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Edinson, ne pas débrancher

Isolé, esseulé, oublié, sacrifié, l'attaquant parisien vit un début de saison étrange. Malgré une efficacité et un rôle encore précieux, Edinson Cavani apparaît comme un obstacle à l'idylle qui s'écrit entre Kylian Mbappé et Neymar. Et avant qu'il n'ait plus que des références passées à faire valoir, l'Uruguayen doit profiter de la réception de son ancien club du Napoli pour réaffirmer son statut.

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Il est toujours là sur l’étagère du meuble télé. Avec le temps, on l’aurait presque oublié. Ce qui explique certainement la couche de poussière qui le recouvre. Saisi par la nostalgie, difficile de se résigner à se débarrasser d'un équipement qui à une époque était considéré comme un must have, car cela impliquerait de foutre en l’air cette impressionnante collection de compilations de buts et de souvenirs. Et puis, au pire, on en tirera bien quelques dizaines d’euros dans une brocante dans plusieurs années. Quelle madeleine, ce lecteur DVD. Et à bien y réfléchir, son destin pourrait être comparé à celui d’Edinson Cavani au Paris Saint-Germain. Un attaquant qui est décrit aujourd’hui comme un truc de l’ancien monde, comparé aux objets connectés qui l’entourent et qui tôt ou tard ne pourra plus être branché à l'écran géant du PSG. Qu'on se le dise : les prises péritel disparaissent aussi vite que les besoins de compter dans son effectif de purs attaquants de pointe comme El Matador.

Obsolescence programmée


Pourtant, à 31 ans, la machine Cavani est toujours fonctionnelle. Avec six buts en neuf matchs cette saison, l’Uruguayen continue de consolider son statut de meilleur buteur du club (176 unités au dernier comptage). Mais voilà, le progrès technique voudrait qu’il ne soit plus compatible avec les pratiques et les attentes des consommateurs qui ne jurent plus que par Kylian Mbappé, sur son cloud depuis le sacre des Bleus en Russie, et Neymar, toujours aussi viral. L’an dernier, l’argument commercial du PSG reposait d’ailleurs sur un trio, baptisé MCN, avec donc Cavani comme élément central. Il y a un an encore, on lui accordait du crédit face à Neymar lorsqu'il fallait trouver au PSG un tireur de penalty. Aujourd'hui, sa candidature n'est presque plus évoquée tant l'Uruguayen est éclipsé par ses comparses des lignes offensives. Et s'il reste encore considéré comme une pièce maîtresse dans l'équilibre parisien – sa qualité de buteur restant une référence – et qu'il bénéficie du soutien du Parc des Princes, cela semble n'être plus qu'une question de temps pour que ce bon vieux Edi disparaisse des rayons au profit d'une pointe à deux têtes Neymar-Mbappé.


Même quand l'Uruguayen est sur le pré, le binôme franco-brésilien semble être déjà passé à autre chose. Dans son édition du 9 octobre, L'Équipe affirmait que quand 31% des passes de Mbappé étaient destinées à son acolyte Neymar, seulement 5% étaient adressées à Cavani. Pire, en 162 minutes de Ligue des champions, le n°10 parisien n’a ainsi fait aucune passe à son n°9. Des chiffres qui ne font qu'illustrer la manière dont le Charrua est mis au ban dans le jeu – celui-ci ne serait pas assez technique pour combiner avec ses coéquipiers – et de plus en plus isolé dans le vestiaire, où il a vu récemment partir ses amis hispanophones Javier Pastore et Yuri Berchiche. Autre fait marquant, son sacrifice lors du match contre Lyon (5-0), où Thomas Tuchel l'a sorti à la 40e minute pour compenser l’expulsion de Presnel Kimpembe. Et c'est des coulisses qu'il a pu observer Kylian Mbappé planter son quadruplé et étaler sa complicité avec le Ney. « J'ai pris une décision très dure pour Edi, mais c'était mon obligation de penser pour l'équipe, s'excusait l'Allemand après cet épisode. Edi est un top professionnel et un joueur super important pour l'équipe. C'est notre buteur. » Le technicien n'a d'ailleurs cessé de dialoguer avec lui pour le garder concerné et impliqué. Chose qui a dû être entendue, puisque l'Uruguayen n'est pas du genre à baisser les bras face à la concurrence.


Rembobinez s'il vous plaît


La rencontre de ce mercredi face au Napoli, club d'une ville où il a été idolâtré (104 buts en 138 matchs) avant d'être vendu pour 64 millions d'euros à Paris en 2013, sera forcément chargée de symbole pour le natif de Salto. « Il est toujours motivé, il n’a pas besoin de jouer contre Naples pour ça, relativisait Maxwell à l’AFP. Il a faim de but, envie de tout donner sur le terrain. » Un ressort qui semble inépuisable pour l'Uruguayen. Ne s'y trompant pas, les tifosi napolitains rêvaient cet été d'un retour de leur bomber à San Paolo. Un serpent de mer alimenté par l'attaquant lui-même : « Après le PSG, je ne sais pas ce qui se passera, mais si je dois changer d’équipe, je pourrais choisir de retourner à Naples avant de rentrer chez moi » , assurait-il en 2017.



Mais les prétentions salariales et le nouveau cycle entamé avec Carlo Ancelotti n'ont pas poussé les Partenopei à faire une offre concrète. « Il y aura sûrement des retrouvailles chaleureuses avec Cavani, assurait cette semaine le président De Laurentiis. Il a été l’une de mes intuitions, puisque je l’ai arraché au président de Palerme et j’ai fait de lui un vrai attaquant de pointe. Depuis Cavani, nous avons réussi à faire marquer 30 buts à tous nos attaquants. Nous cherchons actuellement son successeur et nous trouverons sûrement quelqu’un. » Même dévalué par ses propres fabricants, Cavani doit donc prouver qu'il est encore un attaquant high-tech. Et puis, si les vinyles et cassettes ont pu s'offrir une seconde jeunesse, personne ne lui reprochera de surfer sur la mode vintage.



Par Mathieu Rollinger
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