Kaka, avant Gaza

On ne parle quasiment que de cela en Italie : le possible transfert de Kaka. Calcio, veline et homophobie ne font même plus partie du quotidien d’un championnat que l’on sait pourtant serré, haletant et borderline.
Le sujet du départ du Brésilien vers l’Angleterre brûle toutes les lèvres. Pour les dirigeants du Milan AC, il est acquis que le Ballon d’Or 2007 peut s’en aller. A lui de décider, voire à son père. Ainsi, le tiroir-caisse du club pourrait afficher un sourire argenté et sa dette en partie comblée.
Manchester City tente de démentir, mais les tifosi grognent. Comme leurs voisins de l’Inter, mécontents sportivement, les fans rossoneri font parler la poudre et les pétards. Et ce, tant devant la porte de Milanello que Via Turati, où se trouve le siège du club.
Galliani a ouvert le portillon, Gattuso estime que son coéquipier devrait rester le plus longtemps possible et qu’il deviendrait même à terme le capitaine de l’équipe, tandis que les autres lui conseillent le sédentarisme, tout comme Beckham, qui y va aussi de son commentaire personnel et ne reconnaît pas d’autre Manchester que son United.
L’opinion lombarde indique avec chauvinisme et égoïsme d’amour que la meilleure solution pour son fils béni des dieux est de se stabiliser au sein d’une équipe déjà faite, plutôt que de migrer vers une autre en construction, sans garanties de succès et pas prête pour la C1.
Mais les passionnés de San Siro craignent surtout que leur meneur de jeu s’en aille en cours de saison, ce qui en compromettrait farouchement la suite. Cause commune, et plus qu’une peur, il en va de l’intérêt général de tout le peuple rouge et noir. Janvier, non, juin, peut-être. Finalement, la direction milanaise se rétracte et dit stop aux spéculations. Fin du feuilleton ?
En attendant, c’est Gourcuff(s) qui s’interroge(nt) et Gaza qui passe au second plan de l’actualité. La Bande, pas Paul…
{LB, avec DM }
Les notes de L'Odyssée




















































