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Ganso, le fantasme inachevé

Pioche incertaine de l'été amiénois, Ganso a décidé cette semaine de quitter la Picardie après un peu plus de trois mois en France. La faute à un temps de jeu trop réduit à son goût et à une situation qu'il n'imaginait pas s'arranger. Résultat, dans les mémoires, le Brésilien sera rangé aux côtés du Miloš Krasić de Bastia.

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Chaque veille de match, le même rituel : des joueurs éparpillés sur un terrain, souvent réduit de moitié pour l’occasion, un entraîneur au milieu, chargé de séparer le jaune du blanc de son effectif, deux équipes qui découlent du partage. D’un côté, celle des titulaires. De l’autre, celle des remplaçants. À son arrivée à Amiens fin août, Paulo Henrique Chagas de Lima, 29 ans et huit sélections avec le Brésil sur le CV, espérait ne pas avoir à se soucier de ça : « Cette année, j’espère pouvoir jouer plus sans me préoccuper de savoir si je vais être sur le banc de touche ou non. Être toujours sur le terrain pour monter mes qualités, car ici, tout le monde attend de beaux buts. » Et tout le monde attendait d’en prendre plein les mirettes. Car sur le papier, Ganso, c’est quelque chose, et que dans une vie normale, la poupée d'Ananindeua n’aurait jamais dû être offerte à un club treizième de la dernière Ligue 1. Mais elle est arrivée, en Picardie plutôt qu’à Athènes, où l’AEK l’a draguée avec insistance durant l’été, grâce à la force de persuasion du responsable de la cellule de recrutement de l’Amiens SC, John Williams. Sans surprise, Christophe Pélissier a récupéré un joueur en miettes, confirmant sa réputation de céphaloclastophile. Résultat ? L’histoire aura duré 103 jours, pas un de plus : un échec.

Chasuble et sale goût


Un échec acté il y a huit jours, vingt-quatre heures avant un Guingamp-Amiens remporté par les Picards (1-2). Lors de la mise en place de Pélissier, Ganso reçoit alors une chasuble dont la couleur indique qu’il sera remplaçant le lendemain, au Roudourou. Présent dans le groupe, le Brésilien décide alors d’en sortir, ce qui pousse le président amiénois, Bernard Joannin, à justifier la chose sur RMC : « Paulo a un mal-être et il a décidé de ne pas faire le déplacement. Avec le coach, John Williams et ses agents, on va l’écouter dans les prochains jours et lui demander des explications, sa position et ce qu’il veut faire. » En réalité, c’est Ganso, dont le comportement depuis son arrivée en France est « exemplaire » , qui souhaite avoir des explications.



Peut-être avant tout car le milieu offensif n’a pas oublié ce que lui a dit Christophe Pélissier quelques semaines après son débarquement en Ligue 1, à savoir ceci : « Plus tu toucheras le ballon, plus on gagnera de matchs. » Finalement, Ganso n’aura grignoté que 607 minutes de jeu en un peu plus de trois mois – cinq titularisations en Ligue 1, une en Coupe de la Ligue, trois passes décisives toutes compétitions confondues – et s'est lassé de la situation. Alors oui, au départ, il y aura eu un fantasme : celui de voir Ganso faire une Kakuta, voir le Brésilien se reconstruire en Picardie et y trouver (enfin) un vrai premier tremplin en Europe après son échec à Séville. Au bout, il restera un sale goût en bouche : celui du sentiment que le joueur de 29 ans n’a pas vraiment eu la possibilité d’enchaîner, que son profil n’a pas été totalement accepté et que tout le monde a perdu son temps avec cette histoire.

« J'ai un collectif à faire tourner... »


C’est le hic et Pélissier l’a avoué cette semaine : « Je comprends son impatience et je respecte sa décision. C’est un joueur qu’il a fallu retaper physiquement. Je pensais qu’il pouvait d’abord nous aider sur des bouts de matchs, quand il entrait, avant de gagner du temps de jeu... (...) Tout le monde a sa part de responsabilité, mais j’ai un collectif à faire tourner et je fais des choix tactiques que j’assume complètement. » Bizarrement, dans le foot de transition souhaité par le coach picard, Ganso semblait être un boulon parfait une fois qu’il serait remis sur pied. Cela restera une hypothèse, rien de plus : après réflexion, le Brésilien est reparti alors qu'il cherchait une maison dans le coin, devrait rebondir en Chine ou au Brésil, et tant pis pour l’espoir, cette affaire confirmant pour beaucoup le sentiment livré par Jorge Jesus il y a quelques mois, le coach portugais refusant de prendre le meneur de jeu au Sporting, estimant qu’il n’avait « pas l’intensité pour jouer en Europe » . Ce serait trop simple, car en quelques semaines en Ligue 1, Ganso aura malgré tout montré quelques bonnes intentions techniques et on aurait aimé voir ça jusqu’au printemps. Il laissera malgré tout l’image du bon mec, du joueur au-dessus techniquement des autres, d’un modèle d’humilité, de l’homme qui ne rechignait pas à enchaîner les selfies aux tables d’une ville qui n’était peut-être pas prête pour autant, si vite. Lundi dernier, Ganso aura pris le temps d’un au revoir à l’arbre de Noël du club. Un drôle de point final.



Par Maxime Brigand
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