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On a regardé le documentaire « Dribbleurs » et on en a pris plein les yeux

L’émission mensuelle de football Transversales sur RMC-Sport 1 consacre ce mois-ci un documentaire sur les génies du dribble, intitulé Dribbleurs. À ne pas rater !

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Dribbleurs do Brasil


Le générique de fin qui fait défiler en musique les faces hilares de Ronaldinho, Van Persie, Hazard, Zico, Boufal, Bergkamp, Denilson, Mahrez, Lucas, Marcelo, Pastore et tant d’autres nous fait réaliser que le dribble, c’est tout simplement le rire du football. Son éternelle jeunesse aussi puisque le dribble nous fait retomber en enfance. Mais, si ! Rappelez-vous les jeux de petits ponts massacreurs quand on se faisait lamentablement dribbler entre les pattes, comme en rigole encore Jérémy Ménez. L’enfance, l’amitié, les copains : c’est ce feeling particulier qui s’installe tout au long de ce film où tous ces acteurs géniaux qui nous sont déjà si familiers en deviennent un peu nos potes. On se marre un bon coup avec Robin, Eden, Dennis, Riyad, Javier quand ils commentent pour nous les trucs de malade qu’ils ont réussis. On retrouve même avec émotion ce cher Yoann Gourcuff qui raconte avec des étoiles plein les yeux son but pas possible contre le PSG un soir inoubliable de 2009...


L’autre charge émotionnelle bienfaisante qu’on reçoit en visionnant tous ces gestes incroyables tient à la bande-son composée des « Ooooooh ! » et des « Aaaaaaaah ! » du public émerveillé. Car le dribble est magie. De l’art instantané qui se crée là, sous nos yeux ébahis. Du partage aussi, car les dribbleurs frissonnent des frissons qu’ils procurent aux spectateurs. Écoutez Mahrez raconter sa peine après un match où il n’a pas pu dribbler... Pas besoin de surcharger l’image avec une BO trop bruitiste : la ferveur des supporters suffit et c’est très bien. Ces bons côtés « feel good » apportent ainsi la plus-value sympa d’un documentaire pourtant fait avec beaucoup de sérieux. Le film suit un fil conducteur qui s’articule en gros autour de la thématique « Un joueur, un dribble » qui fait d’abord logiquement la part belle aux artistes brésiliens. Ronaldinho, Zico et Marcelo interviennent ainsi souvent pour raconter leurs exploits persos et ceux des autres. Parlant pour tous les Brazileiros, tous trois racontent simplement que « dribbler ne s’apprend pas. On naît avec  » . Leur compatriote José Trajano, journaliste d’ESPN, globalise, lui, l’art du dribble au pays du foot samba. La caste des grands convoque le modèle absolu, Mané Garrincha (et son exter droit ravageur), puis le Roi Pelé (et son grand pont à l’aveugle contre l’Uruguay au Mundial 1970), et Zico (fier de son dribble demi-tour en pleine course).


La séquence qui associe Ronaldinho et son elastico est remarquable dans sa traçabilité. Ce dribble en exter-inter rend justice à son créateur bien connu, Rivelino, jusqu’à ce que le grand Roberto nous révèle les origines « japonaises » étonnantes de ce grigris que vous découvrirez en visionnant cette séquence made in Brazil. Sans tout dévoiler, l’essentiel raconte bien sûr l’élégance de Berbatov, la folie d’Okocha, Robben et sa spéciale, les doubles contacts de Van Persie et de Pastore, les roulettes de Zidane, les slaloms géants de Zlatan. Mais l’une des séquences les plus marquantes, c’est ce but inouï de Dennis Bergkamp avec Arsenal contre Newcastle en 2002 : même au ralenti, on visualise à peine cette première prise de balle fantôme en pleine volte qui escamote le défenseur. On pense à la fameuse expression : se déguiser en courant d’air. Écouter ensuite Berbatov et Van Persie décrypter le geste de Dennis est un must !

Diego for ever


C’est l’autre force de ce documentaire qui analyse sans trop pontifier tous les paramètres périphériques du dribble : la coordination gestuelle, bien sûr, la visualisation panoramique de l’espace, des partenaires et des adversaires ( « Avant de recevoir le ballon, Zidane savait où étaient positionnés les 21 autres joueurs sur le terrain » , rappelle Van Persie). Eden Hazard raconte avec des mots simples que le dribble est d’abord l’art de l’improvisation, ce moment où c’est l’instinct qui prend le pas sur la réflexion... Les témoins reviennent sur leur égoïsme, sur cette prise de risque et ses conséquences de ratés éventuels qui crispent leurs coachs et énervent leurs partenaires. Et tous insistent sur l’opportunité exacte du dribble. « J’ai joué avec Maradona et je ne l’ai jamais vu dribbler pour dribbler. Il avait le dribble utile » , rappelle Gianfranco Zola, son disciple.


Il y a aussi de l’humour dans ce docu qui fait la part belle aux gardiens ! Sans vouloir spoiler, vous tomberez de votre chaise en redécouvrant les facéties dribbleuses d’un gardien corse passé par Bastia, le Racing Paris, l’OM et l’OL. Et puis le film laisse une place à la poésie avec l’évocation du dribbleur méconnu, Jorge Alberto Gonzalez, dit Magico Gonzalez. Un pur génie du San Salvador qui a snobé dans les années 1980 l’Atlético de Madrid et le Barça de Maradona pour s’enrôler à Cadiz, D2 espagnole, pour le plaisir de dribbler et de s’amuser. Le docu finit sur du lourd avec un focus sur l’école argentine, avec Maradona et Messi. Le replay du but de Diego inscrit contre l’Angleterre au Mundial 1986 et raconté par le défenseur british John Barnes vaut le détour. Par charité pour Boateng, on ne s’étendra pas sur celui de Lionel inscrit contre le Bayern en C1 2015. Évidemment, comme dans toute évocation de galeries glorieuses, des héros sont oubliés. Tel Johan Cruyff dont l’apparition divine de quelques secondes seulement rappelle quand même à quel point sa vitesse supersonique constituait déjà un dribble en soi. L’autre petit défaut de ce documentaire, c’est cette envie insatiable qui nous prend de ramasser un ballon, de sortir dehors et s’essayer encore et toujours à ce foutu elastico ! Sauf qu’en cette période de confinement forcé, il faudra se contenter de jongler avec un rouleau de PQ.

  • « Dribbleurs » , réalisé par Nicolas Lansalot. Jeudi 26 mars à 21 heures sur RMC Sport 1 – Durée : 2h11.

    Par Chérif Ghemmour
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