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Le ministre des Sports italien demande la démission du président de la Fédé

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Le ministre des Sports italien demande la démission du président de la Fédé

Après l’énième catastrophe, l’heure est aux règlements de compte en Italie. Comme en 2018, comme en 2022, le retentissant échec de la Nazionale est vu comme une occasion de repartir sur de nouvelles bases. Et le ministre des Sports, Andrea Abodi, est l’un des premiers à dégainer.

« Il est évident pour tous que le football italien doit être refondé », écrit l’homme politique dans un communiqué. Selon lui, « ce processus doit passer par un renouveau au sein de la direction de la FIGC », la Fédé italienne, présidée depuis octobre 2018 par Gabriele Gravina.

Une position qu’Abodi a confirmée face aux micros quelques heures plus tard, en marge d’une cérémonie : « J’attends une réponse pertinente de la part de la Fédération. Depuis [Giancarlo] Abete après la Coupe du monde 2014, il y a eu des sursauts de dignité », en référence au président d’alors, qui avait démissionné à la suite de l’élimination au premier tour de la Nazionale. « Le regretté [Carlo] Tavecchio avait fait de même après les barrages contre la Suède [en 2017]. Je pourrais être contraint de prendre avec le Parlement des décisions que j’aurais préféré leur laisser », a conclu le ministre.

Gabriele Gravina rejette la faute sur le gouvernement

Alors que des voix s’élèvent en Italie pour pousser le nom de Giovanni Malagò, président du Comité national olympique italien de 2013 à 2025, Gabriele Gravina n’entend pour l’instant pas bouger. Le président de la FIGC a annoncé convoquer un Conseil fédéral pour « évaluer la situation », tout en pointant du doigt la responsabilité du gouvernement : « [Cette crise profonde] nécessite une réflexion globale, qui ne revient pas seulement à la Fédération, mais aussi au monde de la politique italienne. »

Ce qui n’a pas beaucoup plu au ministre des Sports, qui « considère objectivement incorrect de nier ses propres responsabilités […] en accusant les institutions d’un supposé manquement ».

Ça promet pour 2030.

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