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  • Élections présidentielles aux États-Unis

Quand Donald Trump tirait au sort la Coupe de la Ligue anglaise

Par Nicolas Kohlhuber
3' 3 minutes
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Quand Donald Trump tirait au sort la Coupe de la Ligue anglaise

Donald Trump l'homme politique, Donald Trump le magnat de l'immobilier, Donald Trump la star de la télé-réalité... Depuis des mois, on parle des mille visages du candidat à la présidentielle américaine. Mais on en oublie un : un jour, il a été la main innocente de la Coupe de la Ligue anglaise.

Donald Trump et le football. Une combinaison improbable. Deux éléments que l’on peut difficilement envisager ensemble, et pourtant… Il n’est même pas question du rachat d’un club par le milliardaire, mais de tirage au sort. Nous sommes en décembre 1991, et l’Américain doit faire face à des responsabilités presque aussi importantes que diriger le pays le plus puissant du monde : définir les affiches des quarts de finale de la Coupe de la Ligue anglaise. Une scène surréaliste qui ressort actuellement sur internet. Un peu comme sa présence sur le devant de la scène politique, c’est un concours de circonstances qui a mis « le Donald » dans les pattes de Nottingham, Tottenham ou Crystal Palace.

De De Niro à Trump

Alors que le Boxing Day de la saison 1991-92 approche, le football anglais tourne la tête vers New-York. Big Apple va être le théâtre du tirage au sort des éliminatoires au Mondial 1994. Les instances du foot et les médias britanniques traversent l’Atlantique. Mais il y a encore le tirage au sort des quarts de finale de la Rumbelow’s Cup à faire. Un problème ? Pas du tout. Il se retrouve aussi délocalisé dans le pays de l’Oncle Sam. Le tirage se déroule dans le cadre de l’émission Saint and Greavsie sur ITV.

Le programme animé par Ian St John et Jimmy Greaves jette son dévolu sur la Trump Tower pour tourner. « C’est un bâtiment culte de New-York » * se justifie ITV. « J’ai un numéro de Robert de Niro, je vais essayer de l’avoir pour le tirage au sort » , s’amusait-on lors de l’épisode précédent. L’idée d’impliquer l’homme à la mèche n’a pas encore fait son bout de chemin. Une interview tout au plus. Un producteur, Bob Patience, propose d’aller plus loin en l’impliquant. Et voilà comment Trump se retrouve à jouer avec les boules de la Ligue anglaise de foot.

« Un match auquel j’aimerais bien aller »

« Donald Trump n’avait aucune idée de ce qu’était la Rumbelow’s Cup, on ne lui avait pas expliqué » , avoue aujourd’hui Ian St John, co-présentateur et ancien international écossais.

Donald Trump n’avait aucune idée de ce qu’était la Rumbelow’s Cup, on ne lui avait pas expliqué.

Si le sulfureux républicain n’est peut-être pas le plus grand supporter de football, il a déjà un passif. En 1964, l’étudiant joue une saison dans l’équipe de soccer du lycée militaire de New-York. Une fois présentée par David Dent, le président de la Ligue anglaise, la « main innocente » du jour dégaine un sourire charmeur à la caméra pour commencer son numéro. Sa mission ? Désigner les équipes qui se déplacent. Un comble pour le seul qui joue à domicile, dans son bureau.

Sa première action offre à Norwich un déplacement à Tottenham. Nottingham Forest et Middlesbrough passent aussi entre ses mains. Pour finir en beauté, dans un scénario digne d’un film américain, c’est Manchester United qui est envoyé sur la pelouse de Leeds United. La main de Trump offre un choc entre les deux premiers du championnat qui ne manque pas de faire sourire. « Donald, tu ne sais pas ce que tu viens de faire » , chambre Jimmy Greaves, champion du monde 1966. « C’est un match auquel j’aimerais aller » , répond l’homme d’affaires au sens de la répartie déjà aiguisé. Une apparition d’à peine plus de trois minutes qui se termine avec un cadeau. Les animateurs offrent un mug à celui qui avoue « adorer le football. » Trois tours plus tard, ce sont les Red Devils du jeune Ryan Giggs qui repartiront avec le trophée. Et si la solution était là pour la LFP ? « Make the Coupe de la Ligue great again. »

À lire aussi : Society #43, numéro spécial Élections américaines

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Par Nicolas Kohlhuber

* Citation tirée du Guardian

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