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Mourinho : « Je ne vais pas fuir ou disparaître »

MB
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Contre-attaque.

Trois jours après son élimination contre le FC Séville en C1 et à la veille de son quart de finale de FA Cup contre Brighton, José Mourinho est apparu très remonté en conférence de presse vendredi après-midi. Résultat : le coach portugais de Manchester United s’est offert un monologue d’une douzaine de minutes face à la presse.

Extraits : « Je suis content de ce que j’ai vu chez mes joueurs après le match, je suis content de savoir que les gens étaient tristes et frustrés. Nous étions exactement sur la même longueur d’onde.(…)Il y a quelque chose que j’appelle l’héritage du football. La dernière fois que Manchester a été en finale de la C1, ce qui n’est pas arrivé souvent, c’était en 2011. Depuis ? En 2013, éliminés en huitièmes. En 2014, en quarts. En 2017, victoire en Ligue Europa avec moi et retour en Ligue des champions.(…)En sept ans, avec quatre coachs, ça a donné : une fois pas qualifié pour l’Europe, deux fois en phase de groupes et une fois en quarts de finale, c’est un héritage et si vous parlez de la Premier League, le dernier titre remonte à 2013 et lors des quatre dernières saisons, United a terminé 4e, 6e et 7e.(…)

C’est un héritage. Quand je suis arrivé au Real Madrid, savez-vous combien de joueurs avaient joué un quart de Ligue des champions ? Xabi Alonso avec Liverpool, Casillas avec le Real et Ronaldo avec Manchester. Les autres, non, et ça, c’est l’héritage du football, et un jour, quand je quitterai ce club, on trouvera ici des Lukaku, Matić, De Gea, etc. Ils trouveront des joueurs avec une mentalité, une qualité, un statut différent et un savoir-faire.(…)J’ai un travail incroyable à faire. Hier, j’ai rencontré une nouvelle personne qui vient d’un autre club et je lui ai demandé pourquoi il a décidé de venir. Il m’a dit que dans ce club, il y a un énorme travail à faire et qu’il vient relever le défi. C’est aussi pour ça que je suis venu.(…)Je pourrais être dans un autre pays avec un championnat gagné d’avance, mais je suis ici. Je ne peux pas changer ma mentalité. Je ne vais pas fuir ou disparaître ou pleurer parce que j’ai entendu quelques huées. Je n’ai pas peur de prendre mes responsabilités.(…)

Quand j’avais 20 ans, je n’étais personne dans le football, j’étais le fils de quelqu’un, avec beaucoup de fierté, et maintenant, à 55 ans, je suis ce que je suis, j’ai fait ce que j’ai fait grâce au travail, au talent et à ma mentalité.(…)Je sais que c’était difficile il y a des années quand j’ai tout gagné et que les gens en avaient marre de moi. Je suis ici, je gagne à nouveau. Le dernier titre remonte à dix mois. J’ai battu Liverpool, Chelsea et je perds contre Séville, c’est à eux d’être heureux. »

Et maintenant, on fait quoi ?

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MB

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