Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociaux MoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 13 Résultats Classements Options
Abonne-toi à SOFOOT Boutique (Photos, T-Shirt, goodies, etc.)
  1. //
  2. //
  3. // Naples-Roma

Naples, à quoi bon le foot sans Maradona ?

Diego Maradona est parti, et Naples se retrouve orpheline du plus grand joueur, voire du plus grand personnage public de son histoire. La cité parthénopéenne va désormais devoir se figurer un monde sans le Pibe de Oro. Symboliquement, c'est une toute nouvelle page de la destinée du club et de la ville qui s'écrit en Serie A ce dimanche soir face à la Roma.

C'est l'histoire d'un type qui est partout. Sur les murs de la ville. Dans un musée, qui lui est dédié. Dans le recoin d'une impasse, dans une des innombrables petites chapelles qui lui sont consacrées. Et surtout, qui habite l'esprit de chaque Napolitain. À Naples, Diego Armando Maradona n'est pas qu'un joueur de football, mais la matrice d'un récit qui a nourri l'inconscient collectif et qui se transmet de génération en génération. Le club n'a plus jamais été le même avec lui, il ne sera plus jamais le même sans lui. Comment le Napoli va-t-il bien vivre après Diego ? Pour se figurer quelques éléments de réponse, il faut peut-être commencer par jeter un coup d'œil dans le rétroviseur.

« Maradona nous a rapprochés du possible »


En un sens, Naples a déjà perdu Maradona une fois. C'était le 17 mars 1991, date du contrôle positif de Diego à la cocaïne. Le joueur est alors suspendu quinze mois. Sa carrière italienne est finie, sa romance avec le Napoli aussi. Alors que Maradona s'envole pour l'Espagne et Séville où il sera transféré en 1992, Naples ne perd pas seulement le meilleur joueur de son histoire : l'équipe dit adieu à son protagoniste principal, celui qui a transmuté à lui seul le récit populaire du club et de la ville dans les années 1980. Maradona a vu Naples, et l'a montré au monde. Évidemment, le talent n'entre pas seul en compte ici. Il y a d'abord cette alchimie innée qui se crée entre le Diez, ce génie du bas originaire de la banlieue pauvre de Buenos Aires, et les Napolitains, ces « terroni » (culs terreux) méprisés par le Nord. Maradona, c'est la preuve que les hiérarchies sont mouvantes. Que les limites sont franchissables. Cette rébellion contre la Juve, le Milan, l'Inter, bref, les clubs nantis, on la vit au San Paolo. Elle est condensée dans un mètre 65 de talent pur. Ce n'est ni un rêve ni une chimère. El Diez est aussi réel que les glorieux trophées qu'il remporte avec le club azzurro.


Autant de sensations nouvelles pour les tifosi du Napoli, un club dont le palmarès était vierge de trophée majeur auparavant. « Nous étions des enfants, nous étions naïfs, lui aussi était un enfant et il jouait avec nous, pour nous, décrivait, dernièrement, le journaliste napolitain Gianni Montieri. Était-ce juste du football, ou pas ? Je ne crois pas. Quand je rassemble mes souvenirs, il me semble clair que la présence de Maradona nous a permis à nous, Napolitains, de relever la barre, de hausser nos attentes vers l'avenir. L'Argentin nous a montré, dimanche après dimanche, que, du monde imaginaire au monde réel, il y avait un écart minimum, un petit seuil à franchir, il fallait avoir confiance et fantasmer mieux, rêver plus. Maradona nous a rapprochés du possible. Car c'était un champion, qui était aussi l'un des nôtres. » Puisque ce n'était « pas juste du football » , Naples ne se remettra jamais tout à fait du départ de Diego. Les années 1990 et le début de la décennie 2000 sont compliquées. La politique sportive du club ne tient plus la route. Sans Maradona pour le guider, le Napoli se perd plusieurs années en Serie B avant de carrément se déclarer en faillite en 2004. Il faudra attendre l'arrivée d'Aurelio de Laurentiis à la tête du club pour voir Naples enfin repartir de l'avant, et retrouver un standing footballistique digne de ses tifosi comme de son histoire.

Célébrer le passé, construire le futur


Néanmoins, Naples n'a jamais retrouvé de héros de la dimension de Maradona. Mais le club italien pouvait toujours s'accrocher aux paroles du Diez, qui gardait un œil amoureux sur le club et commentait son actualité. À des milliers de kilomètres de Naples, Maradona continuait d'entretenir la flamme avec les Azzurri. L'histoire n'était pas finie, pas tout à fait. Diego pouvait y ajouter quelques annexes au gré de ses envies, et il y avait quelque chose de rassurant là-dedans pour les tifosi partenopei. Leur légende veillait sur eux. Désormais, elle s'est éteinte. Pour une deuxième et dernière fois, Naples a perdu Maradona. Pour une deuxième et dernière fois, Naples a dû lui dire au revoir. Ce jeudi, aux abords du San Paolo et dans les rues de la ville, des milliers de supporters ont communié - parfois fumigènes au poing - en chantant « Ho visto Maradona, ho visto Maradona » à l’unisson. Et après ? Après, il y a un club devenu structurellement fort, beaucoup plus que dans les années 1990, où le départ de Maradona avait été pour Naples le début de la fin. Ce ne sera pas le cas, cette fois-ci. Cette fois-ci, Naples peut à la fois célébrer son passé, pleurer son idole et regarder vers l'avenir. Peut-être même en soulevant prochainement un nouveau Scudetto dans son stade, qui devrait être rebaptisé Diego Armando Maradona. Un stade où l'on pourra continuer de jubiler après un but de Dries Mertens, tout en se remémorant à la mi-temps qu'entre 1984 à 1991, Dieu existait. Il était napolitain.

Vidéo


Par Adrien Candau Tous propos issus de Ultimouomo.com
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.



Dans cet article


Partenaires
Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Olive & Tom Tsugi Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons MAILLOTS FOOT VINTAGE
il y a 4 minutes Viens défier la rédac jeudi 20h sur un quiz "le foot à la télé"
Partenaires
Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Olive & Tom Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons