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Le Real Madrid n’a pas de plan B

Par Léo Ruiz
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Le Real Madrid n’a pas de plan B

Tout pour la Ligue des champions, « la Décima », la dixième. C'est le pari de Mourinho et de son Real Madrid. Objectif suprême, elle élèvera le Portugais au rang des plus grands, là-haut, tout là-haut. Ou elle les baffera de toute sa force, laissant ce grand club à terre, sans rien, ou presque, à se mettre sous la dent.

Pas sûr que les Diables rouges coupent leur semaine de bringue pour se caler devant ce Borussia Dortmund-Real Madrid. « Fuck, on pourrait en être » , a dû se répéter Sir Alex à la lecture des pages sport du Times ce matin, en repensant à cette douloureuse soirée du 5 mars. Une étape que José Mourinho a probablement déjà oubliée. Manchester et Galatasaray effacés, c’est ce soir, dans le bouillant Signal Iduna Park, que tout se joue pour le stratège portugais et son drôle de Real Madrid. Un Real lancé telle une machine incontrôlable, destinée à tout exploser sur son passage. Ou à imploser. « J’ai mis du temps à le comprendre, mais au Real, c’est tout pour la dixième » , expliquait Khedira à la presse espagnole lundi dernier. La dixième C1 de son histoire. Quelque chose de grand, quoi. Quelque chose pour Mourinho, donc. L’homme qui a amené aux portes de la finale un club qu’il a au passage transformé en building japonais. Élégant et imposant, mais sans aucune alternative à l’écroulement en cas de séisme.

Ca passe ou ça casse

Ce séisme, c’est évidemment l’élimination. Son expérience – troisième demi-finale consécutive – et la qualité de son onze font du Real le favori de cette double confrontation, malgré la supériorité allemande en phase de poules. Mais si par malheur le Real tombe face au Borussia, Florentino Pérez n’aura plus qu’à constater les dégâts. Une équipe jamais dans la course en championnat, un vestiaire et des supporters divisés comme jamais et des cadres pas sûrs de rester. D’où le message (d’inquiétude ?) passé par le président dans la semaine : « C’est notre unité qui nous a amené ici, ne l’oublions pas. On peut avoir des discussions, mais c’est sous cette unité que l’on doit continuer à avancer. » Une unité que Mourinho a quand même bien pris soin d’ébranler ces derniers mois, s’attaquant à deux piliers de la Maison Blanche : Sergio Ramos, et surtout Casillas, passé de capitaine de l’équipe et de la sélection, candidat au Ballon d’or, à simple remplaçant. Incroyable mais vrai. The Special One a décidé de jouer avec le feu. Gagner seul et contre tous, y compris son propre camp, ou laisser le Real Madrid en pelotas, à poil, sans gloire et sans trophée. Hormis éventuellement une Coupe du Roi qui ne satisferait personne dans la capitale. Sauf les fans de l’Atlético, bien entendu.

Un onze type, et pis c’est (presque) tout

D’ailleurs, José Mourinho n’aura pas vraiment non plus de plan B sur le terrain. Pour ce périlleux voyage dans la Ruhr, ses choix sont tellement limités qu’il s’est déjà permis d’annoncer son onze de départ, hier, en conférence de presse. Sans aucune surprise, évidemment. Higuaín plutôt que Benzema, et voilà levée 24h avant les débats la seule petite incertitude madrilène. Une équipe qui a de la gueule, certes, mais pas de vraies solutions de rechange. Si un défenseur lâche, il n’y aura qu’Albiol, Carvalho et Nacho pour le remplacer. Un peu juste pour contenir la fougue et le talent de Lewandowski, Reus et Götze. Et si les choses tournent mal, comme pour le Barça hier par exemple, les deux seules options sérieuses pour changer la donne seront Benzegol, dont les excès de vitesse ne sont pas les bons cette saison, et Modrić, fort talentueux mais incapable de trouver sa place dans cette équipe jusqu’à présent. Les autres arrière-trains posés sur le banc de touche seront ceux de Casimero, Kaká, Callejón et Morata. Pas fou. Non, décidément, ce Real de Mourinho n’a aucune alternative. Il touchera les étoiles, ou mourra avec ses idées.

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Par Léo Ruiz

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