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Lyon, l'union sucrée

Fissurer la Juventus et contenir sa révolte n'ont pas été les missions les plus difficiles réalisées ce mercredi par les joueurs de l'Olympique lyonnais. Car il fallait un certain aplomb pour apaiser les esprits, embarquer avec eux l'ensemble de leur stade et - éventuellement - renverser l'opinion.

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De l’amour, de la haine, un peu des deux : Cristiano Ronaldo est habitué à encaisser tout type de sentiments lorsqu'il se trouve dans une telle arène. Et cette 84e minute de jeu au Groupama Stadium ne déroge pas à la règle. Sur un excellent centre de Paulo Dybala — certainement le meilleur Juventino de ce huitième de finale aller —, le Portugais au chignon s’envole dans le dos de son maton du soir, Jason Denayer, mais est légèrement bousculé dans les airs. Anthony Lopes a pu se saisir sans souci de la déviation de son compatriote, avant qu'il ne se mette à taper des pieds et des poings dans la pelouse pour quémander une intervention arbitrale. Mais si M. Jesús Gil Manzano ne bouge pas d’un iota, c’est à un autre acteur déterminant de cette partie qu'il se frotte : tout un stade, debout, chahutant (presque) à l’unisson celui qui représente à lui seul le mastodonte mis à terre ce mercredi soir par l’OL. L’image est saisissante et résume la vraie performance lyonnaise : avoir su convaincre son propre public. Et c’était loin d’être gagné, vu l’ambiance qui flottait dans les rangs rhodaniens moins de 84 minutes plus tôt.


Il n’y a qu’à voir les revendications formulées les jours précédents par le Kop Virage Nord dans un communiqué ou une banderole déployée sur le fronton de la boutique du club. Las de voir leurs joueurs « incapables de se surpasser, d’être réguliers, de se battre collectivement » , ceux-là redoutaient d’essuyer une raclée face à la Juve qui aurait pu étendre la morosité générale jusqu’au 120e derby de l’histoire dimanche prochain, puis la demi-finale de la Coupe de France contre Paris, et ce, jusqu’à la fin de la saison. Mais voilà, les Gones se sont servis de cette adversité interne pour en tirer une force et retourner l’opinion en leur faveur au prix d’une énorme prestation collective. Au moment où Anthony Lopes dégageait les derniers ballons, soit autant de bouffées d’oxygène pour un bloc défensif en apnée depuis de longues minutes face aux derniers assauts de la Juve, quatre tribunes sautaient comme un seul homme, au point de faire trembler le béton du formidable outil.

« Mise à plat »


L’emblématique gardien a lui aussi noté l’ambiance dans laquelle était baigné le Parc OL. « Ça a été une ambiance de folie dès le départ, se réjouissait-il, le sourire jusqu’aux oreilles après ce succès. Tout le monde attendait qu’on prenne une déculottée au match aller ou au match retour, on a montré un beau visage. » En effet, c’est bien par leurs actes, plus que leurs mots, que les Lyonnais ont réussi à mettre les plus sceptiques dans leur poche. Du courage, de la solidarité, de l’abnégation, de la créativité, tout ce que les plus virulents pensaient avoir perdu. On est alors bien loin des règlements de compte qui avaient suivi la qualification face à Leipzig (2-2). La fête s’était alors transformée en pugilat, où les uns avaient encore Marcelo dans le pif, et les autres, comme Memphis Depay, ne toléraient pas ces agissements dans un tel moment. « Toutes les choses qui ont pu se passer, notamment au mois de décembre, ont été mises à plat, assure Lopes, véritable relais avec les supporters. Les discussions ont fait beaucoup de bien. On a des joueurs intelligents et en face de nous des personnes intelligentes, donc voilà, on peut maintenant avancer tous ensemble. »



Le week-end dernier, c’était encore le timing qui était principalement reproché aux supporters. Mais c’est peut-être aussi un des ingrédients qui, au-delà des paramètres tactiques ou physiques, ont permis de mettre les joueurs lyonnais dans les conditions de l’exploit. « Ils nous ont supportés du début à la fin, constatait Karl Toko Ekambi. Ça nous a fait du bien, ça nous a poussés à sortir tout ce qu’on avait en nous. » Évacuer les mauvaises ondes, les mauvaises impressions, voilà le sens curatif de tout ça. Dimanche, Lyon repartira dans un autre combat, moins glorieux, mais tout aussi — voire plus — important aux yeux de ses fans, avec la réception de Saint-Étienne. « On est attendus tous les matchs, on le sera encore dimanche, avertit le buteur du soir Lucas Tousart, encore sur son nuage. Après, franchement, je tiens à les féliciter aussi parce que, quand on a su emballer le match, ils nous ont suivis. Il y a des moments où c’était difficile et quand on entend tout ce monde crier, ça permet de se surpasser. »

Reprendre la marche de l'histoire


C’est ainsi que se créent des souvenirs communs, pour avancer plus loin, pour resserrer les liens et observer une union aussi sacrée que naturelle. Cela rejoint d’ailleurs le vœu formulé plus tôt par Juninho dans les colonnes de L’Équipe. « On est 18es à la maison en L1 (16es en réalité) alors qu'on devrait être dans les trois premiers. Il y a un manque de régularité, de confiance, déplorait le directeur sportif. On doit construire une histoire ici (dans ce stade). Depuis longtemps, on n'a pas gagné de trophée. Je le répète aux joueurs "Rien ne s'achète, c'est à vous d'écrire votre histoire." Et s'ils voient un jour leur photo à côté d'un titre de champion ou d'une Coupe, ce sera pour la vie. » Le Groupama Stadium, aussi beau soit-il, est effectivement une page blanche. Et ce mercredi, les Gones d’aujourd’hui ont certainement gribouillé quelque chose qui pourrait rester et marquer, quel que soit le résultat lors du match retour à Turin. Que ce soit pour la fin de la saison, ou pour dans plusieurs années.


Dans les entrailles du stade, au moment de grimper dans leur bus, les joueurs de la Juventus ont défilé les uns après les autres devant caméras et micros sans dire un mot. Seul Leonardo Bonucci a donné un peu de grain à moudre aux journalistes italiens, quand Ronaldo a fait quelques heureux en saluant des enfants en chaise roulante. Ceux qui ont joué (Adrien Rabiot, Miralem Pjanić, Matthijs de Ligt et son pansement), comme ceux qui sont restés sur le banc (Matuidi, Chiellini, Khedira, Buffon) sont alors passés seuls, avec la mine renfrognée ou au mieux en déclinant poliment les sollicitations. Les Lyonnais, eux, se sont attardés. Parce que cette victoire n’est pas uniquement la leur. Il faut la partager, ce que dit Tousart : « On est allés chercher la victoire tous ensemble. C’est une victoire de tout un stade et de toute une ville. »



Par Mathieu Rollinger, à Lyon Tous propos recueillis par MR, sauf mention.
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