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Le jour où Messi est venu

Après deux jours à attendre dans le vide aux portes du Bourget et autour du tapis rouge du Parc des Princes, les supporters parisiens l’ont enfin aperçu : Lionel Messi est arrivé dans la capitale. Aperçu, c’est un euphémisme : pour toutes ces heures d’attente, les nouveaux adorateurs de la Pulga n’ont eu droit qu’à un petit salut à une fenêtre, puis un autre entre deux vans, et encore un autour au balcon du Royal Monceau. Récit d'une journée historique.

Le soleil décline dans le ciel parisien, mais les abords du Parc des Princes s’illuminent soudainement. Il est 19h40, cela fait maintenant plusieurs heures que le parvis du vaisseau de béton est bouclé par les forces de l’ordre, et envahi par le peuple parisien. Comme un seul homme, les supporters parisiens se dressent et fondent vers le cordon de barrières et de CRS au pied de la tribune Borelli. C’est au moins le dixième mouvement de foule de l’après-midi, mais à son ampleur, sa clameur, on comprend tout de suite que c’est le bon. Après deux jours à camper devant le Parc, le public parisien exulte. Le roi est là.

Le Bourget gentilhomme


Une brève apparition divine qui a marqué la fin d’une journée de folle attente, qui avait commencé très tôt, à une trentaine de kilomètres au nord de l’enceinte de la Porte d’Auteuil. Aéroport de Paris-Le Bourget, où les jets privés vont et viennent de la capitale, et donc l’endroit où Lionel Andrés Messi allait poser son magique pied gauche sur le sol de France. Les premiers arrivés sont là dès le lever du jour. Pas envie de manquer la moindre miette de la Pulga. L’annonce en début de matinée d’un accord total entre Messi et le PSG ne laisse plus aucun doute : après deux jours d’attente pour rien, cette fois c’est la bonne. En début d’après-midi, ils sont déjà plusieurs centaines à s’être amassés le long des barrières de sécurité placées autour du bâtiment où doit débarquer l’Argentin après son atterrissage. Dans la foule, pas un regard ne s’éloigne des écrans de smartphones, où l’on suit les dernières nouvelles. Sur les coups de 14 heures, Antonella Roccuzzo, compagne de Messi, poste dans sa story Instagram une photo de l’homme le plus recherché de Paris à bord de son jet privé. Temps de vol : environ 1h30. Le compte à rebours est lancé.



Dans ce genre de moment, la moindre rumeur fait frémir dans les rangs des supporters, le moindre mouvement sur le tarmac ou autour des portes déclenche les cris et fait sprinter la foule comme des poulets sans tête. Tout le monde veut apercevoir son petit bout de Messi, quitte à attendre des heures devant un bâtiment gris et à applaudir le moindre mec en costard qui en sort. Aziz, 33 piges, dans son complet survêt du Barça, guette la porte en habitué : il était là lundi, toute la journée, et dimanche soir aussi, jusqu’à minuit. « Y’avait du monde, mais pas Messi » , ricane-t-il. Supporter du Barça ? « Avant, mais j’aime surtout Messi, c’est mon idole. S’il avait signé à Reims, j’aurais supporté Reims. »

En parlant de champagne, les supporters commencent à s’impatienter de pouvoir le déboucher. On entend ça et là que le jet atterrit, mais impossible de le voir. Les journalistes présents tentent de s’élever pour regarder au-dessus de la grille opaque qui sépare l’extérieur du tarmac. Le mouvement de cinq vans noirs trahit une arrivée imminente. Et puis soudain, la lumière : il est 15h51, précisément, quand Leo Messi apparaît à la fenêtre de l’étage du Bourget, t-shirt « Ici c’est Paris » sur les épaules. Le temps d’un salut papal d’une petite minute à une foule qui n’attendait que lui pour craquer ses fumis et allumer ses feux d’artifice, et le voilà qui disparaît, déjà. Les supporters, eux, restent. En espèrent plus. 16h15, le van est aperçu s’échappant par un chemin dérobé. On lui court après, mais il est trop tard : Lionel Messi est en route vers l’hôpital Américain de Neuilly.

« On ne bouge pas tant qu’il n'a pas signé »


Pendant ce temps au Parc des Princes, le parvis rugit déjà depuis le début d’après-midi, preuve que oui, il peut y avoir du monde à Paris en août. L’avion de Messi n’était pas encore posé qu’ils étaient déjà plusieurs milliers à fouler le pavé. Et à se chauffer la voix, à base de « Messi, Messi » , « Merci Nasser » qui alternent avec des classiques d’Auteuil et quelques politesses adressées aux Marseillais. « Obligé il signe aujourd’hui, même sur une jambe ou avec un cancer, il signe. On bouge pas tant qu’il n’a pas signé » , promet Alexis, 28 ans, qui tourne déjà au rhum coca avec ses potes du groupe Titi Paname. Les trois larrons scrutent Flight Radar, l’appli qui détrône TiktTok depuis deux jours dans la capitale. Mais à 15h44, le faux suspense s’envole : les premières photos de Messi au Bourget commencent à faire surface. Le compte Twitter du PSG officialise la chose à demi-mots.



À croire que les CRS attendaient eux aussi ce signal, puisqu’ils se déploient dans la foulée et évacuent le square attenant. « Mais on n’en sait pas plus que vous, on ne sait pas s’il va venir » , assure un homme en bleu. Un peu plus loin, c’est un maillot rouge et noir des Newell's Old Boys qui fend la foule. Joueur de rugby argentin à Orsay depuis cinq ans, Augustin ne voulait pas manquer ça : « C’était trop tôt pour qu’il revienne à la maison, mais il le fera un jour. » Pendant ce temps-là, les dizaines de télévisions enchaînent les duplex tant bien que mal, avec le même fond à chaque fois : des supporters surexcités qui s’égosillent. Bryan Levavasseur, journaliste pour RMC Sport en charge d’un documentaire sur la Pulga, trépigne : « On a eu la confirmation de son arrivée à 12 heures, on est venu ici direct. On attend, comme tout le monde. » Mais la foule s'éclaircit soudainement à grands coups de scooters et chauffeurs Uber : Messi est à l’hôpital américain, à 8 kilomètres de là. Prochaine étape, le Parc ?

L’hôpital, la charité, tout ça


« Franchement, c’est presque pire que quand on reçoit un dirigeant étranger » hallucine l’une des motardes de la police. Il faut dire que le dispositif est vertigineux : pour escorter les trois voitures transportant toute la petite délégation vers Neuilly et le lieu de la visite médicale, 18 motos ont été sollicitées. Quand elles se garent toutes en rang d’oignon dans la ville de Nicolas Sarkozy et Sami Ben Boudaoud, les habitants n’en reviennent pas. L’un deux se trouve même bien embêté quand les policiers lui demandent de détourner le parcours prévu pour son footing de l’après-midi. Devant l’hôpital de Neuilly, un peu moins de monde qu’au Bourget et au Parc. Il faut dire que les chances de voir Messi sont plus minces. « J’étais posté devant la porte, j’ai vu du mouvement ailleurs donc j’ai couru là-bas, et au final il est entré par là où j’étais » , regrette Noah, venu avec ses potes. Pas de chance. À l’intérieur, Messi est en train de se faire examiner sous tous les angles par les meilleurs spécialistes du coin. À l’extérieur, on espère toujours apercevoir ne serait-ce qu’un cheveu.


La visite médicale accomplie, ne reste plus qu’un rite : le passage par le tapis rouge du Parc des Princes. La rumeur circule vite : Messi arrive, il zappe l’étape à la factory, les bureaux du PSG à Boulogne-Billancourt. Il arrive, donc. Il mettra en vérité presque deux heures. Nick Simon, un collègue anglais dépêché à l’improviste par le Daily Mail alors qu’il était en vacances à Paris, vient aux nouvelles : « Je suis spécialiste rugby moi, ça arrive souvent ce genre d’accueil pour un joueur de foot ? Il va venir au moins ? En tout cas, je préfère ce stade » , nargue-t-il, en pointant Jean Bouin, l’antre du Stade français. Yes, Nick, il va venir. La preuve : des vigiles se déploient sur le tapis rouge. Quelques meneurs prennent alors les devants, à la courte échelle, pour synchroniser les chants parisiens en l’absence, regrettable, des ultras.



Rendez-vous demain, même heure, même endroit


Chaque élément de mobilier urbain - et même naturel, à en croire le supporter perché en haut d’un arbre - devient un promontoire pour apercevoir l’élu, alors que les CRS abandonnent l’idée d’en faire descendre les apprentis cascadeurs. Ils sont trop occupés à bien regarder leurs camions à l’entrée du parking du stade. Encore un signe que Messi arrive, c’est sûr, se rassure-t-on. Mais l’heure tourne, et le rond point de l’Europe se vide de moitié. Le bruit court que Messi ne viendra pas, qu’il sera de toute façon présenté le lendemain au Trocadéro, parce qu’il le vaut bien. À 19 heures, l’arrivée de deux scooters réveille tout le monde. Raté. Vingt minutes plus tard, le convoi présidentiel avec ses bécanes et ses fourgons Mercedes déboule : la foule s’agite.



Tout le monde s’attend alors à voir le beau Lionel fouler le tapis rouge. Mais décidément d’humeur badine après son départ surprise du Barça, l’Argentin surprend encore et pointe sa frimousse à l’opposé, arrivant à pied entre les CRS. Il est 19h40, et le mètre soixante-neuf vient s’offrir un bain de foule express, tout sourire. La joie est aussi intense que courte : cinq minutes plus tard, Messi s’est éclipsé par le square. Un haut parleur annonce qu’il sera de retour mercredi, même lieu, à 12 heures après sa conférence de presse au Parc. Cette fois, la foule n’attend plus. Tout le monde regagne sa chaumière. Celle du soir pour le néo-Parisien, c’est le Royal Monceau dans le 8e arrondissement. Sur place, le nouveau roi de Paris salue la foule depuis le balcon, en entendant son sacre en bonne et due forme ce mercredi, au Parc des Princes.

Le bonheur d’être riche et vexé


Par Alexandre Aflalo et Adrien Hémard, à Paris et en petite couronne
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