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El Pragmático

Bernardo Silva, Mendy, Bakayoko, Mbappé, Germain et Dirar partis, Fabinho et Lemar assaillis par des offres XXL dans la dernière ligne droite du mercato... Alors que la moitié de l’équipe championne de France est partie, Leonardo Jardim ne se plaint pas. Au contraire, il continue d’avancer entre travail, tranquillité et respect du projet. L’AS Monaco n’a jamais été aussi pragmatique qu’avec son entraîneur portugais. Et ça marche.

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Si vous avez un jour la chance de partager un café avec Leonardo Jardim – que vous allez naturellement payer, car un sou est un sou –, il finira toujours par ressortir de son smartphone ce texto de Geoffrey Kondogbia, remerciant l’entraîneur de l’ASM pour leur année commune, lors de la saison 2014-2015. Depuis qu’il a pris en main l’ASM, Jardim ne compte plus les titulaires qui sont partis et qui ont, pourtant, gardé un bon souvenir de lui : Abdennour, Kurzawa, Martial, Carrasco, Kondogbia, James, Falcao – deux fois avant de revenir –, Mendy, Silva, Germain, Dirar, Toulalan, Bakayoko et puis le dernier en date, Kylian Mbappé. D’autres que lui se seraient plaints, ruant dans les brancards pour pointer du doigt la direction sportive d’un club qui est devenu un spécialiste dans l’art de la plus-value. Pas Jardim. Un, parce qu’il est parfaitement au courant du projet et ne cesse de le rappeler.


« Le plus important à Monaco, c’est l’équipe. On n’a pas l’habitude de penser qu’un joueur est plus important, a-t-il dit après le set de tennis passé à l’OM dimanche soir. Kylian est une star et un joueur de grand niveau. Mais l’an dernier durant six mois, on a souvent joué sans lui et on a gagné. » C’est vrai. C’est même terriblement vrai. Deux, parce qu’il a encore un sacré matos sous la main entre ceux qui sont restés et les recrues qu’il va élever à un niveau all star (Tielemans, Jovetić, Mboula, Rony Lopes, Kongolo). Trois, parce que tous ces départs l’arrangent, au fond. Avec douze points en quatre matchs, Monaco est au même niveau que le PSG de Neymar. Unai Emery n’a perdu aucun titulaire et compte sur QSI pour renforcer son équipe, quitte à prendre les joueurs de son rival. Jardim, lui, regarde le PSG faire des chèques, mise sur Diakhaby, Ghezzal, Jorge et se retrouve sans pression, au fond. Là-haut, en tête de la Ligue 1.

Lemar, Fabinho, même destin ?


En un été, l’ASM a vendu beaucoup de ses actifs, car c’est sa seule rentrée d’argent concrète. Derrière ça, mine de rien, le club a mis la main au portefeuille pour investir plus de 70 millions d’euros sur le marché des transferts. Que ce soit sur des joueurs confirmés comme Jovetić, des futurs cracks tels Tielemans ou des pépites façon Mboula. Moralité, l’équipe est toujours au point, le 4-4-2 est ambitieux et fonctionne, et la colonne vertébrale Subašić-Glik-Moutinho-Falcao tient tout le monde en respect. En dehors du PSG, qui peut se prévaloir d’avoir un tel actif joueur sous la main ? Personne. Après tout, si Jardim termine sur le podium en ayant perdu la moitié de ses titulaires, il aura fait ce qu’on lui demande. Si en plus il arrive à sortir d’une poule de C1 comprenant Porto, Beşiktaş et Leipzig, une rue portera son nom sur le Rocher. Jardim est comme son club : pragmatique. Il sait où il a mis les pieds. Alors il ne sort jamais du cadre. Là où Lucien Favre en veut à tout le monde, Jardim n’en veut à personne. En même temps, assis sur le plus gros salaire d’un entraîneur de Ligue 1, on a de quoi voir venir. Et entraîner à Monaco vous donne un luxe que personne n’a ailleurs, soit du temps. Mais plus les joueurs partent, plus son travail est mis en lumière. Qui étaient Lemar, Bakayoko, Silva, Fabinho, Jemerson, Mbappé avant de croiser l’homme de Madère ? Aujourd’hui, ils sont tous internationaux.

Les joueurs partent, le savoir-faire reste


C’est aussi ça, le projet monégasque, faire du club une fabrique à champions, à beau jeu et à valorisation. Les joueurs partent, le savoir-faire reste et c’est une arme. Ce matin, le mercato est encore ouvert et Fabinho et Lemar agitent encore les gazettes. Paris lorgne Fabinho quand Liverpool est en train de mettre 80 millions sur la table pour le gaucher. Une crise en vue ? Pas du tout. Chaque départ est déjà anticipé. Boschilia a été recruté pour, à terme, prendre la succession de Lemar. Tielemans est déjà là pour enfiler les chaussons de Fabinho dans un autre style. Et derrière eux, d’autres CV sont là au cas où (Mboula, Rony Lopes, Diakhaby). En gros, à Monaco il n’y a jamais de problème. Que des solutions. Lemar, comme Fabinho, ne serait pas contre s’exporter ailleurs. Eux aussi rêvent de stades pleins, d’un autre championnat ou environnement plus médiatique. Mais comme beaucoup de joueurs monégasques, leur colère et frustration ne se verront jamais.


Sur le Rocher, on n’oublie jamais ce petit quelque chose sur le logo. Cette couronne qui rappellent que l’on n’est pas vraiment en France, ni dans un territoire comme un autre. En Principauté, le secret est partout. Dans les négociations, dans les tractations, dans la communication, dans la manière de s’exfiltrer. Leonardo Jardim ne s’intéresse pas au mercato. Il fait confiance à ses dirigeants, et de ce côté-là, il n’a jamais eu à se plaindre. Une équipe compétitive, il l’aura. Il l’a déjà. Il l’a toujours eu. Et même si Lemar et Fabinho s’en vont, le Portugais ne changera pas d’avis, car il sait que le 1er septembre au matin, son groupe sera de qualité. Le travail sera sa valeur refuge, et dans un an, il permettra, par sa manière de faire, à d’autres joueurs de partir ailleurs et pour très cher. Et l’ASM recommencera un nouveau cycle. Car gouverner, c’est prévoir. Et à Monaco, on a tout prévu. Même l’imprévisible.

Par Mathieu Faure
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