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Quand la crise pétrolière modifie les habitudes du foot amateur

Et si le football perdait son étiquette de « sport populaire » ? Un ballon, c’est tout ce qu’il faut pour jouer au foot. Du moins, sur le papier. Mais dès lors qu’on intègre un club, la facture s’alourdit vite. Les derniers crampons de Dembélé, le maillot du Real Madrid, les protège-tibias… sans oublier l’essence engloutie à sillonner les routes du département chaque week-end pour rejoindre des terrains toujours un peu plus loin.
Un budget qui plombe les familles, d’autant plus depuis que le prix du carburant s’est envolé ces derniers mois dans un contexte de guerre au Moyen-Orient. « Comme on est isolés, les clubs ne viennent plus », confie Sophie Peyrouze, présidente de l’AS Vernoux, à Mediapart.
« Pour nous, arrêter de se déplacer, ce n’est pas une option »
Dans son reportage, Mediapart donne la parole aux parents qui jonglent entre passion de leur enfant et compte en banque. Certains font des concessions douloureuses : « J’aime venir. Mais de plus en plus, avec le système de covoiturage, je les laisse partir avec le coach et je ne suis pas le match », témoigne une maman. Pour Sophie Peyrouze, pas question de priver les gamins de ballon : « Pour nous, arrêter de se déplacer, ce n’est pas une option. »
Ne perdons pas l’odeur des merguez et les tournois de penalty à la pause midi !
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