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  • 36e journée

Le Real pour du beurre

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Le Real pour du beurre

En attendant le sacre du Barça, le Real s'est offert un nouveau baroud d'honneur et Ronaldo a encore planté. A part ça, le Depor s'offre le droit d'espérer, Santander honore Ballesteros et Baptista est vraiment une bête.

Deportivo La Corogne 2 – 1 Atlhetic Bilbao

Ce match était celui des extrêmes. Entre un Depor au bord du gouffre et premier relégable, et un Athletic aux portes de la Ligue des Champions, ce duel était plus que déséquilibré. Alors pour se mettre une belle pression, les Blanquiazules n’ont rien trouvé de mieux que d’encaisser un but dès la troisième minute de jeu par le biais du Basque chauve, Toquero. Mais heureusement pour les Galiciens, ils ont réussi à égaliser 20 minutes plus tard suite à une frappe déviée d’Adrian Lopez. A la mi-temps, un bon vieux un partout des familles. Au retour des vestiaires, les hommes de Miguel Angel Lotina sont remontés comme des coucous. Llorente & Co tiennent devant les coups de boutoir répétés jusqu’à la 70ème. Moment choisi (ou pas) par Castillo de marquer un beau CSC. Au final, le Depor l’emporte et se sort provisoirement de la zone des relégables. Mention spéciale au public du Riazor, qui lui, ne mérite vraiment pas de descendre. Mais le mérite, en football…

Racing Santander 2 – 1 Atletico Madrid

Un match sans enjeu, pour des équipes sans fond de jeu. Ah si, on en oublierait presque que le Racing Santander pouvait quasiment assurer son maintien dès ce soir. On attendait un match dans le match entre les deux hommes forts de chacune des équipes. Il n’en a rien été. Giovanni Dos Santos et « Kun » Aguero sont restés muets et très discrets. Alors pour ce qui est des buts, c’est tout d’abord le Colchonero Suarez Mata qui s’y colle dès la 11ème. Côté Racing, on a attendu la 38ème minute pour voir le Suédois (et non ce n’est pas une blague) au nom imprononçable Kennedy Bakircioglü égaliser. Et comme cette rencontre devait prendre un accent venant du nord, c’est le Danois Rosenberg qui donne l’avantage aux joueurs de Santander. Les Verdiblancos tiennent jusqu’au bout leur victoire, synonyme de maintien. La plus belle action du match restera ce magnifique hommage rendu à Severiano Ballesteros avant le coup d’envoi. RIP.

Malaga 2 – 0 Sporting Gijon

Force est de constater que Malaga n’est plus la même équipe depuis son rachat. Certes, ce n’est pas encore le Barça andalou. Mais avec les arrivées de Demichelis, Maresca et surtout de Julio Baptista, le club est passé de la place de bon dernier, à une formation de milieu de tableau. C’est surtout grâce à ce dernier que le club a fait ce bond en avant. Au compteur de la Bestia : pas moins de huit buts lors des six derniers matchs. Et comme le Brésilien aime faire les choses bien, il n’a attendu que dix petites minutes avant de planter sa banderille du jour. Et pour tuer tout suspense, les Andalous ont définitivement mis hors de porter Gijon à 20 minutes du terme. En parlant de Gijon, les Asturiens n’ont pas mérité grand chose de plus que leur défaite. Quand même très fair-play pour assurer le maintient de Malaga.

Real Madrid 4 – 0 Getafe

Le Real n’avait plus rien à jouer, et ça c’est vu puisque le Real a joué. Devant leurs socios, les joueurs de Madrid se devaient de l’emporter avec la manière, qui plus est dans un derby. Et les disciples de Mourinho l’ont fait, et bien fait. Dominant outrageusement la première mi-temps, les hommes en blanc ont trouvé la faille grâce à l’inévitable Ronaldo. Suite à un centre du cousin de Némo, Özil, CR7 s’est offert une magnifique tête qui n’est pas sans rappeler celle contre le Barça en finale de la Copa del Rey (24ème). Au retour des vestiaires, Cricri remet ça. Seul face à la cage vide, l’ex meilleur joueur du monde s’offre un doublé. Et comme pour bien finir le boulot, il transforme un péno qu’il a lui-même provoqué au bout du bout du temps additionnel. Insolent de facilité. Au passage, Karim gratifie l’assistance d’un joli but sur son premier ballon : c’est ça la French touch. En conclusion, une victoire en forme de démonstration qui n’aura servi strictement rien, si ce n’est au Barça d’attendre son match de demain pour être officiellement sacré champion. Bon, puis Cristiano a signé ses 34ème, 35ème et 36ème buts, va devenir le pichichi de la saison et sans doute battre le record de 38 réalisations détenus par Hugo Sanchez. C’est toujours ça que le Barça n’aura pas.

Robin Delorme

Claudio Ranieri de retour à Leicester

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