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Les notes de l’Islande face à la France

Par Arthur Jeanne
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Les notes de l’Islande face à la France

L'Islande a fait pschitt. Sans doute un peu tétanisée par l'enjeu, l'Islande a affiché ses limites au grand jour. Courageux mais pauvres techniquement, les Strakkarnir Okkar ont coulé.

Islande

Halldorsson (3) : Sur son premier duel perdu, l’ancien réalisateur se prend un petit pont par Giroud. Ensuite, il n’a rien pu faire devant la panoplie offensive des Bleus. Pas ce soir qu’il a impressionné Lucbesson.

Saevarsson (2) : Parti pêcher la morue dans les eaux arctiques et disparu en mer. Aux dernières nouvelles, il serait quelque part entre le Groenland et la Canada. Olivierdekersauson.

Arnason (2) : Pris dans le dos par Olivier Giroud, lent au démarrage comme une chanson de Sigur Ros. Mais beaucoup moins chiant pour les attaquants français. Qui de toute façon préfèrent écouter du Kendji Girac. Remplacé par Ingason (4) qui a eu l’occasion de faire briller Hugo Lloris.

R. Sigurdsson(4) : La dernière fois qu’un Ragnar était venu à Saint-Denis, c’était en 865 quand les Vikings avaient pillé Paris, menés par un certain Ragnar Lodbrok Sigurdsson. Le Ragnar en question avait mis à sac la cathédrale dyonisienne. Pas franchement la même limonade ce soir.

Skúlason (3) : Un look de caporal de l’armée islandaise, mais quelques jolis centres.

Gunnarsson (3) : Des bras de lanceur de javelot et c’est à peu prêt tout. La déroute de son équipe devrait lui laisser le temps de se préparer pour les jeux de Rio.

G. Sigurdsson (4) : Ceux qui ont déjà visité l’enseigne de la zone commerciale de la Valentine le savent bien, le slogan « Gylfi des idées de génie » est une publicité mensongère. Sauf sur coups de pied arrêtés.

Bjarnason (5) : Plus de riffs métalliques, plus de solos nerveux. Il chantait Rape Me, ce soir le Kurt Cobain islandais a été exaucé par Moussa Sissoko. Et puis il a ressuscité et a sauvé l’honneur.

Gudmundsson (3) : Courageux, limité, barbu et agressif comme un joueur de Championship. Gudmundsson n’est pas loin d’incarner parfaitement le stéréotype du footballeur Islandais. Pas un hasard si ce soir il a sombré avec toute son équipe.

Bodvarsson (3) : Une tête de puceau. Pas étonnant donc qu’il manque de vice sur la tête victorieuse de Pogba. Match compliqué pour le fils de Gilbert Bodvart. Remplacé par Finnbogason (4), dont le père se prénomme donc Finnboga.

Sightorsson (5) : Lent, emprunté, quasiment invisible… Les supporters nantais croyaient avoir retrouvé leur attaquant. Et puis Kolbeinn a surgi pour propulser du bout du pied un beau centre de Gylfi. Et a prouvé qu’il faisait un bel Euro. Un shot de brennivin dans une soirée bien triste pour les fans islandais. Remplacé par Guðjohnsen qui a réalisé pour sa dernière qu’il n’était pas évident d’être épaulé par Skúlason et Saevarsson quand on a joué avec Ronaldinho et Messi.

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Par Arthur Jeanne

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