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L’entraîneur d’Angoulême insulte celui de l’Aviron bayonnais, son club réplique froidement

Règlement de compte à O.K. Corral en National 2. Loin de l’opération remontée des Girondins de Bordeaux, toujours leaders de la poule A, il se passe quand même des trucs dans le reste du N2. Illustration après la défaite cinglante d’Angoulême, victime d’une manita sur la pelouse de l’Aviron bayonnais lors de la dernière journée.
Avant d’affronter Bordeaux ce samedi, l’entraîneur angoumoisin David Giguel a eu des mots durs envers son homologue basque Alain Pochat, qu’il a qualifié d’homme « con et stupide » pour résumer l’accueil qu’il estime avoir subi lors de son déplacement au stade Didier-Deschamps : « Je n’ai pas du tout aimé la réception du club de Bayonne. Que ce soit par son entraîneur qui a été con et stupide. Et aussi par l’accueil de l’ensemble du club. Au match aller chez nous, même s’il y a eu du chambrage à la fin, on les avait bien reçus. C’est comme ça, a pesté Giguel en conférence de presse. J’ai passé un week-end horrible, je l’ai dit au président. C’est honteux. »
Ça balance à Bayonne !
L’Aviron bayonnais n’a pas mis longtemps à réagir. Dans un communiqué publié ce jeudi soir, l’actuel troisième de la poule (à 10 points derrière les Girondins) rappelle avoir « pour habitude de laisser ce genre de déclarations vivre leur vie sans y répondre. Le terrain se charge généralement de remettre les choses à leur place ».
Cependant, Bayonne a voulu faire une exception avec David Giguel pour une raison très simple : « Ces propos paraissent particulièrement regrettables lorsqu’ils proviennent d’un entraîneur engagé dans une formation BEPF menant à l’élite du métier. L’exemplarité et le respect font normalement partie des premières leçons. »
Il laisse désormais la FFF « apprécier la situation et décider si ces déclarations correspondent aux standards attendus » et affirme que, contrairement aux dires du coach d’Angoulême, l’accueil basque était à la hauteur de sa réputation : « L’entraîneur adverse ne s’étant malheureusement pas joint à la collation commune d’après-match – sans doute retenu par l’analyse approfondie du score du soir (5-0) –, il n’aura pas pu constater que ses joueurs partageaient un moment convivial avec les nôtres. »
Et de conclure avec une punchline en bonne et due forme : « Comme chacun le sait dans le football, les conférences de presse passent… mais les scores restent… »
Bordeaux tenu en échec par AngoulêmeJD
























































