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  2. // Manchester City-Naples (2-1)

City couche Naples

Au terme d'un match brillant, comme prévu, Manchester City a tenu le Naples de Sarri (2-1), grâce notamment à une exceptionnelle première période. Précieux.

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Manchester City 2-1 Naples

Buts : Sterling (9e) et Jesus (13e) pour City // Diawara (71e, s.p.) pour le Napoli.

Main dans la main, Maurizio Sarri et Pep Guardiola s'étaient envolés avant la rencontre à haute voix : « J’espère que ceux qui regarderont le match apprécieront. » Oui, la première manche du combat entre Manchester City et Naples aura été un grand match sans être forcément une vraie opposition, notamment en première période. Sarri savait aussi que l'équipe qui prendrait un point à ce City l'accompagnerait probablement en deuxième phase. Raté : ses hommes n'auront joué qu'une mi-temps mardi soir, rentrant au vestiaire avec deux buts de retard après avoir été maîtrisés de partout. Arriver en retard à une soirée n'est jamais sans conséquence.

Mort par étouffement


Un blouson à capuche et un rêve face à un « défi fascinant » . Jusqu’ici, tout était parfait cette saison pour Pep Guardiola. Assez pour se permettre d’agiter un éventail devant l’ancien banquier devenu entraîneur à succès qu’est aujourd’hui Maurizio Sarri : ce Manchester City-Naples devait être un choc, un sommet entre deux des équipes les plus excitantes du continent, leaders de leurs championnats respectifs. Réussi malgré un premier acte manqué côté italien. Pour une raison simple, d’abord : malgré les propos balancés en public par Sarri et son président, Aurelio De Laurentiis, l’objectif principal du Napoli cette saison est d’aller chercher un premier titre de champion d’Italie depuis 1990 et la réception de l'Inter samedi prochain est une priorité. La composition du serial clopeur ne disait pas autre chose, Jorginho et Allan étant déposés sur le banc au coup d’envoi. Les images, maintenant : Sarri a passé la totalité de la première période le visage absorbé par son calepin et semblait être avant tout venu à Manchester pour apprendre face à un entraîneur qu’il considère comme « le meilleur entraîneur du monde » .


Oui, Manchester City a d'abord roulé sur son Napoli mardi soir, offrant un pressing intense de tous les instants, empilant les combinaisons triangulaires et pilonnant sans cesse un Pepe Reina rapidement abandonné. Incapables de relancer proprement, les Napolitains ont alors craqué sur la première secousse, Sterling ouvrant le score en deux temps (1-0, 9e), avant de s’écrouler sur un crochet de Gabriel Jesus, poussé dans la lumière par une merveille d'ouverture de De Bruyne (2-0, 13e). La suite ? Des coups, encore des coups : un pétard sur la barre de Kevin De Bruyne, une seconde mèche de Jesus sauvée sur la ligne par Koulibaly, une autre détournée par Reina avant la pause, des fléchettes non cadrées de Fernandinho... Une tache sur le tableau aussi, soit une faute de Walker sur Albiol qui aura filé un penalty inespéré à Dries Mertens, finalement détourné par Ederson. Une démonstration de force, simplement.

Les abdos et les soiffards


Impression bizarre laissée par ce genre de rencontres : Naples a-t-il tout raté ou City a-t-il simplement été trop fort ? Seconde option, certainement. Car il y aura eu quelques lampions dans la nuit napolitaine, Kalidou Koulibaly ne passant pas à côté de son match et Amadou Diawara survivant dans la vague passée au-dessus de ses potes. La seconde période aura été plus calme, moins rythmée, City se contentant de gérer une avance déjà actée et Fernandinho de régner tranquillement sur le cœur de jeu. Les hommes de Sarri en ont alors profité pour bosser, malgré les pertes d'Insigne et Hysaj sur blessure, et se sont mêmes créé quelques occasions, dont une majuscule sauvée héroïquement par les abdos de John Stones devant Hamšík peu après l'heure de jeu. L'instant choisi par les supporters de Manchester City pour offrir un « Grecque » en mondovision – dos au terrain, épaule contre épaule –, et ce, alors que les joueurs de Guardiola se sont progressivement amusés à plier sur leur point faible : un secteur défensif où seul Stones règne en pilier. Bingo : Naples s'est offert un suspense, Diawara relançant les soiffards de Campanie (2-1, 71e) avant de s'offrir une balle de bordel dans la foulée par Mertens juste après un nouveau pétard de De Bruyne boxé par Reina. Trop tard, trop juste, malgré une belle seconde période où Leroy Sané fait passer un dernier frisson dans le dos du gardien espagnol. City a réussi le test attendu par Guardiola, Naples devra de son côté s'arracher pour rattraper un Shakhtar vainqueur à Rotterdam (2-1).

Manchester City (4-3-3) : Ederson - Walker, Stones, Otamendi, Delph - De Bruyne, Fernandinho, D. Silva (Gündoğan, 76e) - Sterling (B. Silva, 69e), Jesus (Danilo, 87e), Sané.

Naples (4-3-3) : Reina - Hysaj (Maggio, 70e), Albiol, Koulibaly, Ghoulam - Zieliński, Diawara, Hamšík (Ounas, 78e) - Callejón, Mertens, Insigne (Allan, 56e).


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    Par Maxime Brigand
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