1. //
  2. // Man City/Man Utd

Danny boy

Seul joueur de United a être né à Manchester, Danny Welbeck est un pur produit du centre de formation de United. Contre City en Cup, l'attaquant aimerait donner à SON club un peu de joie et de quoi rêver pour la suite de la saison.

5 1
«  C'est très important à United que vous ayez une mentalité de gagneur. Cela engendre chez vous la volonté de gagner tout ce que vous jouez. C'est Manchester United, une volonté sans faille de ne jamais abandonner » . A 21 ans, Danny Welbeck a déjà tout compris à l'identité de son club formateur. Une citation lâchée en fin de saison dernière et qui en dit long sur l'état d'esprit du numéro 19 de United. Danny est un winner. Mieux, "Danny boy" est un vrai mancunien. Un pur et dur. C'est dans la cité du Nord de l'Angleterre qu'il pousse ses premiers braillements en novembre 1990. Une cité crasseuse et dont tout le monde se fout à l'époque. Depuis, Sir Alex Ferguson a fait de la ville l'avatar des Red Devils, le club le plus titré d'Angleterre.

A l'heure d'affronter City en FA Cup, Welbeck aura envie de montrer sa ganache, lui, le mancunien. Même s'il est barré par le duo Chicharito-Rooney, Welbeck est dans les petits papiers de Fergie. A 17 piges, il claque son premier caramel lors de sa première apparition en championnat. Et quel but. Contre Stoke, il nettoie la lunette du portier adverse d'une frappe des 30 mètres. C'est là qu'il chope son surnom de "wonder kid". Parce que le grand black est un mutant. Dans les catégories de jeunes, il fait mumuse avec tout le monde. Pour se faire les dents, Fergie l'envoie deux fois en prêt. Une première chez son fils Darren, alors coach de Preston. La seconde fois, Welbeck irait s'amuser chez un ancien joueur de Ferguson, Steve Bruce, à Sunderland. Là, il apprend le métier entre buts et blessures. En début de saison, il envoie Berbatov sur le banc et Owen au cimetière. Danny enquille, enchaine, claque des buts, donne des ballons et se fait sa place mais une sale blessure lui gâche son début de saison... Pourtant, son profil est unique.

Dwight Kanu

Un poil félin, Welbeck rappelle de très bons souvenirs aux habitués d'Old Trafford. Les puristes croient reconnaître un autre numéro 19. Un certain Dwight Yorke, véritable génie à la fin des années 90. Les deux joueurs ont un style de jeu presque similaire, même si l'attaquant est un subtil mix des qualités physiques et techniques de Yorke, Kanu et Adebayor. Fergie sait qu'il tient un crack. Cappello aussi, c'est pour ça que les dirigeants anglais ont très vite filé des sélections nationales à l'avant-centre, car celui-ci était très courtisé par le pays d'origine de ses parents, le Ghana.

A Manchester, on est très fiers de sa pépite. Surtout, on espère que celle-ci percera. Histoire d'oublier les échecs David Healy, Bojan Djordjic, Daniel Nardiello ou David Johnson. D'autant que le lascar sait qu'il pourra compter sur des atouts de taille. Notamment sur le pré avec son pote Cleverley: « Nous étions à l'académie ensemble pendant 10 ans. Arriver ensemble en équipe première est un accomplissement énorme. Nous sommes tellement reconnaissants à tous les coachs que nous avons eus dans les équipes de jeunes, nous ne les oublierons jamais » . Même si son pote est blessé pour le moment, Welbeck, lui, sera de la partie contre City. Il aura entre ses crampons une grande partie de l'avenir de United face à son meilleur ennemi qui squatte le haut de l'affiche en ce moment. Un derby mancunien quand on a grandi à Longsight (quartier du Sud de la ville), c'est tout sauf anecdotique. Même en FA Cup. Alors qu'on dit les Red Devils groggys, Danny n'aura pas de mal à se motiver, lui.

Par Mathieu Faure
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
5 1