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Coup de tonnerre à Vérone : Le Guy Roux italien abandonne son poste après 44 ans

Une (très longue) page se tourne. C’est un petit séisme qui a secoué le football italien ce jeudi. Dans un communiqué, le Virtus Vérone, pensionnaire de Serie C, a annoncé le départ de son entraîneur Luigi « Gigi » Fresco, en poste depuis… 44 ans. C’est plus que Guy Roux à Auxerre (43 ans), mais quand même un peu moins que Fred Everiss à West Bromwich (entre 1902 et 1948, soit 46 ans).
Entraîneur président formateur
Pas d’inquiétude, Gigi ne restera pas loin de son club de cœur puisqu’il en reste président et occupera désormais le poste d’adjoint… de son ancien adjoint Tommaso Chiecchi, promu entraîneur principal de l’actuel 18e (sur 20) du groupe A de Serie C, actuellement mal en point puisqu’il pointe à 13 longueurs derrière le premier non-relégable.
Depuis 1982, l’année où cet ancien défenseur central prend la présidence du Virtus avant de s’autonommer coach de l’équipe première, Gigi Fresco a connu pas mal de succès. Comme ce titre de champion d’Eccellenza(D5) en 2006 et celui de Serie D (un cran au-dessus) en 2018. En ramenant son club au troisième échelon national, il a fait de Vérone la seule ville d’Italie à posséder trois représentants dans les ligues professionnelles.
En dehors du terrain, Fresco est surtout connu pour son engagement en faveur des défavorisés : « Dans les années 1980, nous réinsérions des toxicomanes ici, nous allions jouer dans les prisons. Nous avons aussi accueilli des réfugiés albanais et des victimes de la guerre en Bosnie, nous avons alors fourni de la nourriture et un abri à une cinquantaine de familles », racontait il y a cinq ans ce grand humaniste au magazine Contrasti, avant de résumer la philosophie de son club : « Le Virtus voit le sport comme un moyen de progresser et de s’épanouir. Je rêve d’un pays où la peur de l’autre n’existerait pas ; il y a de la place pour tout le monde. »
Il ne voudrait pas aller propager son message chez le voisin du Hellas ?
À Rome, tous les chemins ne mènent plus à l’OlimpicoJD





















































