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Le Barça a mangé des Lions

Par Robin Delorme
4' 4 minutes
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Le Barça a mangé des Lions

Rapidement aux commandes, et en supériorité numérique, les Blaugrana n’ont fait qu’une bouchée de l’Athletic Bilbao. Avec un set en poche (6-0), ils serrent à la culotte un Atlético de Madrid qu’ils attendent de pied ferme dans quinze jours.

FC Barcelone 6-0 Athletic Bilbao

Buts : Messi (5e), Neymar (31e), Luis Suárez (47e, 69e, 82e) et Rakitić (62e) pour le Barça

Le suspense dure quatre minutes. Quatre minutes qui suffisent à Luis Suárez, lancé dans la surface, pour provoquer un penalty et l’expulsion d’Iraizoz, capitaine et portier des Leones. Tout frais auréolé d’un cinquième Ballon d’or – qu’il présente lors de l’avant-match -, Lionel Messi se charge d’ouvrir le festival blaugrana le plus sereinement du monde. Sorti à la pause par précaution, il profite depuis la guérite de Luis Enrique du festival de ses coéquipiers. Des comparses finalement vainqueurs 6 buts à 0 de pâles Leones, certes handicapés par leur infériorité numérique, qui suivent le tempo imposé en tête de la Liga par l’Atlético de Madrid. Avec un tel niveau de jeu, et des individualités au sommet de leur art – Luis Suárez auteur d’un triplé, Neymar d’un festival, et Busquets d’une démonstration -, ces Blaugrana attendent impatiemment le leader colchonero. Ce rendez-vous qui se profile dans quinze jours pourraient bien décider du sort d’une Liga que le Barça surclasse par son niveau de jeu.

Les tentacules de la pieuvre Busquets

Quatre-vingt-dix minutes plus tôt, les festivités précèdent le coup d’envoi. Tout juste sacré par un cinquième trophée de MVP mondial de l’année 2015, la Pulga offre au Camp Nou son cinquième ballon doré. Les sourires et clins d’œil occupent alors les faciès de Blaugrana sortis avec leur onze de gala – le seul Aleix Vidal remplaçant Dani Alves. Quatre tours de cadran et un premier fait de jeu plus tard, l’ouverture du score sur penalty de sa majesté argentine rend ces sourires inextinguibles. Un coup du sort des plus terribles pour les Basques, d’autant plus qu’Eraso dispose d’une franche occasion une minute plus tôt. En supériorité numérique, les Catalans se limitent à jouer. Les accélérations, elles, sont délivrées au compte-gouttes. Tant mieux, murmure Ernesto Valverde, puisque chaque coup de turbo s’accompagne d’une action de la MSN. À la demi-heure de jeu, sur une récupération-relance de la pieuvre Busquets, Suárez lance en profondeur son comparse brésilien. Une offrande qui, suite à un ballon piqué de Neymar, fait mouche. À l’inverse, le caviar de l’ailier gauche barcelonais est gâché par Messi, seul aux six mètres. Un Argentin qui, juste avant la pause, tutoie le poteau d’Herrerín sur coup franc. Sans plus de réussite.

Au bon vouloir de Neymar

Loin d’être une sanction, ces ratés restent les derniers ballons joués par Messi. Fort d’un effectif plus conséquent, Luis Enrique fait souffler son prodige et offre ses premières minutes en tant qu’ailier à Arda Turan. Un changement qui ne modifie en rien les plans de bataille blaugrana. Toujours aussi pressant à la récupération – Busquets offrant une merveille de prestation dans ce registre -, ils creusent l’écart sur une énième offrande de Neymar pour Luis Suárez. Lancé plein axe, El Pistolero dégaine plus vite que son ombre et inscrit là son seizième pion de cette Liga – soit autant que l’édition passée. Le match allant, le Brésilien en prend les commandes. Au dribble, à l’accélération, à la passe, il rend fou l’arrière-garde basque. Pour sûr, il est à la baguette, quelques secondes après un énorme raté d’Eraso, pour offrir un but tout-fait à Ivan Rakitić. La fin de match se mue alors en long calvaire pour des Basques au bord du pétage de plomb. Histoire de leur faire tourner la tête, Luis Suárez se rappelle aux bons souvenirs du classement du Pichichi en y allant de son triplé. Que ce soit sur une ouverture exquise d’Arda Turan, ou sur un centre de l’inévitable Busquets, l’Uruguayen offre une manita, puis un set au Camp Nou. Un Camp Nou qui a le sourire.

Pourquoi voit-on autant de buts de loin dans cette Coupe du monde ?

Par Robin Delorme

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