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Verdier : « Saint-Louis Neuweg ? On s’est un peu renseigné »

Propos recueillis par Alexandre Alain
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Sorti par Lyon l’an passé en demi-finale (4-0), le Gazélec Ajaccio entame la Coupe de France 2013 aujourd’hui par un déplacement à Saint-Louis Neuweg (17h), club de CFA2. L’attaquant corse Nicolas Verdier avoue, malgré des petites recherches, ignorer presque tout de l’équipe alsacienne.

Qu’est-ce que tu connais de Saint-Louis Neuweg ?Je n’en connais pas grand-chose. Mais on sait très bien qu’en Coupe de France, notamment avec le parcours qu’on a fait l’an dernier, il n’y a pas de petites équipes. Il va falloir prendre ce match au sérieux et tout donner.

Tu as fait des recherches sur internet pour en savoir plus ?Je sais qu’ils sont premiers de leur groupe de CFA2, invaincus à domicile. Après je n’en sais pas plus que ça. On a un peu regardé et on en a parlé entre joueurs. L’ensemble du groupe s’est un peu renseigné.

Finalement, tu n’aurais pas préféré recevoir une équipe de Ligue 2 ?C’est une question difficile. C’est la Coupe de France… On va voir l’atmosphère qu’il va y avoir au stade quand on arrivera.

Du coup, comment on prépare ce genre de match face à des « inconnus » ?On se concentre juste sur nous. Ça va passer d’abord par notre concentration et notre envie. Ensuite, on verra sur le terrain comment ça joue. Après, ça dépend aussi du coach. En CFA 2, il y a de très bons joueurs. Certains sont passés à deux doigts d’être professionnels. Moi-même, j’étais en DH il y a deux ans. Il va juste falloir être à fond.

Ça sent quand même le retour au foot amateur, où tu ne connais pas trop les équipes contre lesquelles tu joues ?Oui, c’est exactement ça. Sauf que là, avec le parcours qu’on a fait l’année dernière, on va être attendus. À nous de répondre présent pendant le match.

La Coupe de France cette année est un objectif ou vous vous concentrez sur le maintien ?Le maintien passe en premier, car le club doit rester en Ligue 2. Mais pourquoi ne pas rééditer l’exploit de l’année dernière ?

Quels souvenirs tu gardes de ce parcours de l’an passé ?Que du bonheur. Ça a été exceptionnel. Une demi-finale de Coupe de France, ça n’arrive pas à tout le monde et je pourrais dire que j’en ai joué une. Quand on a sorti Montpellier (1-0, quarts de finale, ndlr), c’était déjà énorme. Contre Lyon, on avait une carte à jouer et on l’a mal jouée. On aurait pu faire mieux.

Surtout qu’une finale face à Quevilly, c’était à votre portée…On avait joué contre Quevilly quinze jours avant et on avait gagné 3-0 chez eux. Donc voilà… Même si, sur un match, on ne peut pas savoir ce qui aurait pu se passer.

De ce beau parcours, tu retiens surtout l’aspect sportif ou plus l’aventure humaine, notamment avec ces déplacements chez des petits clubs ?C’est surtout de se dire qu’on joue contre des joueurs qui passent à la télé. On en avait toujours rêvé et on était toujours en National. Les battre, c’est encore plus une fierté.

Sauf qu’aujourd’hui, c’est sans doute vos adversaires qui se disent ça…C’est ça qui va être dur à gérer. Il ne va pas falloir y aller en se disant que, parce qu’on est en Ligue 2, on sera au-dessus et donc jouer trop facilement.

Pour les joueurs pros, la Coupe de France fait toujours rêver ?Oui, la Coupe de France reste exceptionnelle. Mais c’est sûr que quand les joueurs de Ligue 1 commencent à jouer la Ligue des champions ou l’Europa League, la Coupe de France est peut-être moins importante pour eux. Mais des clubs comme nous, qui ne pouvons jouer que les coupes nationales, ça permet de faire un beau parcours et de se faire remarquer. Et surtout vivre des histoires exceptionnelles.

Bon sang, arrêtez avec vos courses d’élan farfelues !

Propos recueillis par Alexandre Alain

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