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Un arbitre français comparaîtra au tribunal le 7 août pour violences conjugales

Un arbitre central de Ligue 1 comparaîtra devant le tribunal de judiciaire de Nîmes le 7 août prochain pour des faits reprochés de violences volontaires sur conjoint. D’après les informations de L’Équipe confirmées par le parquet, le prévenu est soupçonné d’avoir « volontairement exercé des violences » sur sa compagne.
Les premiers faits de violences remontent au 13 mars dernier lorsque l’arbitre a attrapé sa compagne par le cou en la tirant par les bras et par les cheveux lors d’une dispute. Deux mois plus tard, le 13 mai, il a été à nouveau violent « en la tirant par le bras, en l’agrippant par les épaules et en la plaquant contre un mur.» Suite à ces violences, la femme, avec qui il était en couple depuis quatre ans, était allée chez le médecin. Le professionnel de santé lui avait alors prescrit une incapacité temporaire de travail (ITT) de trois jours.
Pendant l’enquête, l’arbitre aurait parlé d’agression réciproque dans un contexte de forte tension au sein du couple. Le parquet de Nîmes ne l’a pas confirmé mais L’Équipe indique qu’il aurait lui-même déposé plainte contre son ancienne compagne.
« Les violences conjugales touchent tous les milieux, y compris celui de l’arbitrage »
Avocat de la plaignante, Olivier Maurice a déclaré que « les violences conjugales touchent tous les milieux, y compris celui de l’arbitrage.» D’après Maître Morice, « il exerce un métier consistant à faire respecter les lois du football, au niveau professionnel et il doit normalement connaître les limites. » Sa cliente attend désormais « une décision marquante de la justice afin qu’il ne puisse plus reproduire ce type d’acte.»
Patron de la Ligue Méditerranée de football et avocat de l’arbitre dans cette affaire, Eric Borginhi a également réagi dans les colonnes de L’Équipe : « Mon client doit comparaître devant le tribunal correctionnel prochainement. Il bénéficie pleinement de la présomption d’innocence. Il réserve ses déclarations, ses arguments et ses preuves au tribunal.»
Quant à elle, la Fédération française de football assure « ne pas disposer d’information officielle sur ce dossier.» La trois F estime que « le moment venu, si des éléments officiels sont portés à sa connaissance, la FFF adaptera la réponse qu’elle jugera la plus appropriée, dans le respect de son exigence constante d’exemplarité.»
La saison de Ligue 1 commence bien…
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