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Amputés : membres à part entière du foot français

Septième du dernier Euro en Pologne, l’équipe française de foot pour amputés (EFFA) est déjà tournée vers la Coupe du monde 2022, qui aura lieu en Turquie. Si l’association cherche à se renouveler sportivement, elle veut surtout être reconnue par le monde du handisport pour continuer à exister, tout simplement.

Au coup de sifflet final de son dernier match de l’Euro, remporté 1-0 face à l’Irlande, Jérôme Raffetto a le sourire. Le capitaine de l’équipe française de foot pour amputés vient d’assurer sa qualification pour le Mondial turc. « On est à la place où on doit être. Si on avait terminé au-dessus, ça aurait été parfait, en dessous, cela aurait été une déception, car seules les sept meilleures équipes étaient qualifiées » , confie le joueur de 41 ans, amputé de la jambe gauche depuis 2005. Alors que les Bleus sont tombés les armes à la main face à la Pologne, une référence de la discipline, en quarts de finale (2-0), Jérôme Raffetto et ses coéquipiers ont pu jouer devant plus de 3000 spectateurs. « C’était une ambiance de dingue. Le match était aussi diffusé sur le TF1 polonais et on pouvait parier sur la rencontre » , poursuit le numéro 10 de l’équipe française.

« La Fédération handisport a tendu la perche, mais elle n'a jamais été prise »


Alors que cet Euro est une réussite d’un point de vue sportif, Richard Gobert a encore du pain sur la planche. Le fondateur de l’EFFA mène un long combat. « On se bat depuis des années pour obtenir la reconnaissance de la Fédération Handisport, qui continue de faire la sourde oreille. Du coup, on essaie de monter notre propre Fédération, mais il nous faut l’aval du ministère des Sports et de la Fédé Handisport, qui ne change jamais d’avis. Ça me désole, car on les a sollicités en 2007 après la Coupe du monde en Turquie » , explique, désabusé, Richard Gobert, qui a lancé l’idée de l’EFFA après l’amputation de son fils du pied droit et de la main gauche.



Pourtant, la Fédération handisport tient un discours totalement différent. « Nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises, notamment dans le cadre d'un rendez-vous avec le ministère des Sports. Il leur a été expliqué que le principe de sélection nationale relève des fédérations délégataires. Pour reconnaître demain une équipe de France de foot pour amputés, il faudrait le faire dans le cadre de la Fédération française de handisport. Il faut une délégation de l’État pour sélectionner des joueurs, or ce n’est pas le cas aujourd’hui pour l'EFFA, qui représente à l’international des joueurs. On est évidemment ravi de voir que l’activité se développe. Travailler ensemble n’est pas un souci pour nous, mais il faudrait idéalement que l’EFFA fasse évoluer son organisation pour s’intégrer à la FFH et construire ensemble le projet, sélectionner et encadrer les joueurs, organiser des stages. Malheureusement, cette proposition ne leur convient pas. On a tendu la perche, elle n’a pas été prise » , affirme Christian Février, directeur technique national à la Fédération française de handisport.

Alors que les deux parties cherchent encore un terrain d’entente, la discipline connaît des difficultés à se développer en France. « L’association EFFA est reconnue par la WAFF (World Amputee Football Federation) et l’EASS (l’équivalent de l’UEFA pour le foot pour amputés). Si on était reconnu par la FFH, le football pour amputés apparaîtrait dans le catalogue du handisport, comme le tennis fauteuil ou le cécifoot. Mais sans ça, beaucoup de gens ne savent pas qu’on existe » , constate Richard Gobert. Difficile dans ces conditions de trouver des partenaires, essentiels à la survie de l’association. Aujourd’hui, l’EFFA a quatre sponsors principaux et les joueurs tentent d’en trouver à droite à gauche. « Je monte des dossiers de subventions avec le conseil départemental, qui nous donne 5000€ par an. Grâce au conseil régional, on peut avoir des ballons et du matériel. On a environ 10 000€ pour vivre. On a des gens qui nous lavent le linge, je leur fais un reçu pour don. Si on avait notre propre Fédération, on aurait plus de fonds et il n'y aurait plus de contraintes. Aujourd’hui, je suis le seul qui s’occupe de l’administratif au sein de l’EFFA, mais ça ne suffit pas. On me dit toujours "tu es à la retraite, tu as le temps". La motivation des gens n’est pas là. Le monde du handicap laisse les gens perplexes. »


Génération vieillissante cherche successeurs

Au milieu de ce capharnaüm, l’équipe française cherche à se renouveler sportivement, alors que la majorité des joueurs approchent ou dépassent la quarantaine. « J’ai 41 ans, mais je suis nouveau, puisque j’ai commencé à 38 ans, confie Jérôme Raffetto, qui a repris le sport après un arrêt de 12 ans, conséquence de son accident sur le parking d’un stade. À 41 ans, ce n’est pas normal d’être encore titulaire. Les bonnes équipes ont un renouvellement d’effectif constant avec l’arrivée de jeunes. En Ukraine, des joueurs de 55 ans continuent de jouer. Si elle veut voir plus loin, l’équipe française a besoin d’aller chercher de la jeunesse. Le foot pour amputés n’étant pas aux Jeux paralympiques, ça n’aide pas, sachant que la population ne s’intéresse au handisport qu’à ce moment-là. »

Dès lors, Richard Gobert espère surfer sur la qualification pour le prochain Mondial pour aller chercher du sang neuf, alors que les premiers clubs voient le jour en France. « On essaie de se retrouver une fois par mois en Haute-Savoie pour un stage de trois ou quatre jours, histoire d’avoir toujours des automatismes. On essaie de faire des matchs amicaux contre d’autres nations, mais les déplacements coûtent trop cher. Du coup, on se contente de jouer contre des valides. Des partenaires privés ont financé notre voyage à l’Euro. On n’a pas changé d’équipementier depuis 5 ans et on a dépensé 85 euros pour avoir un survêtement pour ne pas être dépareillé. Aujourd’hui, il y a quatre clubs en France (Endoume, Cernex, FC Bouaye et Jouy-le-Moutier, NDLR), et cela permet de faire un minichampionnat. C’est important pour nous, car le premier se qualifie pour la Ligue des champions, qui a été créée il y a trois ans » , poursuit Jérôme Raffetto.



Une Ligue des champions à laquelle espèrent participer les clubs anglais, qui investissent beaucoup pour développer la discipline outre-Manche, notamment Manchester City, Arsenal et Everton. « Pour le dernier Euro, le parrain de la compétition n’était autre que Robert Lewandowski. Il y a quelques années, lors d’un Pologne-France, il était venu donner le coup d’envoi du match. C’est quelque chose qu’on ne voit pas en France. Il faut que les gens comprennent que le foot pour amputés ne coûte pas plus cher que le foot pour valides. Quand tu es amputé, tes béquilles sont remboursées par la sécurité sociale » , sourit Richard Gobert. Alors que les Jeux de Paris approchent, le monde du foot pour amputés espère que la discipline va enfin récolter autre chose que de l'indifférence.

Par Analie Simon Tous propos recueillis par AS.
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