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La parole est à la défense

Par Maxime Brigand
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La parole est à la défense

Point noir depuis le début de la compétition, la défense française a finalement relevé le défi allemand au point de s'acheter une crédibilité à quelques jours d'une finale de Championnat d'Europe.

C’était le point d’interrogation. Jusqu’ici, c’était aussi le point de critique, notamment après les deux buts encaissés lors du quart de finale contre l’Islande dimanche dernier à Saint-Denis. Tout le monde se demandait alors s’il était bon de relancer Samuel Umtiti après une première sélection trop tendre, dans la relance notamment, pour un rendez-vous aussi important. Au départ, il n’était là que « pour préparer l’avenir » comme l’avait expliqué Didier Deschamps. Puis, il y a eu la suspension d’Adil Rami, la confiance gagnée et une place dans le même temps. Alors Deschamps a décidé de tenter un nouveau pari dans cette compétition. Après deux ratés (le 4-2-3-1 contre l’Albanie lors du deuxième match, Matuidi à droite contre l’Irlande), le sélectionneur a décidé de faire confiance à son instinct. Peu importe l’adversaire, qu’il soit champion du monde ou pas, Umtiti doit être titulaire et il a pris la place de Rami. Pour le résultat que l’on connaît désormais et une association parfaite avec Laurent Koscielny jeudi soir contre l’Allemagne (2-0) : dix-sept dégagements, trois tirs bloqués et une propension à tenir lors des temps forts allemands. Plus que jamais, la France a souffert et a accepté de souffrir avec pour ciment un axe central enfin trouvé. Cette fois, la parole est à la défense, et la suite de la compétition ne devrait pas se faire sans cette paire. Enfin.

Kos’ toujours

Depuis le début de la compétition, c’était le patron. Celui qui rassurait tout le monde, qui bouchait les errements défensifs d’une dernière ligne qui se cherchait encore et la caution sécurité d’une défense française en chantier. Contre l’Allemagne, Laurent Koscielny a prouvé que l’avenir de la dernière ligne tricolore passerait par sa crête et ses biceps. C’est définitif. Jusqu’ici, c’était déjà le cas, mais les problèmes de relance du défenseur d’Arsenal alertaient. Jeudi soir, à Marseille, ce n’était pas son rôle et pourtant. Pourtant, au-delà de colmater les offensives allemandes, Koscielny s’est appliqué, a lancé les phases de transitionfrançaises et s’est trouvé dans un rôle qu’on ne lui connaissait plus depuis le début de la compétition. Oui, l’Allemagne a maîtrisé le ballon et, sans un gros Lloris, la France aurait pu se faire retourner par son destin. Mais il y a des soirs où il choisit son camp. Cette fois, il était français avec des latéraux occupés par la stricte tâche de défendre plutôt que de grimper offensivement.

Big Sam

Lui était le pari. Un appelé de dernière minute qui est finalement devenu un patron insoupçonné malgré les nombreuses qualités montrées avec l’OL cette saison. En l’espace de quelques semaines, Umtiti a changé de dimension : de Lyon à l’OL, de son canapé à une demi-finale de championnat d’Europe contre les champions du monde en titre. Et voilà comment finalement trouver la confiance, poussé en interne par un Deschamps intimiste : jeudi soir, Samuel Umtiti a simplement été le défenseur le plus décisif sur la pelouse, bousculant ses vis-à-vis, utile dans la relance, imposant dans l’impact, au point de se faire définitivement un nom au niveau international. Voilà l’enseignement de la soirée au-delà de la place de finaliste de l’équipe de France. Dans la souffrance, les Bleus ont probablement trouvé un axe central autour d’une paire de latéraux qu’il faudra probablement renouveler après l’Euro. Il n’y a maintenant plus de doutes : la France est capable de renverser des montagnes, alors autant qu’elle renverse l’Europe.

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