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On était à Porto pour le classico portugais

Churrasco, Super Bock, insultes, fumigènes, envahissement de terrain et scénario improbable. Plutôt laid sur le terrain, le Porto-Benfica de samedi soir (2-1) s'est avéré magnifique en tribunes. Récit d'une journée pas comme les autres dans la « cidade invicta » .

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« Un clássico, c'est forcément spécial, mais celui-là le sera encore plus que les autres. C'est le clássico du titre. Je ne pouvais pas louper ça, avoue João Magalhães, en attendant d'embarquer dans l'avion qui le conduira de Roissy Charles de Gaulle à Porto. Dès le coup de sifflet final du match Benfica-Estoril (nul 1-1), nous avons pris nos billets d'avion » . Car João n'est pas venu seul. Avec lui, sa femme, son gosse de huit ans mais aussi ses trois petits frères : « Je n'ai pas peur pour le petit, la sécurité est en béton pour ce genre de matchs » . C'est le cas de le dire. La mairie de Porto a sorti le grand jeu pour le clássico: 1000 policiers répartis aux alentours du stade avant, pendant et après la rencontre. Suffisant pour éviter des débordements, pas assez pour refroidir les supporters du FC Porto, présents en masse dans le quartier de l'Estádio do Dragão à partir du milieu de l'après-midi pour l'avant-match. Au programme, churrasco, Super Bock et chants de guerre. « Vous allez souffrir comme des chiens » , indique une banderole portée par une trentaine de membres des Super Dragões en descendant l'allée menant au stade.

Haine et amour


Les messages de haine ne sortent pas seulement de la bouche des ultras de Porto. On en voit aussi sur les écharpes à la vente dans les petits stands qui entourent l'Estádio do Dragão. Celle sur laquelle « Filhos da p*** Benfica » est brodé sur fond noir s'est vendue comme des petits pains explique un marchand. Hors comme sur le terrain, les supporters portistas crient leur haine de l'ennemi juré. Le car des joueurs de Benfica reçoit un accueil glacial de la part du public du Dragão. Pendant la rencontre, chaque possession de balle adverse et chaque mauvaise décision du trio arbitral est accompagnée de sifflements perçants qui ont dû éclater quelques tympans. Les rares fois où le virage occupé par les visiteurs essaye de prendre l'initiative d'encourager les siens, il reçoit le même traitement.

Mais avant de haïr Benfica, l'Estádio do Dragão a surtout apporté un soutien sans faille aux hommes de Vítor Pereira. « Insulter Benfica, c'est important, ça les déstabilise. Mais aujourd'hui, nos joueurs avaient surtout besoin qu'on les encourage, qu'on les rende euphoriques » , partage Tiago, déjà bien bourré à la fin de la rencontre. Chants, tifos, banderoles gigantesques...les ultras portistas, debout sur leurs sièges pendant 90 minutes, ont tout fait pour galvaniser leurs troupes, même lorsqu'elles encaissent le but de Lima à la 20e minute contre le cours du jeu. Le Brésilien a à peine le temps de le fêter que le speaker prend le micro et gueule : « Porto, Porto ! » Le stade, en délire, suit le mouvement et éteint la voix des Benfiquistas, qui ont tout de même le mérite de se faire entendre pendant un gros quart d'heure en deuxième mi-temps, alors que la fin de la rencontre approche inexorablement. Le but égalisateur de Varela n'est pas suffisant pour repasser devant les Aigles au classement à une journée de la fin. Du coup, aussi bien le Colectivo que les Super Dragões lâchent prise, épuisés et pessimistes. Le raté de James Rodríguez, seul face à Artur sur une action entachée d'un hors-jeu, a failli anéantir les espoirs casaniers. Seulement voilà, comme l'année dernière, Vítor Pereira a réalisé un coaching gagnant. En faisant entrer Liedson et Kélvin, l'impopulaire entraîneur de Porto offre à son équipe les deux artisans du but vainqueur à la 92e minute.

La folle fête du Dragão


Aussi important qu'inespéré, le but du jeune Brésilien au style douteux provoque une impressionnante explosion de joie chez la plupart des 50 117 personnes qui assisten au « classico rei » . Surréaliste, le pion de Kélvin est accompagné par les larmes de joie de Vítor Pereira et celles de Jorge Jesus, tombé à genoux au sens propre devant la défaite de siens, de jets de fumigènes et de l'intrusion de plusieurs supporters du FC Porto, venus célébrés cette libération avec leurs héros. Poursuivis par les stewards, les intrus reçoivent la protection d'Hélton, qui leur épargne une intervention musclée. La scène est suivie de près par le coup de sifflet final de Pedro Proença, qui débouche sur un nouvel orgasme général de l'Estádio do Dragão. Pendant 20 bonnes minutes, les Super Dragões chantent les louanges des « azuis e brancos » , devant un virage adverse fier. Les supporters de Benfica restent stoïques et debout face à leurs rivaux sans broncher pendant que ceux-ci fêtent la victoire. Sans doute la plus belle image de ce classico.


Vidéo

Dehors, la fête a duré toute la nuit. L'hymne du FC Porto est sur toutes les lèvres dans la « cidade invicta » et les klaxons retentissent dans tous les sens, comme si Porto était déjà champion. Sauf qu'il reste encore un match à disputer, et non des moindres. Face à Paços de Ferreira, surprenant troisième de Liga Sagres. « Le pire, c'est qu'on est capable de perdre le championnat après avoir fait le plus dur. Il faut attendre encore un peu pour vraiment faire la fête » , conclut l'un des rares supporters lucides présent dans l'antre des dragons. Benfica a perdu la bataille, mais pas encore la guerre.

Par William Pereira, à Porto
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