- Coupe de France
- Finale
- Lens-Nice
Lens-Nice : une finale, mille et une histoires

Pour la troisième fois en cinq ans, le PSG n'est pas à l'affiche de la finale de Coupe de France. Comme ses prédécesseurs Nantes-Nice et Toulouse-Nantes, ce choc entre un RC Lens en quête de gloire pour couronner sa magnifique saison et une OGC Nice sur le grill a une multitude d'histoires à raconter.
Depuis le début de l’ère QSI, l’exploit n’a été réussi que par le Stade rennais. En quinze finales de coupes (de France ou de la Ligue), il aura fallu un tir au but raté de Christopher Nkunku pour priver le Paris Saint-Germain du sans faute. Alors quand le club de la capitale laisse – bien malgré lui – le champ libre aux autres, l’opportunité se fait d’autant plus belle pour les heureux protagonistes. Après les millésimes 2022 et 2023, 2026 a donc lui aussi un goût tout particulier pour les deux combattants. D’un côté, le RC Lens, sa saison saluée par tous, son meilleur entraîneur de l’Hexagone et sa force collective impressionnante tout au long de la campagne. De l’autre, l’OGC Nice, ses doutes, ses tensions et sa peur au ventre à quelques jours de jouer sa survie dans l’élite. La preuve qu’il y en a, des choses à raconter.
Opposition de styles
Cette finale serait-elle jouée d’avance ? Il faut avouer que les deux équipes se présentent fortes (ou pas) de dynamiques diamétralement opposées. Reims ou Nantes ont prouvé ces dernières années que disputer une finale de coupe en pleine lutte pour survivre n’avait rien d’aisé. « Je pense qu’on est en capacité de compartimenter notre réflexion, penser à cette coupe et derrière il sera temps de se pencher sur la suite de nos échéances, tentait pourtant de raisonner Claude Puel en conférence de presse, à quelques heures du grand rendez-vous. Parler d’une finale comme d’un cadeau empoisonné, ce n’est pas possible. » Débarqué au chevet des Aiglons en cours de saison, le vieux routier du football tricolore veut croire qu’un triomphe inattendu à Saint-Denis serait de bon augure pour la suite.
28 - Le RC Lens s'est qualifié pour sa première finale de Coupe de France depuis 1998. Il y a 28 ans, les Artésiens défiaient le PSG pour ce qui était alors la toute première finale de CdF disputée au Stade de France. Souvenirs. pic.twitter.com/SAEsVneNe4
— OptaJean (@OptaJean) April 21, 2026
Il sait aussi, comme il l’a répété à plusieurs reprises face à la presse, que la pression est clairement dans le camp d’en face. Après avoir poussé les PSG dans ses retranchements et ébloui les amoureux du ballon rond de tout l’Hexagone, comment les Sang et Or pourraient-ils échouer face à des Aiglons déplumés ? L’opportunité de glisser une première Coupe de France dans une armoire à trophées qui n’en compte encore aucune est trop belle pour ne pas être saisie au vol. « Aujourd’hui, on est le seul champion de France qui n’a jamais gagné la Coupe de France. On a un club qui a 120 ans et qui mérite d’être récompensé. On a une génération qui a fait une superbe saison et qui mériterait d’être récompensée aussi. Donc je pense que c’est la bonne année », voulait croire Pierre Sage dans les colonnes de L’Équipe. C’est tout un peuple qui veut croire en un tel oracle.
En avant les histoires
Au-delà de la photo instantanée d’un rapport de force qui penche clairement dans un sens, cette finale regorge de curiosités à observer de près. Comment deux clubs pas franchement habitués à amasser de l’argenterie vont-ils gérer l’événement ? Battus par Nantes voilà quatre ans, les sudistes n’ont rien gagné depuis leur coupe de 1997 (une saison également conclue par une relégation en Ligue 2, tiens tiens). C’est guère plus reluisant dans le nord, où le 21e siècle n’a pour l’heure rapporté qu’un titre de champion de Ligue 2 (2008) et deux Coupes Intertoto (2006 et 2008). De quoi mesurer la portée de l’événement dans les deux camps.
Saint-Denis sera également témoin de plusieurs histoires individuelles, qui devront écrire la grande. Venu à Lens pour rappeler à la France qu’il avait encore un peu de ballon sous le pied, pas appelé pour la Coupe du monde, Florian Thauvin a une mission à accomplir. À ses côtés, Adrien Thomasson ou Wesley Saïd rêvent d’adieux en beauté, tout comme Dante, qui pourrait glaner un dernier titre avant de tirer sa révérence. « Il n’y a pas de plus beaux matchs dans nos vies que les finales, donc il faut profiter et croire au maximum que nous pouvons la remporter malgré la situation actuelle, philosophait d’ailleurs le sage brésilien. Vous savez combien de joueurs n’ont jamais eu l’opportunité de jouer une finale dans leur carrière ? » La plupart, dans le cas présent. C’est ce qu’on appelle avoir une belle page à écrire.
La mère et le beau-père de Christophe Gleizes donneront le coup d’envoi de la finale de Coupe de FrancePar Tom Binet




















































