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  • Coupe du monde 2014
  • Groupe B
  • Espagne/Pays-Bas (1-5)
  • Les notes

Robben island

Par Célestin Burnin et Alexandre Pedro
4' 4 minutes
105 Réactions
Robben island

Dès potron-minet malgré leur exploration des nuits de Copacabana, les Néerlandais ont été comme on les aime. Géniaux, arrogants et tout pour leur gueule à l'image d'un Arjen Robben qui a coupé le mode « passe » après son doublé. Un peuple différent, définitivement.

Espagne

Iker Casillas (2) : Comme 2 arrêts. Sur la mine à terre de Van Persie et la reprise catapulte de Robben. Avant, il y a eu une sortie aux fraises devant un Van Persie volant, une hésitation coupable devant Robben et un contrôle « Alexi Lalas » , toujours devant RVP.
Jordi Alba (3) : Une 51 super black, avec le pot ninja. On l’a entendu arriver de loin, puis vu tourner autour de l’église du village comme un adolescent qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie.
Gerard Piqué (1) : Gerard joue toujours la tête levée. Mais cette fois, il n’avait pas le ballon dans les pieds, il s’est contenté de le regarder passer.
Sergio Ramos (2) : Sur le solo de Robben, il a 2 mètres d’avance.
César Azpilicueta (2) : N’était pas là en 2010. Ne sera pas là en 2018.
Sergio Busquets (2) : Pour éviter qu’il ne les sorte de leur match, les Néerlandais ont préféré prévenir que guérir en lui collant d’entrée le taquet qui va bien.
Andrés Iniesta (4) : Même quand on est le plus habile, c’est parfois difficile d’être le plus petit dans la cour de récréation.
David Silva (2) : Parce que le talent et le touché de balle excusent beaucoup de choses, il lui sera pardonné cette gourmandise mal venue à 1-0. Après, peut-on vraiment en vouloir à un homme qui aime trop le petit piqué par dessus le gardien ?
Xabi Alonso (2) : Pas de chance, il n’était pas suspendu pour ce match. Après, si ça se trouve, il a peut-être inscrit le seul but espagnol de ce tournoi. La Malouda. Remplacé par Pedro(2) : C’était pas sa guerre.
Xavi (3) : Il fallait bien que cela lui arrive un jour ou l’autre. Il a pris dix ans en l’espace de 90 minutes. La vieillesse ne prévient pas, elle sanctionne.
Diego Costa (2) : Comme il est tout de même un peu brésilien, il a eu droit à son pénalty offert par l’organisateur. Après, il a surtout rappelé ces années où l’Espagne jouait avec Kiko en attaque. Une époque où elle perdait à la fin. Remplacé par Torres (2) : Un homme qui ne s’étonne jamais d’avoir 20 mètres d’avance sur ses défenseurs. Un doux rêveur.

Pays-Bas

Jasper Cillessen (6) : Jasper un match aussi tranquille contre l’Australie.
Daley Blind (182) : Xabi Alonso a dû apprécier le match de Daley. Deux passes décisives de 35 mètres, Daley porte mal son nom. Il n’a rien d’un aveugle ; au pire, il est presbyte.
Stefan de Vrij (6,8): En français, vrij signifie « avec abandon » , « sans gêne » . De fait, Stefan a provoqué un péno limite-limite, et marqué un but limite-limite. Il n’y a pas de hasard dans la vie. Bruno Martins Indi (7) : D’accord, il parle portugais, mais c’était peut-être pas une raison pour faire jouer le traducteur.

Ron Vlaar (9) : Après un énorme taquet sur Diego Costa d’entrée, celui qu’on appelle aussi « le 2 » a décidé de jouer libéro sans prévenir ses partenaires. Encore un fan de Franck Dumas sans doute.
Daryl Janmaat (5) : L’inconnu du lac. Il a regardé ses potes prendre du plaisir sans jamais vraiment participer. Belle soirée pour un voyeur.
Jonathan de Guzmán (7): La gueule de Pharell Williams, le chapeau en moins. Ce qui fait une sacrée différence. Remplacé par Wijnaldum (6) : Un homme qui visiblement sait à quelle heure il faut débarquer en soirée.
Nigel de Jong (8) : Nigel ne gâche jamais une after. À peine rentré de teuf, il a mis de l’ordre sur le dancefloor. Sans avoir besoin de mettre des coups de karaté, cette fois.
Wesley Sneijder (8) : Joueur-frisson un jour, joueur-frisson toujours, Sneijder bouffe la feuille en première mi-temps, mais a régalé le public en seconde période. Notamment une ouverture ras de terre de quarante mètres comme on les aime. Un peu comme Mansour Bahrami ou Pat Cash au tournoi des légendes à Roland-Garros.
Arjen Robben (10) : Chauve, le visage fermé, le contrôle porte-manteau, une reprise de volée d’extra-terrestre, et le dribble facile : Robben met l’Espagne à terre comme un vulgaire Zidane avant de sans doute mettre un coup de boule à un Australien qui n’avait rien demandé.
Robin van Persie (10) : Moins pour son doublé (et sa tête volante) que pour avoir claqué un high five avec Van Gaal.

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