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Contes de la folie ordinaire

Ce n'était qu'un quart de finale de Ligue Europa, mais, aussi, un peu plus que ça. Pendant cent-quatre-vingt minutes, Liverpool et Dortmund sont sortis de l'espace-temps pour jouer dans une cour privatisée. L'histoire doit s'en souvenir et le football aussi.

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Rien ne peut arrêter la symphonie. Absolument rien ne peut arrêter un homme de chanter. When you walk through a strom, hold you head up high, and don’t be afraid of the dark. La raison n’a aucune limite. On vit pour ces moments-là. Le tableau est différent des autres. La normalité est un concept abstrait. Dans un entretien donné en octobre 2001 au magazine Télérama, David Cronenberg avait philosophé qu’elle n’était « qu’une expérience plus extrême que ce que les gens veulent communément admettre  » . Un soir d’avril 2016, on a touché à ces extrêmes. At the end of the storm, there’s a golden sky, and the sweet silver song of the lark. Entre un apprenti et celui qu’il considère, parfois, comme son maître. Pendant plus d’une heure et demie, Thomas Tuchel et Jürgen Klopp ont accepté de jouer avec le temps et ses limites.


Anfield offre cette particularité de ne séparer les bancs des deux entraîneurs que de quelques mètres à peine. Leur attitude, elle, est diamétralement opposée. L’un joue avec son chewing-gum, alors que l’autre gratte frénétiquement sa fine barbe. L’un s’habille en sombre, alors que l’autre affiche le blanc de l’unité, de l’équilibre parfait. L’un finira la rencontre au sol alors que l’autre la terminera dans les airs, bouffé par la passion. C’est peut-être aussi ça, la bascule de l’expérience. Walk on through the wind, walk on through the rain, through your dreams be tossed and blown… Le football est une histoire de détails. En tant qu’amoureux du scénario sportif, on vit pour ce genre de rencontres, pour le renversement de la normalité justement. Histoire que l’irrationnel nous embrasse et nous brasse dans tous les sens. Walk on, walk on, with hope in your heart, and you’ll never walk alone… You’ll never walk alone. Walk on, walk on, with hope in your heart, and you’ll never walk alone… You’ll never walk alone...


L'Europe est « la mère du football »


Il faut déguster l’instant. Seul le parfum de l’Europe peut le rendre si particulier. De cette Europe, Jürgen Klopp disait il y a quelques mois qu’elle était « la mère du football » . Cette double confrontation entre son Liverpool et son ex de Dortmund n’est qu’un quart de finale de Ligue Europa, mais, dans le fond, c’est un peu plus que ça. Premièrement, tout le monde sait que ce duel n’a pas sa place dans cette catégorie et la semaine écoulée n’a fait que le prouver. C’est fou ce que cent-quatre-vingt minutes peuvent renfermer. Car en l’espace de deux soirées, on aura tout vu : Sakho jouer avec l'histoire, encore ; Lovren poser le point final d’un suspens intense ; Dortmund montrer qu’il n’avait rien perdu de ce que Klopp lui avait laissé et qu’il était, certainement, devenu encore un peu plus fort avec Thomas Tuchel ; Jürgen Klopp dessiner les contours définitifs de ce qu’il pourrait apporter à un club qui n’a plus remporté le moindre trophée majeur depuis 2005 ; et deux poumons inconditionnels, dopés à l’amour de ce qu’ils représentent, s’afficher définitivement et fièrement au visage de l’Europe du football comme les plus fervents amoureux d’un simple club sportif. Car au-delà du terrain, le souvenir du You’ll Never Walk Alone livré ce jeudi 14 avril 2016 laissera une trace.


Sportivement, on a touché à un sommet technique. D’un côté, Tuchel a perdu son pari du tout offensif aux points face à son prédécesseur. On retiendra qu’il a enregistré sa première défaite de l’année 2016 contre Jürgen Klopp, mais il faut, là aussi, retenir la marge de progression d’un groupe qu’il n’a pris en main que depuis onze mois. Sous Tuchel, Kagawa est redevenu un artiste, Aubameyang est devenu un tueur et Mkhitaryan s’est transformé. Alors que le jeune Julian Weigl, vingt-ans, a montré qu’il était probablement un peu plus qu’un espoir. De l’autre, on retiendra la passion que Klopp sait transmettre à ses groupes. C’est une constante avec lui et il n’y a qu’à le voir évoluer derrière sa ligne pour s’en rendre compte. On ne sait pas, et c’est peut-être mieux, ce qu’il s’est dit dans le vestiaire d’Anfield, alors que Liverpool était mené 2-0 à la mi-temps d’un match retour de soiffards. Origi a simplement confié ceci : « Je veux une deuxième mi-temps dont vos petits-enfants se souviendront. » Ensuite, les Reds n’étaient plus les mêmes. Le visage du buteur Sakho n’en est qu’une représentation. On touche à l’insolence du sport, ce n'est peut-être pas plus.

Du rendez-vous à l'agonie


Alors il faut simplement apprécier le spectacle, après une semaine européenne consternante par moments. Ce n’était, encore une fois, qu’un quart de finale de Ligue Europa, mais c’était aussi, certainement, le plus bel affrontement de la saison en cours, si ce n’est plus. Cette petite sœur, hier cachée derrière la grande, se rebelle depuis plusieurs années et, cette fois, elle est devenue mature. On a envie de l’emmener en soirée, parfois même de lui faire rencontrer les grands de ce monde. Il n’y a peut-être pas un écart aussi immense entre l’intensité d’un quart de finale de Ligue Europa et celle d’un quart de Ligue des champions - On ne sait pas où ira ce Liverpool -, mais on sait que, demain, il continuera de sourire.

Ce Dortmund, lui, peut renverser des montagnes aussi. Mais, pour le moment, profitons de ce que le football moderne peut encore nous offrir. Il n’est, cette fois, pas question de chéquiers, de droits télés ou de gros propriétaires. Seulement de la douce symphonie d’un rendez-vous devenu sommet, d’un jeudi soir devenu agonie et qui s’est terminé sur une glissade historique. Anfield est une belle salle pour faire la fête. Ou du moins pour comprendre qu’une salle qui ne chante pas ne peut vivre. Les lumières s’éteignent, Tuchel s’est relevé, Klopp est retombé. Mais la mélodie, elle, peut continuer. On ne demande que ça. Le foot aussi.

Par Maxime Brigand
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