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Siga Tandia : « Delphine Cascarino a du feu dans les jambes »

Milieu de terrain et capitaine de l'ASJ Soyaux, Siga Tandia (3 sélections) savoure le fait d'avoir pu faire du football son métier. Et cet été, si elle ne prendra pas part au Mondial, elle va se régaler à voir jouer Delphine Cascarino et les Bleues de Corinne Diacre, son ancienne coach.

La France affronte la Thaïlande ce soir, puis la Chine, la Corée, la Norvège et le Nigeria dans le mois à venir. Ce sont des équipes qui vous parlent ?
Franchement, des équipes comme la Thaïlande et tout ça, aucune idée ! On connaît les Allemandes, les Américaines, les grosses nations. Mais la Thaïlande ? Pas du tout, rien, impossible. Comment on pourrait voir un match de l'équipe féminine de Thaïlande ? Il faudrait que je me connecte à trois heures du matin, que j'essaie de trouver un truc... Impossible. À notre niveau, je ne vois pas comment on pourrait les connaître. Mais de toutes façons, c'est un match de préparation, on va regarder avant tout l'équipe de France. Elle doit se roder, mettre en place le plan, créer des automatismes, prendre de la confiance... Donc c'est normal de jouer contre ce type de nation.

Chez les Bleues, quelle est la joueuse à suivre selon vous ?
Delphine Cascarino. Vraiment une très bonne joueuse ! Elle ne jouait pas trop en début de saison, elle s'est imposée à Lyon, ce qui n'est pas rien. En équipe de France, elle a du feu dans les jambes, elle est technique, rapide, puissante... Franchement, je pense qu'elle va faire une très bonne Coupe du monde. Elle a commencé à jouer en deuxième partie de saison, maintenant elle est lancée pour faire des super trucs.

On a beaucoup parlé de la non-sélection de Marie-Antoinette Katoto. Vous avez été surprise ?
Je n'aurais pas pu prévoir. Moi, j'aime beaucoup cette joueuse, elle est hyper talentueuse. Après, je ne suis pas sélectionneur, je ne connais pas les plans du coach, ses raisons. Mais c'est une très bonne joueuse, la meilleure du championnat.

Plus forte que Dzsenifer Marozsan, triple meilleure joueuse de D1 aux trophées UNFP ?
« Marozsan est une très bonne joueuse, mais pour moi, la meilleure, c'est vraiment Katoto. »
C'est une très bonne joueuse aussi, mais pour moi, la meilleure, c'est vraiment Katoto. Elle est jeune, elle a fini meilleure buteuse, et à son âge, mettre autant de buts, ce n'est pas rien. Elle aura bientôt le titre, c'est sûr.

Vous avez été entraînée par Corinne Diacre à Soyaux entre 2008 et 2013. Comment décririez-vous son coaching ?
Elle est simple : elle a des plans et il faut la suivre ! Il y a différentes façons de manager, et elle, c'est clair, net, précis. C'est professionnel, elle est juste, on travaille bien avec elle. À Soyaux, elle a vraiment amené son exigence, son approche très pro du métier.

Vous jouez depuis plus de dix ans à Soyaux, vous en êtes la capitaine... En fait, vous marchez dans ses pas ?
J'en suis loin, très loin ! Je ne sais même pas s'il y a une comparaison possible. Oui, elle a fait sa carrière à Soyaux et elle a été capitaine, mais ça s'arrête là. Sa carrière en équipe de France est monstrueuse, pareil en tant qu'entraîneur. Moi, je n'ai même pas les diplômes ! (Rires.) Et ne parlons pas des sélections. Mais ça reste un modèle pour tout le monde, clairement.

Elle a pu être une inspiration pour vous, plus jeune ?
Pas vraiment. Elle et Marinette Pichon, je les connaissais parce que je les avais vues à Téléfoot, je crois. Mais c'était une fois, comme ça, trop peu pour créer une passion.
« C'est avant tout le foot masculin qui m'a amené au féminin. Moi, je suis de la région parisienne, j'ai toujours aimé le PSG et j'adorais Ronaldinho. »
C'est avant tout le foot masculin qui m'a amené au féminin. Moi, je suis de la région parisienne, j'ai toujours aimé le PSG et j'adorais Ronaldinho. J'aimais vraiment beaucoup ce joueur. Une légende !

Quand avez-vous pu entrevoir la possibilité d'une carrière dans le foot féminin ?
À la base, j'ai fait 10 ans de judo, ce n'est qu'au lycée que je me suis inscrite dans un club de foot. Avant ça, je jouais tous les jours, mais c'était avec les mecs de mon quartier, de ma petite cité parisienne. C'est avec eux que j'ai eu des bonnes bases. Mais à l'époque, je ne voyais pas l'intérêt d'aller dans un club féminin. Je ne savais même pas que ça existait ! En fait, rien ne pouvait m'amener au foot féminin, aucun modèle. Et puis grâce à un animateur qui m'en a parlé, j'ai atterri un peu par hasard dans un club. Ça a commencé comme ça.

Vous avez maintenant 31 ans, et depuis deux ans, vous êtes en contrat fédéral...

Oui, avant, j'étais aide-soignante. Ça change tout ! Quand on bosse et qu'on va jouer au foot après, on est quand même usée d'avoir fait une journée de travail, c'est impossible d'être à fond. Dès qu'on arrête, le corps devient moins fatigué, on est plus lucide, plus concentrée. Ça m'a clairement donné un second souffle. (Des pleurs d'enfant se font entendre) « Mais c'est vous qui avez tout mangé les filles ! Il n'y en a plus ! » Ah, les jumelles de deux ans et demi, ça y va. Elle a mangé les cerises de sa sœur ! « Il n'y en a plus ! On demandera à papy d'en ramener. » Cumuler le métier de mère, c'est quelque chose, je peux vous le dire ! On n'a pas le temps de penser foot quand on est à la maison ! (Rires.)

Avec toutes ces vies, vous vous voyez continuer encore longtemps ?
Oui, parce que l'avantage d'avoir commencé très tard en professionnel, c'est que je ne suis pas lassée par l'exigence que ça requiert. J'arrive à jongler, je suis épargnée par les blessures, j'aime bien courir, je suis à l'extérieur et c'est mon métier. Franchement, c'est cool. Donc pas de limites, hein !

Que vous inspirent les différences de rémunération entre hommes et femmes dans le foot ?
Je trouve normal que... Les salaires des garçons sont peut-être hallucinants, mais le foot masculin engendre tellement d'argent. Donc ça ne me choque pas. Chez les filles, déjà, il faudrait que tout le monde puisse en vivre décemment, après ce sera un autre sujet. A contrario, en équipe nationale, les primes devraient être les mêmes. Parce qu'on nous demande la même chose ! Les personnes qui représentent le pays, filles ou garçons, l'objectif est similaire, donc le tarif doit l'être aussi. Et puis ce serait un bon exemple, parce que ça correspond à une réalité vers laquelle on doit aller, au-delà du foot.

Les droits TV de la D1 ont été multipliés par six au dernier appel d'offres, passant d'environ 200 000 à 1,2 million d'euros par saison. Et la saison prochaine, pour la première fois, l'ensemble des matchs de D1 sera diffusé sur Canal+. Comment bien gérer l'afflux d'argent et de médiatisation ?
Ah ça, c'est une bonne question. Forcément, avec l'argent, des dérives arrivent, c'est évident. Nous, on est au début de quelque chose, on doit prendre en considération les problèmes du foot masculin et faire en sorte de pallier ce qui ne va pas. On sait que l'argent pervertit un peu les hommes. Mais si on apporte quelque chose de moral, si on parvient à garder le rapport humain, ça peut être bien.

C'est pour ce sens moral que vous appréciez particulièrement Christiane Taubira ?
C'est ça. Elle est engagée, elle assume ses engagements, elle est droite... Et qu'est-ce qu'elle s'exprime bien ! La première fois que je l'ai entendue, son éloquence m'avait frappée. Là, je suis justement en train de lire un de ses livres : L'esclavage raconté à ma fille. Voilà, j'aime bien ce qu'elle dégage, simplement.

Propos recueillis par Eric Carpentier
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