Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 0 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Coronavirus

Pourquoi le Nicaragua n'arrête pas son championnat malgré le Covid-19

En dépit des protestations de plusieurs joueurs et de la multiplication des cas de coronavirus en Amérique centrale, le championnat nicaraguayen n’a toujours pas été arrêté. Symbole de la déconnexion avec la réalité de l’ancien révolutionnaire sandiniste Daniel Ortega, revenu au pouvoir en 2006, et de sa femme Rosario Murillo, qui exercent une sévère répression et s’efforcent de nier tout ce qui pourrait leur faire du tort.

Cacique Diriangén, Real Estelí, Walter Ferretti ou Managua FC. Ces noms parleront peut-être à ceux qui sont tout bonnement incapables de décrocher du foot, au point de suivre le tournoi de clôture du championnat du Nicaragua, dernier pays des Amériques à autoriser la poursuite des compétitions sportives, en dépit de l’épidémie grandissante de coronavirus dans la zone. Bien que les rencontres de Liga Primera se disputent à huis clos et que le Nicaragua soit officiellement relativement épargné pour le moment (deux cas ont été diagnostiqués), le maintien de la Primera Liga fait débat, et plusieurs joueurs – pour la plupart étrangers – ont remis en question la poursuite de la compétition.


Joueur majeur du championnat, l’Uruguayen Bernardo Loreiro (Cacique Diriangén) a ainsi tiré la sonnette d’alarme sur les réseaux sociaux, alertant sur les risques liés à la santé des joueurs, de leur famille et faisant part de son incompréhension par rapport à « ses collègues qui ne disent rien » . Pour cause, à l’exception du Cacique Diriangén – qui a diffusé une photo de ses joueurs équipés de masques et de gants à l’issue de la rencontre de championnat face à Ocotal –, les dirigeants des neuf autres équipes se sont opposés à la suspension du championnat et n’hésitent pas à faire pression sur leurs joueurs, les menaçant de résilier leur contrat en cas de grève, comme le rapportent plusieurs titres de presse sud-américains.

Un régime dictatorial qui compte sur l'amour pour combattre le coronavirus

Corruption, négation et mensonges


Dans ce pays frappé par la corruption et où le baseball est roi, le maintien du championnat est révélateur d’une gestion de l’épidémie complètement délirante de la part du président Daniel Ortega - ancien révolutionnaire sandiniste de retour au pouvoir depuis 2006 - et de sa femme Rosario Murillo, nommée vice-présidente du deuxième pays le plus pauvre d’Amérique latine il y a maintenant quatre ans. Alors que le Panama vient d’annoncer sa mise en quarantaine, le tandem n’a pas pris la peine de fermer les frontières du pays et n’envisage pas de confiner ses habitants. Silence radio pour Ortega, malade et reclus dans sa résidence – qui fait aussi office de bureau présidentiel et de bureau central du FSLN, le parti au pouvoir –, tandis que Rosario Murillo maintient, comme si de rien n’était, les manifestations de sa campagne «  Nicaragua Toda Dulce, con Amor para Vos, verano 2020  » . Le tout, une dizaine de jours après avoir poussé plusieurs milliers de fonctionnaires et des personnels hospitaliers à se rassembler pour soutenir les pays touchés par le coronavirus, avec pour message « Amour en ces temps de Covid-19 » .

Devant cette négation de la réalité, les Nicaraguayens ne sont pas dupes. Les médecins fustigent l’irresponsabilité des décideurs, tout comme l’église catholique, qui a appelé les habitants du pays à rester chez eux. Une grande partie de la population ne croit de toute façon plus le gouvernement, à l’image du joueur argentin Leandro Figueroa (Deportivo Walter Ferreti), qui déclarait à La Nación : « Il y a probablement plus de cas (que les deux déclarés pour l’instant, N.D.L.R.), mais ils sont cachés, pour ne pas nous alarmer. Un de mes coéquipiers connaît des gens qui travaillent dans un hôpital et me l’a dit. »

Déni sandiniste


Pour la population, la gestion de l’épidémie de coronavirus est une énième confirmation de la déconnexion totale entre le pouvoir et la société nicaraguayenne dans son ensemble. Si la colère monte depuis longtemps dans un pays où les institutions sont noyautées par l’entourage d’Ortega, doublement réélu en 2011 et en 2016 alors que la constitution du pays interdit de briguer deux mandats consécutifs, un point de non-retour a été atteint au printemps 2018, quand ont débuté de massives manifestations réclamant le départ du président, à la suite de l’annonce d’une réforme de la Sécurité sociale. Sévèrement réprimées par la police nicaraguayenne – qui n’a pas hésité à déclencher des tirs létaux –, aidée par des groupes de paramilitaires à la solde du gouvernement, cette escalade de violence a entraîné la mort de plus de 300 personnes, des milliers de blessés et l’exil de 100 000 Nicaraguayens.

Malgré l'enlisement dans une crise économique et sociale, la poursuite de contestations, l’émergence de leaders d’opposition dans plusieurs pans de la société (entrepreneurs, féministes, agriculteurs, commerçants...), auxquels s'ajoute la mise en place de sanctions internationales à l’encontre du clan Ortega – le fils de Daniel Ortega ne peut plus utiliser ses comptes aux États-Unis –, le régime tyrannique est toujours en place. Usant de la peur, de la violence, des mensonges et de la relative indifférence de la communauté internationale pour se maintenir au pouvoir. En s’efforçant de nier la réalité et ce qui pourrait lui nuire. En faisant comme si on pouvait continuer à jouer au foot.

Par Victor Launay
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.

Dans cet article


Partenaires
MAILLOTS FOOT VINTAGE Olive & Tom Tsugi Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine

il y a 1 heure Jaume Roures craint un exode des joueurs de Ligue 1 cet été 16
Hier à 21:00 Pirès compte passer ses diplômes d'entraîneur 24 Hier à 20:35 Les joueurs de la Liga demandent au gouvernement un délai supplémentaire avant la reprise 16 Hier à 20:15 Papin va bien redevenir entraîneur à Chartres 15
Partenaires
Olive & Tom Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons
Hier à 16:49 Trois joueurs de Charlton refusent de reprendre 2 Hier à 15:17 Jaume Roures rejoint Aulas et s'inquiète pour la Ligue 1 39 Hier à 15:12 Le casse-tête se poursuit à Toulon entre Boudjellal et Joye 16