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  • Benfica-PSG (1-1)

Paris Saint-Germain : alerte système

Par Steven Oliveira, à l’Estádio da Luz

Lors du match nul face au Benfica Lisbonne en Ligue des champions à l’Estádio da Luz (1-1), le Paris Saint-Germain a montré ses limites dans sa capacité à se défaire d'un pressing adverse. Une faille déjà aperçue plusieurs fois cette saison et qui pourrait être la conséquence du système en 3-4-3 mis en place par Christophe Galtier depuis son arrivée cet été.

Il y avait de quoi avoir les jambes qui tremblent pour Paris lors de son déplacement à Lisbonne pour y affronter le Benfica à l’Estádio da Luz en Ligue des champions. Il faut dire que tout est réuni pour effrayer l’adversaire. Il y a d’abord le poids de l’histoire avec autour de l’enceinte le palmarès de toutes les équipes des différents sports pratiqués par le SLB (football, basket, handball, volley, etc.), la statue d’Eusébio sur laquelle montent les gamins pour se prendre en photo avec une idole dont ils entendent parler depuis leur naissance ou encore ces dossiers de chaises sur lesquels sont inscrits le nom d’anciennes gloires du club lisboète, de Di María à Coluna en passant par Mantorras. Puis il y a un public en folie. 65 000 spectateurs qui ont profité du jour férié – fête de la République – pour se rendre au stade dès le début de l’après-midi et ainsi partager une (ou plusieurs) bière et une bifana avant d’entrer dans l’enceinte pour chanter l’hymne du club, admirer l’aigle Vitória faire le tour du terrain, comme c’est de coutume avant chaque rencontre, et faire exploser les décibels. Enfin, et c’est probablement le plus dur pour les adversaires, il y a ce pressing tout terrain et cette intensité mise par les hommes de Roger Schmidt pour mettre en difficulté le porteur de balle. Un cocktail explosif qui explique pourquoi le Paris Saint-Germain a mis du temps à rentrer dans la rencontre qui s’est soldée par un match nul logique (1-1), d’autant plus que les potes de Marquinhos ne sont pas à l’aise lorsqu’on vient les harceler dès la première relance.

Donnarumma, des mains en or, des pieds en plomb

Les Parisiens ne peuvent pas jouer les surpris par rapport au pressing imposé d’entrée de jeu par les joueurs du Benfica. Vingt-quatre heures avant la rencontre, Christophe Galtier avait d’ailleurs prévenu qu’il s’attendait à cette marée rouge : « Ce qu’on devra faire pour être performant et battre Benfica, c’est d’avoir cette capacité à jouer sous pression. On va affronter une équipe qui va nous presser, souvent venir nous chercher, c’est dans l’ADN du club et de son entraîneur. Ils mettent une énorme pression sur les premières relances. Il conviendra d’être capable de jouer sous pression afin de ne pas dégager, jeter le ballon et d’être beaucoup plus efficace qu’on ne l’a été ces derniers temps sur un plan offensif. » Force est de constater que la mission n’a donc pas été remplie. Du moins pendant les 45 premières minutes durant lesquelles les Parisiens n’ont jamais ou presque su ressortir la balle proprement. Il faut dire qu’ils n’ont pas été aidés par la maladresse inhabituelle de Sergio Ramos dans les transmissions et le jeu au pied approximatif de Gianluigi Donnarumma, qui est en revanche bien plus à l’aise pour arrêter des ballons. Et ce qui devait arriver arriva : à la suite d’un bon repli défensif de Neymar, les Parisiens veulent ressortir le ballon au sol et se font intercepter le cuir dans leurs propres 20 mètres. S’ensuit alors un centre d’Enzo Fernandez prolongé dans ses propres cages par Danilo Pereira. De quoi agacer Christophe Galtier : « Benfica a mis beaucoup d’énergie dans la bataille, surtout en première période, en nous pressant, en faisant des courses intenses, ils nous ont mis en difficulté. Notre équipe était bien positionnée, compacte, mais on a mal géré la pression adverse. On a donné de l’espoir à cette très bonne équipe. Et on a pris ce but car on a pris des risques dans la sortie du ballon. C’est dommage. »

Des pistons oubliés

Comment expliquer que cette équipe parisienne, si impressionnante lors des toros à l’échauffement, galère autant à ressortir le cuir lorsque le pressing adverse est aussi intense ? Face à Monaco et Nice en Ligue 1 ou encore face au Maccabi Haïfa en Ligue des champions, le PSG avait déjà souffert dans ce domaine cette saison. En conférence de presse d’après-match, Christophe Galtier a amené un début d’explication : « Il y avait la volonté de sortir de la pression adverse avec du jeu court, du jeu entre les lignes. On y est arrivé assez souvent, mais il manquait de la percussion, de la verticalité, nos pistons n’ont pas amené assez. C’était beaucoup mieux en deuxième période. » Il est vrai que Nuno Mendes et surtout Achraf Hakimi n’ont pas montré leur meilleur visage. Pour leur défense, leurs coéquipiers les ont souvent snobés alors qu’ils étaient seuls sur le côté, préférant jouer dans l’axe dans les petits espaces avec Marco Verratti, Vitinha, Lionel Messi et Neymar. C’est un fait, ce quatuor aime combiner, et le PSG se retrouve donc très souvent avec le ballon dans le cœur du jeu. Hors, l’intérêt de ce système en 3-4-3 est de pouvoir écarter le ballon sur les côtés et ainsi se défaire de la densité adverse dans l’axe du terrain. Si ce système voulu par Luis Campos dès son arrivée présente de nombreux avantages, il montre aussi depuis plusieurs semaines ses limites. Et notamment dans la relance, où les trois défenseurs centraux sont en manque de solution, puisque Verratti et Vitinha, aussi forts soient-ils, ne sont que deux au milieu de terrain pour demander le cuir, même si Messi et Neymar aiment aussi venir décrocher. Est-ce que le PSG réussirait mieux à se défaire d’un pressing adverse en jouant à 2 défenseurs centraux et 3 milieux ? Possible. Christophe Galtier pourrait ainsi remonter Danilo d’un cran pour le positionner dans un rôle de sentinelle qu’il connaît par cœur. Le seul problème, c’est que le PSG perdrait ainsi son meilleur défenseur. Six jours et un match à Reims samedi : c’est le temps qu’a Galette pour régler la machine avant de retrouver Benfica au Parc. Cette fois sans Eusébio, sans aigle et sans cratère rouge.

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Par Steven Oliveira, à l’Estádio da Luz

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