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Mais au fait, c'est quoi un bon match de Pogba ?

Neuf fois sur dix, après un match de Pogba, le camp de ceux qui l'ont trouvé bon affronte celui de ceux qui l'ont trouvé mauvais. Pourquoi les prestations du milieu de terrain clivent-elles autant ? Sans doute parce que personne n'est d'accord sur ce qu'on attend de lui.

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Une copie dont on doit coller le coin en léchant une languette au goût de colle répugnant, du papier brouillon rose saumon sur lequel on gribouillera essentiellement des choses bidons, une table, une chaise inconfortable, un stylo, et quatre heures devant soi. Comme chaque année depuis 1808, le mois de juin en France est celui du baccalauréat, et lundi, les 753 148 candidats du cru 2018 ont lancé les hostilités avec l'épreuve de philosophie. « Éprouver l’injustice, est-ce nécessaire pour savoir ce qui est juste ? » pour la filière S, « Peut-on être insensible à l’art ? » pour les ES, et « L’expérience peut-elle être trompeuse ? » pour les L (coefficient 7 pour eux, mine de rien). Des sujets faciles. Si les examinateurs avaient voulu être vraiment salauds, ils auraient proposé un « Qu'est-ce qu'un bon match de Paul Pogba ? » parfait pour semer la zizanie. Car on l'a encore vu contre l'Australie : peu importe ce que fait le grand Paul, à l'arrivée, il y aura toujours la moitié de la planète pour juger qu'il a fait un bon match, et l'autre moitié pour affirmer qu'il n'a servi à rien. Les statistiques ont pourtant tendance à faire pencher la balance du côté du match réussi. 90% de passes arrivées à destination – dont celle qui mène au penalty de Griezmann –, sept duels gagnés, et 100% de dribbles réussis. Avec en prime ce but/non-but accepté puis refusé qu'il n'a peut-être pas marqué directement, mais sur lequel il a fait l'essentiel du boulot. Malgré ça, des voix de sont élevées ici-et-là pour dire qu'il avait loupé son entrée dans le Mondial.

La différence entre les très bons et les grands


Une scène de plus en plus récurrente pour un garçon qui a lui-même déclaré à Téléfoot : « J'ai moins le droit à l'erreur que les autres. Je suis passé du joueur le plus cher du monde au joueur le plus critiqué du monde. » La question n'est même pas de savoir si Pogba est jugé différemment des autres joueurs, tant cela semble évident. Avec ses Pog' machins choses et le spectacle permanent qu'il a fait de sa vie, Pogba a souvent donné le bâton pour se faire battre, c'est vrai. Mais au-delà des pas de danse et du personnage de télé-réalité, la vraie question est de savoir ce qu'on attend vraiment de lui sur un terrain de football. Agacé qu'on envoie toujours les mêmes lettres de doléance à son coéquipier, Blaise Matuidi a tenté de résoudre l'équation : « Paul, il a été décisif, il nous a fait gagner le match. (...) Qu'est-ce que vous attendez ? Qu'il mette quatre buts dans un match ? Non, son rôle avant tout, c'est d'être un milieu de terrain, il est là pour aider l'équipe et c'est quelqu'un qui est capable de dépasser sa fonction. C'est ce qui fait la différence entre un très bon joueur et un grand joueur, et Paul fait partie des grands. »


Tout le nœud gordien est là. Dans ce qu'on demande réellement à un joueur qui sait faire tellement de choses qu'on veut qu'il fasse tout à la fois, et tout le temps. Les jeunes biberonnés aux vidéos « Pogba best goals & skills ever - HD 720p » veulent des roulettes et des frappes de 35 mètres. Les pseudo-puristes veulent un Paul Scholes-bis qui fait gagner 50 mètres à son équipe à chaque passe. À partir de là, facile de le lapider quand, comme contre l'Australie, il marque un but de seulement 10 mètres et enchaîne des passes de seulement 20 mètres.

Le beau et le bon


Pogba subit les caprices de l'opinion, les pires de tous, même s'il jure qu'il a « appris à vivre avec » . Il subit aussi ceux de ses coachs successifs puisqu'en quelques saisons passées à la Juve, à Manchester et avec les Bleus, il a expérimenté tous les systèmes de jeu possibles et imaginables et a été ballotté d'un poste à l'autre au milieu de terrain. Pour qui tente de jauger ses performances, les lignes sont forcément brouillées. Mais le fil rouge de ces changements de poste, c'est que Pogba les a toujours acceptés en la bouclant et sans créer de mélodrame. Un comportement de grand garçon qui fait de lui l'une des voix qui portent dans le vestiaire de la sélection, comme le confirment les rookies Lucas Hernandez – « Paul, Antoine, Raph, il faut les écouter parce qu'ils vont nous emmener sur le bon chemin » – ou encore Benjamin Pavard – « Il nous met en confiance, il nous dit des mots sympas. Moi, il me dit toujours : "T'es pas là pour rien." »


Mais le fait que Pogba reçoive l'onction des membres de son corps de métier ne semble pas calmer ceux qui veulent lui faire la peau. Des gens qui hurlent « Je vous l'avais dit » quand la Pioche fait un match pourri (celui contre l'Italie par exemple), mais qui ne savent pas où placer le curseur pour qualifier une de ses prestations de « bonne » . Ou qui confondent les termes « beau » et « bon » , et qui ne peuvent se résoudre à reconnaître que contre l'Australie, Pogba ait été bon sans être beau. Des nuances subtiles, trop pour certains, et qui mériteraient presque que des candidats au bac dissertent dessus.

Par Alexandre Doskov, à Istra Propos recueillis par AD
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