. Quatre victoires consécutives obtenues contre la Reggina, Crotone, Livourne et Padova, et voilà l’équipe granata à une marche de la promotion. Une marche finalement gravie dimanche, lors du succès 2-0 contre Modena. Fête dans les rues de Turin, pendant que la Juve perdait la Coupe d’Italie à quelques centaines de kilomètres de là. Le Torino sera bien sur la ligne de départ de la prochaine Serie A, aux côtés de sa cousine préférée. Le derby au Juventus Stadium va envoyer du lourd.

Eric Maggiori
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FORZA TOROOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!!!!!!!!
blokusthewalrus Niveau : Loisir
Allez, on se fout de Torino, surtout quand le Pescara de Zeman, que personne n'attendait, monte aussi, en marquant 30 buts de plus que tout le monde ! Le Dauphin mérite mieux que le fil d'actualité !
Le Pescara peut bien mettre 60 buts de plus : osef. Torino c'est un symbole en Italie, un club qui sans une catastrophe aérienne serait resté au top niveau et ferait toujours partie de l'élite italien au même titre que les clubs milanais et romains.
Les matchs de barrages ou d'après saison pour le titre sont une pure m.... !!!
pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple , débile fédération qu'ils sont dans tout ces pays .
C'est une belle promotion de B pour l'instant, entre un club historique et un entraineur historique qui remonte! parfait!
"Le jour où la Juventus perd son premier match de la saison"
Faux: la juve a deja perdu un match cette saison.
Le match retour de coupe d italie contre le milan ac etait au bout des 90min des 1-2 ...
C'est toi qui a tord Knoukel. Une défaite au match retour qui empêche pas une équipe de se qualifier est considérée comme une victoire d'un point de vue des statistiques.
@Knoukel : le match retour de la demi-finale de la Coppa Italia entre la Juve et le Milan s'est terminé sur le score de 2-2. Au revoir, merci, bon week-end.

Bien cette montée en A du Toro. Le retour du derby della Mole.
Il Ragno Nero Niveau : CFA2
J'dis ça, j'dis rien, mais pour rappel, l'avion qui s'est écrasé sur la basilique de Superga avec le Grande Torino à bord était un appareil Fiat. Il avait quel âge, Moggi, en 1949 ?...
Scotch_OMsoccer Niveau : Loisir
"l'autre club de Turin"

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