La première partie du 125e anniversaire du Stade rennais au Roazhon Park a été gâché par le LOSC d’un grand Matías Fernández-Pardo. À Rennes, Lille s’est imposé en marquant deux buts (1-2), une première depuis décembre, pour doubler son adversaire du soir et reprendre sa place dans le top 5.
Rennes 1-2 Lille
Buts : Lepaul (59e) pour le SRFC // Fernandez-Pardo (2e), Haraldsson (47e) pour le LOSC
Pour son 125e anniversaire, dont la vraie célébration se tiendra la semaine prochaine contre Metz, le Stade rennais avait mis les petits plats dans les grands. Le foot un dimanche soir, un feu d’artifice des ultras à l’arrivée du car rennais, un Roazhon Park habillé en mode anniversaire pour l’occasion… et un LOSC bien décidé à croquer dans une part de gâteau. Trois jours après sa défaite contre Aston Villa, le Lille de Bruno Genesio et d’Olivier Létang, deux têtes bien connues en ces lieux, est venu gâcher la fête bretonne (1-2) pour se replacer dans le top 5 et confirmer que la bataille serait rude et intense jusqu’au bout pour tout le monde.
Le réveil de Fernandez-Pardo
Chaque supporter a connu cette désagréable sensation au moins une fois dans sa vie de stade (ou plutôt dix, vingt, trente, cent) : celle de la douche froide. Le public rennais était à peine entré dans son match, comme ses joueurs, qu’il a vu l’adversaire s’emparer de l’extincteur pour éteindre cette douce euphorie. Dans le rôle d’Adil Rami en 2018, Nathan Ngoy et Matías Fernández-Pardo : le premier a lancé le second, profitant du mauvais alignement de la défense rennaise et de Mahamadou Nagida pour s’en aller défier Brice Samba et la mettre au fond (0-1, 2e). Cela ressemblait à un réveil pour l’attaquant de 21 ans, décevant cette saison et préféré à Olivier Giroud ce dimanche soir pour animer le secteur offensif lillois avec Félix Correia et Akon Haraldsson.
Durant quasiment toute la première période, les Dogues ont donné une leçon tactique et technique à des Rennais peu inspirés dans leur nouvelle tunique, répétant les mêmes combinaisons et récitant son tableau noir. Le break aurait pu venir de la tête de Thomas Meunier, sauvée par Brice Samba (22e), mais c’était la soirée du dragster belgo-italo-espagnol. Le jeu venait de reprendre et Ludovic Blas, pas au niveau attendu pour son retour dans le onze, d’obtenir un corner que la fusée lilloise a démarré côté droit pour manger tout cru Quentin Merlin d’une manière impressionnante pour aller servir Haraldsson qui n’avait plus qu’à la pousser (0-2, 47e). La douche n’était plus froide, mais glacée pour des Rennais qui ont attendu la 37e pour tirer (un coup de casque d’Anthony Rouault) et la 50e pour cadrer par Arnaud Nordin.
Rennes a tourné en rond
Pour Lille, c’était la fin de la disette : les Dogues n’avaient plus planté deux fois dans un match depuis décembre, soit une éternité. Il restait une action coupée par Jérôme Brisard pour exciter les supporters rennais, finalement remis dans le coup par le renard Estéban Lepaul. Une bonne ouverture de Merlin, un bon enchaînement de Nordin et un ballon contré sur lequel a surgi l’ancien du SCO pour rallumer une petite flamme (1-2, 59e). Il restait du temps pour s’offrir un dimanche soir renversant, mais cela n’est pas venu du retourné de Nordin, de l’occasion de Mahdi Camara ou encore de la frayeur signée Aïssa Mandi.
Le LOSC aurait même pu profiter des espaces et des balles de contres pour se mettre à l’abri, Rouault ayant fait le job dans sa surface et le duo Fernandez-Pardo/Haraldsson ne parvenant pas à se comprendre sur un deux contre deux. Il n’y avait plus qu’à tenir face à un Stade rennais qui n’aura pas été aidé par ses entrants et s’est montré incapable d’emballer la fin de partie contre une équipe qui aurait pu avoir un coup de fatigue en semaine européenne. Tout va vite d’une semaine à l’autre : Rennes sort des places européennes, Lille revient dans le top 5, et le club breton aura toujours le droit à un second tour d’anniversaire pour se refaire dimanche prochain.
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