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À Manchester, la vérité est au bout des couloirs

Il paraît qu’en dépensant des millions et en embauchant Ibrahimović et Mourinho, Manchester United est en train de perdre son identité. Erreur. Si on ne reconnaît plus les Red Devils, c’est d’abord à leur façon de jouer. Et à leur incapacité à trouver des ailiers performants.

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On a d’abord, pour tenter d’expliquer l’irrégularité de Manchester United depuis trois ans, pointé la défense du doigt. C’est qu’on ne remplace pas la paire iconique Ferdinand-Vidić d’un claquement de doigt. Pourtant, ce n’est pas de la faute de la charnière Blind-Smalling si les Red Devils ont endormi tout Old Trafford la saison dernière, ponctuée par le total indigne de quarante-neuf buts inscrits. Cette année encore, les hommes de Mourinho peinent à marquer, et donc à enchaîner les victoires. On a alors mis en avant le déclin – réel mais logique – de Wayne Rooney. Puis le positionnement de Pogba, qui ne serait pas fait pour le 4-2-3-1. Et si ce MU-là était en fait le reflet d’un mal qui touche le foot dans sa globalité ? À savoir la disparition lente et progressive des ailiers pure souche. Au départ, les « faux pieds » étaient une mode. Puis c’est devenu la tumeur du foot moderne, tournée vers la statistique individuelle. Il faut à tout prix rentrer sur son bon pied pour frapper et marquer des buts. Résultat, plus personne ne déborde. Le problème, c’est que tout le monde ne peut devenir Robben ou Messi. Dans ce contexte, pas étonnant de voir un club, où l’ailier virevoltant qui colle la ligne faisait office de tradition, balbutier son football.

Klopp, le cauchemar de Mourinho

L'aile ou la cuisse ?


À la base, celui qui était censé incarner ce nouveau modèle de joueur offensif de couloir à United s’appelle Memphis Depay. Sa hype n’aura duré que quelques matchs, après son arrivée. Seulement, les défenseurs de Premier League, pas idiots, ont vite saisi que le Batave n’avait qu’une note à sa partition : un crochet pour se replacer dans l’axe du but et allumer une frappe. Ne dribblant plus personne après un mois de compétition, il s’est retrouvé sur le banc pour ne jamais en sortir. Le souci, c’est qu’il n’a pas vraiment été remplacé. Et que United a préféré mettre ses millions sur Di María, Martial ou Pogba plutôt que sur Bale. Alors, pour animer ses couloirs, Manchester United a bricolé. En exilant sur l’aile des avants-centres (Martial, Rashford) – qui sauvent la face grâce à leur pointe de vitesse supérieure à la moyenne –, mais qui se retrouvent bien incapables de centrer en première intention, ou des meneurs de jeu (Mata, Mkhitaryan). Même Rooney s’est retrouvé à occuper l’aile droite en fin de match lors du derby. Aussi talentueux que soit Anthony Martial, il ne deviendra jamais Ryan Giggs – il risque d’ailleurs de freiner sa progression s’il continue à être utilisé comme solution de dépannage.

Le couloir de la mort


Si le réservoir offensif de United est fourni en quantité, on peine à y voir le moindre snifeur de ligne. Et ce, alors que du temps de sa splendeur, il n’y a pas si longtemps, MU avait pris l’habitude de doubler les postes d’ailiers de haut niveau. Rappelons que le club a bâti ses plus grand succès sur une identité de jeu basée sur une utilisation maximale de la largeur du terrain, des attaques ultra-rapides menées par des funambules et des centres in the box. Or, déborder et centrer, c’est un métier. Il y a bien Jesse Lingard, mais le – plus si jeune – Anglais est bien trop limité pour mériter un jour autre chose que son numéro 14, et doit la clémence des supporters à son étiquette de gars du cru qui aime sincèrement le club. À la décharge du nouveau manager, cette carence ne date pas d’hier. Sir Alex Ferguson avait même initié la tendance en déportant le Japonais Kagawa dans le couloir gauche, un four. En vérité, depuis le départ de Nani, United ne compte plus de funambules capables d’éliminer trois joueurs le long de la ligne de touche dans son effectif. Certes, le Portugais avait ce côté « joueur YouTube » qui pouvait agacer, mais au moins était-il dans la tradition historique du club. Mais tout n’est pas perdu. Sur la pelouse d’Anfield, ce soir, il y aura bel et bien un ailier de très haut niveau qui écarte le jeu, percute et va de l’avant. Il s’appelle Sadio Mané.




Par Marc Hervez
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