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Comment faire un bon barrage ?

Un barrage, c’est beaucoup de travail. Pour y arriver, d’abord, puis pour faire en sorte que rien ne craque une fois dedans. Mais quelles sont les caractéristiques d’un bon barrage ? Faut-il beaucoup de branches ? Faut-il forcément être communiste ? Faut-il forcément avoir de grandes dents et une queue plate ? Réponse auprès de spécialistes.

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« Faire barrage, c’est aussi l’avenir des enfants, l’avenir de la démocratie qui est en jeu. » Alain Lognon ne rigole pas avec la notion de barrage, et encore moins avec le match de ce jeudi soir entre Troyes et Lorient. Conseiller départemental PC et maire de Beaulon, une petite commune de l’Allier en région Rhône-Alpes, il s’est lui-même essayé à l’exercice il y a quelques semaines. Au premier tour des élections présidentielles, Marine Le Pen avait devancé Emmanuel Macron dans sa commune de 1666 habitants. Sur les 990 votants, 25,13% s’étaient prononcés en faveur de l’extrême droite, 19,18% pour le candidat d’En Marche!, qui finissait alors derrière Jean-Luc Mélenchon. Entre les deux tours, il lance l’appel : « On fera barrage à Marine Le Pen. » Résultat convaincant deux semaines plus tard, c’est Manu qui l’emporte largement. L’exemple type du bon barrage. Un travail de cinq ans comme de dix mois qui se joue sur 120 petites minutes. Et pas le droit à l’erreur. Alors, mieux vaut être paré avant d’aborder cette double confrontation. Mais qu’est-ce qu’un vrai bon barrage ?

« Chaque castor doit apporter son bâton à l’édifice »


Pour faire un bon barrage, Troyes et Lorient ne peuvent pas se reposer sur un seul joueur et doivent avant tout mettre en avant des valeurs simples : solidarité, esprit d’équipe, entraide. Impossible alors pour l’ESTAC de compter seulement sur un coup de génie de Benjamin Nivet. Pierre Rigaux, naturaliste et spécialiste des castors à la Société française pour l'étude et la protection des mammifères, appuie cette importance du collectif : « Dans un barrage, il n’y a pas un chef des travaux, chacun des castors apporte son bâton à l’édifice. De manière un peu désordonnée, mais ça marche. » L’important pour ces Castoridae : que tout le monde pousse dans le même sens et soit prêt à se sacrifier pour colmater une éventuelle brèche laissée par un partenaire. « Tous sont très attentifs à ce que le barrage tienne. Ils font très attention au bruit de l’écoulement de l’eau, s’ils entendent un bruit trop fort, ils détectent une fuite et ils vont la combler. »


Forcément, lors des matchs où la charge émotionnelle est aussi forte, l’aspect mental est primordial, et le coach doit savoir trouver les bons mots pour transcender ses joueurs. Selon Alain Lognon, rien ne sert par exemple de faire le forcing auprès de ses administrés pour les convaincre de faire un bon barrage au FN. « Parfois, c’est suffisant de dire quelques phrases, quelques mots, avance-t-il, confiant. Je n'ai fait cette annonce qu'à La Montagne, le journal local, pas de manière officielle. Après, j’en ai aussi parlé autour de moi. Je suis tous les jours à la mairie, je vois du monde » , raconte le maire de Beaulon. Le fameux discours d’avant-match. Aller faire des causeries individuelles, plus concernantes. Attention, toutefois, une fois sur le terrain, ne surtout pas partir à l’abordage : chaque but vaut très cher. Troyes et Lorient devront avant toute chose constituer un bloc-équipe fort. « Ce qui pêche dans un barrage de castor c’est souvent le défaut de solidité, insiste Pierre Rigaux. Il doit être suffisamment solide pour ne pas être emporté par le courant, mais suffisamment poreux pour laisser passer un peu d’eau. Autrement, la rivière sort de son lit. Le barrage doit être entretenu régulièrement, ils doivent remettre des branches. » On parle ici de survie au sens propre, la question est sérieuse.

Sauver les meubles, reconstruire ensuite


Alors, quelles sont les caractéristiques d’un barrage raté ? Et surtout, quelles conséquences pour la victime ? Notre spécialiste des castors s’emporte : « Ça peut être très préjudiciable. Si le barrage saute, l’entrée du terrier se trouve à l’air nu et des chiens ou autres prédateurs peuvent rentrer. Comme je le disais au début, s’ils font des barrages, c’est qu'il y en a vraiment besoin. C’est pour ça qu’ils sont très obstinés à les faire, on les voit s’affairer dessus avec acharnement. » Comme pour les castors, Troyes et Lorient vont donc tout donner pour que ce barrage se révèle de qualité. Avoir une défense assez poreuse pour laisser passer les hors-jeu, mais pas trop non plus sous peine d’exploser : là est la caractéristique d’un barrage efficace. Mais quelle que soit l’équipe qui ressort vainqueur de la double confrontation, le plus dur est à venir.

Pas question de se reposer sur ses lauriers, pour une raison simple : un barrage tous les ans n’est pas viable. Surtout pour Lorient. « Là, on a juste sauvé les meubles, explique le maire PC de Beaulon. Si les gens ont la même frustration dans cinq ans, faire barrage, ça ne voudra plus rien dire. Ça ne peut marcher qu'avec un sens aigu du respect et de l’honnêteté à la tête de l'État. Si ce n'est pas le cas, malheureusement, on sera rattrapé par la patrouille. » Comprenez : la Ligue 2. La métaphore est fine. Dernière leçon : suivre l’exemple de Georges Douzet. Monsieur Douzet était gardien du barrage de Rochetaillée pendant 37 ans. Un lieu appelé « Le Gouffre d’Enfer » qu’il était le dernier fonctionnaire à surveiller, comme son père. On aurait souhaité lui poser quelques questions, mais monsieur Douzet ne nous a jamais rappelé. C’est peut-être ça, aussi, faire un bon barrage : ne laisser aucune chance à l’adversaire.



Par Kevin Charnay et Théo Denmat
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