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Dimitri Payet, capitaine étriqué

Depuis bientôt deux mois, le meneur marseillais a perdu le fil de son jeu et aussi celui qui faisait de lui le premier de cordée de l'OM. Et ce n'est pas sa dernière sortie face à Monaco qui a permis d'affirmer le contraire. C'est dans un Chaudron qu'il connaît bien que l'ancien Stéphanois devra relever les manches pour faire honneur à son brassard.

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C’est quand le bateau chavire et qu’il faut répondre aux vagues des critiques que l’on voit les patrons sur le pont. À l’issue du nul face à Monaco ce dimanche (1-1), dans un Vélodrome exsangue, les joueurs marseillais se sont demandé quelques instants s’ils devaient assumer leurs responsabilités et aller se confronter à un virage sud qui s’était montré hostile durant tout le match à leur égard. Finalement, Steve Mandanda et Luiz Gustavo sont montés les premiers au front, pendant que le capitaine Dimitri Payet s’est chargé de sortir du vestiaire ses coéquipiers qui s’y étaient réfugiés. Une répartition des rôles qui semble bien représenter l’équilibre des forces au sein du groupe olympien.


Le portier reste un des seuls joueurs de l’histoire récente de l’OM à pouvoir postuler le qualificatif de « légende du club » , lui qui a été honoré avant le match pour ses 500 capes sous le maillot ciel et blanc. Même s’il semble sur la pente descendante, Il Fenomeno a toujours été respecté pour son exemplarité. Le milieu brésilien a, lui, enfilé dès son arrivée en 2017 le costume de taulier charismatique. Au point que ces deux hommes sont considérés comme les deux vrais leaders de ce groupe et, surtout, ceux validés par les supporters. Mais ils restent des leaders sans brassard — l’un l’a laissé au moment de son escapade à Crystal Palace quand l’autre est le vice-capitaine. Le capitaine officiel, Dimitri Payet, reste évidemment un cadre de cette équipe et semble avoir encore un certain crédit dans le groupe. Mais alors que Rudi Garcia est plus que jamais dans la tourmente, il semble payer par ricochet le fait d’être le bras droit de son coach, son relais technique sur le pré. Et puisque ses performances ne suivent plus, le voilà irrémédiablement en manque de légitimité.

Un Dim rétréci à la machine


Face à Monaco, Dimitri Payet a presque tout raté : 7 de ses 13 passes vers l’avant ont été perdues, il n’a touché que 49 ballons contre 61 en moyenne cette saison, et a remporté deux fois moins de duels que d’habitude. Et puisque Garcia a décidé d’évoluer sans véritable numéro 9, l’international français s’est emmêlé les pinceaux entre son rôle de meneur et la charge de devoir occuper l’axe, en alternance avec Ocampos et Thauvin. Seule « lueur » dans ce match : un coup franc indirectement à l’origine de l’ouverture du score de Maxime Lopez. Un manque d’impact qui lui a valu d’être remplacé à la 74e minute par Clinton Njie. Et cette perte d'influence est apparente depuis plusieurs semaines, depuis le 25 octobre dernier pour être précis.


Auteur d’un début de saison satisfaisant (6 buts et 6 passes décisives toutes compétitions confondues), le Réunionnais a vu apparaître une première fissure au soir d’une nouvelle claque en Ligue Europa, sur le terrain de la Lazio (1-3). Dim’ avait marqué, mais c’est surtout son embrouille avec Adil Rami à la fin du match que tout le monde a retenu. Le premier signe d’un capitaine bousculé. Moins d’un mois plus tard, contre Strasbourg en Coupe de la Ligue, un autre épisode a un peu plus plombé le Réunionnais. Lui, le spécialiste du point de 11 mètres, avait raté un premier penalty dans le jeu, puis un second lors de la séance de tirs au but. Le pic d’une période de disette qui commence à peser lourdement.


Le Ying ou le Yang


Pourtant, Rudi Garcia ne compte pas lâcher son joueur. « Je ne regrette à aucun moment de l’avoir nommé capitaine, assurait le coach olympien vendredi dernier. Ce n’est facile pour personne ces derniers temps. [...] En début de saison, lui et Flo (Thauvin) ont tenu l’équipe à bout de bras. Il a une bonne analyse des choses. Il a grandi, mûri. Ce qui est vraiment bien avec ces garçons de cette trempe-là, c’est qu’ils prennent leurs responsabilités. » Un discours cohérent si on s'en tient au Dimitri Payet de la saison dernière : celui qui s’était élevé au rang de meneur capable de porter son équipe jusqu’en finale de Ligue Europa, dans la lignée de ce qu’il était devenu depuis son superbe Euro 2016 avec les Bleus.


Mais ce Dimitri Payet semble aujourd'hui loin de tout ça. Sorti sur blessure dans les premières minutes de la finale contre l’Atlético, forfait pour une Coupe du monde 2018 (pour laquelle rien ne dit qu’il aurait été dans les 23 sans ce pépin physique), il a l'impression que quelque chose lui a échappé. À 31 ans, c’est comme s’il avait déjà montré tout ce qu’il pouvait avoir en magasin. Certaines rumeurs l’envoyaient récemment en Chine, pour un dernier « challenge » , avec les Dalian Yifang. « Laissez les bruits... C’est la période, c’est comme ça, dégageait-il. Ceux qui me connaissent savent pourquoi je suis venu (à l'OM) et ce que je fais là. Je ne perds pas mon temps à répondre à des stupidités pareilles. » L'heure est à tout autre chose : retrouver son lustre d'antan et remettre l'OM sur de bon rails. Et c'est à Saint-Étienne, face à son ancien club, que se trouve la prochaine étape de sa réhabilitation.

Par Mathieu Rollinger
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