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À Paris de ne pas rater le train-train de la Ligue 1

Par Tom Binet
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À Paris de ne pas rater le train-train de la Ligue 1

Trop occupé à terroriser l’Europe (et surtout la perfide Albion), le PSG n’a pas beaucoup joué dans son jardin national qu’est la Ligue 1 ces dernières semaines. Un retour aux affaires hexagonal qui n’est pas sans enjeu, à l’orée d’un sprint final aussi dense qu’incertain.

Deux petits matchs depuis le 6 mars dernier. Le constat est édifiant : à la force de deux reports et d’une trêve internationale, le Paris Saint-Germain n’a disputé que deux minuscules rencontres de championnat en un mois et demi. Des victoires à Nice et contre Toulouse, simples en-cas entre quatre festins continentaux qui l’ont vu dévorer Chelsea puis Liverpool. Car oui, sur la même période les champions d’Europe sont passés d’équipe qui avance cahin-caha au fil des aléas à candidats très sérieux à leur propre succession, le 30 mai prochain à Budapest. Mais alors que tous les regards se sont immédiatement tournés vers le choc des titans à venir face au Bayern Munich dès mercredi soir, Luis Enrique et sa bande seraient bien inspirés de se rappeler que les affaires courantes hexagonales ne sont pas encore expédiées.

Rester en haut de l’affiche

Vainqueur aux forceps contre Toulouse vendredi soir et revenu à un point avec deux matchs en plus, Lens n’a pas encore dit son dernier mot et compte bien maintenir la pression aussi longtemps que possible. Pas question pour Luis Enrique de faire autant tourner son effectif dans la dernière ligne droite que la saison passée, quand seule une hypothétique invincibilité faisait encore courir les Rouge et Bleu. Appelés à jouer tous les trois (ou quatre) jours pendant un mois, ces derniers ont potentiellement neuf points à récolter en six jours pour se donner de l’air. Malgré les absences (Fabián Ruiz, Désiré Doué et Nuno Mendes devraient manquer à l’appel), la venue de Lyon porte d’Auteuil a tout de la répétition générale, à défaut du statut d’affiche au sommet qu’elle revêtait il y a encore quelques années.

Invaincu face aux Gones depuis un soir de novembre 2023 et un but de… Bradley Barcola, le club de la capitale a pourtant dû s’employer à chaque fois ou presque pour enchaîner ses succès consécutifs contre les Rhodaniens, à l’image de la tête salvatrice de João Neves dans les dernières secondes du match aller. « C’est la meilleure équipe de France, d’Europe, dans sa meilleure période de la saison, posait Paulo Fonseca vendredi, comme pour mesure le challenge qui attend ses ouailles. Mais également les attentes qui pèsent sur les Parisiens. On ne peut pas oublier qu’ils n’ont pas fait la présaison, ils avaient des problèmes physiques aussi, des blessures. Mais en ce moment, ils ont tous leurs joueurs. C’est un grand moment pour eux. » Ce dimanche soir au moins, le mastodonte parisien se doit d’être à la hauteur de l’affiche, avant une double revue d’effectif face à Nantes et Angers.

La Ligue 1, ça se respecte

Un jeu dangereux, au même titre que de dénigrer le duel au sommet face à un RC Lens en train de réussir la saison de sa vie. Au risque de dévaloriser encore plus la Ligue 1, et le fait de la remporter chaque année – le plus souvent haut la main. Viser la couronne suprême chaque saison sur la scène européenne, c’est bien. Mais que restera-t-il le reste du temps si faire la loi dans l’Hexagone n’est plus vécu que comme une routine parfaitement huilée et sans saveur ? Alors que se profilent quatre matchs à domicile en championnat sur les cinq prochains, à commencer par ce choc contre l’OL (avant Nantes, Lorient et Brest), Ousmane Dembélé et compagnie seraient bien inspirés de faire passer quelques frissons dans les travées du Parc des Princes, ainsi que sur l’échine de tous les fans de foot que compte l’Hexagone.

Il y a longtemps qu’on a montré que l’on était prêts, quelle que soit la compétition.

Luis Enrique

Adeptes du concept de la saison qui se joue en quelques semaines, démarrant piano piano en Ligue des champions avant de trouver leur pic de forme au printemps pour tout détruire sur leur passage « quand ça compte vraiment », les Parisiens vont au moins trouver une double utilité à cette stratégie cette saison. Sept journées de championnat à disputer en quatre semaines, des rencontres tous les trois jours (avec la double confrontation face au Bayern dans le lot) et une saison dont l’issue se décidera donc sur un petit mois. « Il y a longtemps qu’on a montré que l’on était prêts, quelle que soit la compétition. Il y a des moments que l’on peut améliorer, mais il faut être compétitifs, nous sommes là», clamait Luis Enrique au début du mois, après avoir mis Toulouse au pas. Sur cet aspect-là au moins, notre beau championnat sera traité exactement de la même manière que la Ligue des champions.

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Par Tom Binet

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