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Top 9 : ces buteurs qui ont gagné une Coupe du monde sans marquer

Par Tristan Claeyssen
5' 5 minutes
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Top 9 : ces buteurs qui ont gagné une Coupe du monde sans marquer

« Si je ne pas marque pas et qu’on gagne ? Je signe au marqueur indélébile, et je serai le premier sur les Champs », assure Kylian Mbappé lors d’une interview accordée à M6 avant le début du Mondial 2026. Serait-il prêt à entrer dans la liste des attaquants champions du monde tout en étant restés muets ?

   Stéphane Guivarc’h (France), 1998

Il a beau avoir été le joueur préféré de N’to pendant le Mondial 1998, Stéphane Guivarc’h aura toujours l’étiquette de celui qui était là, et puis voilà. Une blessure contre l’Afrique du Sud en ouverture, 0 but, 0 passe dé et un futur de vendeur de piscines. Il s’en fout, il est champion du monde.

  Karl-Heinz Riedle (RFA), 1990

Barré par une attaque Rudy Völler – Jürgen Klinsmann, Karl-Heinz Riedle aura néanmoins pu profiter du carton rouge du premier nommé en huitièmes pour disputer l’intégralité du quart de finale face à la Tchécoslovaquie (0-1), puis 82 minutes de la demi-finale contre l’Angleterre. De retour sur le banc lors de la finale après le come-back de Völler (auteur de 3 buts et 2 passes dé durant la compétition), Air Riedle inscrira son premier but dans un Mondial quatre ans plus tard, face à la Corée du Sud (2-3). Sans le trophée doré au bout, cette fois.

Joachim Löw (Allemagne), 2014

Pfff, encore un qui a vu les exploits des autres sur le banc… Bon, pour le coup, il a une bonne excuse puisque Joachim Löw était sélectionneur de la Mannschaft lorsque les Allemands ont soulevé le trophée en 2014. Avant d’être sélectionneur, Löw a connu une piètre carrière d’attaquant qui ne l’a pas mené à la gloire internationale. Quatre matchs avec les U21 germaniques, mais pas d’exploits en tant que joueur pour un Allemand qui portait une bien belle moustache (preuve en est) et qui a toujours senti le jeu.

Olivier Giroud (France), 2018

Dans les questions qui apparaissent en premier lorsque l’on tape « Giroud : Coupe du monde 2018 » sur Google, on retrouve : « Giroud a-t-il joué lors de la Coupe du monde 2018 ? » Oui, Gigi était là, non, l’Olive n’a pas trouvé le chemin des filets. L’affaire aurait pu être différente si Kylian Mbappé ne lui avait pas chipé un but contre le Pérou et si Giroud n’avait pas mis deux jours à tirer sur la passe en roulette du même Kyky de Bondy. Bon, Oli G. s’est rattrapé en 2022 et dans tous les autres matchs possibles et imaginables. Résultat : il est toujours (pour l’instant) meilleur buteur de l’histoire des Bleus avec 57 réalisations et à jamais dans le cœur des Français. Gigi, Guigui ou les deux ?

   Jimmy Greaves (Angleterre), 1966

C’est un mystère que Sherlock Holmes n’a pas encore élucidé. Mais comment Jimmy Greaves n’a-t-il pas marqué lors du Mondial 1966 remporté par les Anglais ? Auteur de 44 buts en 57 sélections avec les Three Lions, Jimmy Greaves dispute les trois matchs de phase de poules de la compétition sans être décisif. Relégué sur le banc à partir des quarts de finale, le Chevalier blanc ne refoulera pas les pelouses, touché par une blessure. Il aurait pu prétendre à un autre top 10 autour de la Coupe du monde : celui du joueur qui a reçu sa médaille le plus longtemps après la compétition, en 2009 ! Cheers, Mister.

   Lautaro Martinez (Argentine), 2022

Qui a la chiasse perd sa place (rien à voir avec Gary Lineker). Aligné dans une attaque à deux avec Lionel Messi pour les deux premières rencontres du Mondial 2022 contre l’Arabie saoudite puis le Mexique, Lautaro Martinez a très vite pris ses quartiers sur le banc de l’Albiceleste pour le reste de la compétition. Les raisons ? Une réorganisation tactique des hommes de Scaloni en 4-3-3, mais surtout des performances médiocres du numéro 9. « Je me suis très bien préparé, mentalement plus que tout, pour cette Coupe du monde », a annoncé le joueur de l’Inter en marge de ce nouveau chapitre. Un but dans la compétition et l’Argentine qui sort en quarts. On signe où ?

  Rogério Ceni (Brésil), 2002

Rogério Ceni a marqué beaucoup de buts, a gagné une Coupe du monde et a joué un match du Mondial à trois moments différents de sa vie. Le meilleur buteur de l’histoire des gardiens, avec 132 pions au compteur, a remporté le plus beau trophée international en 2002 sans participer à la compétition. Il faut dire qu’il y avait de la concurrence en attaque (Ronaldo, Ronaldinho, Rivaldo) et dans les cages (Marcos). Moment de gloire de sa carrière en Coupe du monde : huit minutes contre le Japon en 2006 pour remplacer Dida. Pas de penalty pour la Seleção sur ce faible temps de jeu et donc pas de but pour celui qui savait à peu près tout faire.

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  Fernando Torres (Espagne), 2010

Avoir une bonne hygiène de vie n’assure pas forcément de marquer en Coupe du monde. Le seul agent 007 de cette liste porte bien son nom. Pas de buts, pas de passes décisives et un temps de jeu décroissant avec seulement 14 petites minutes en finale contre les Pays-Bas. Le bilan mondial d’El Niño n’est pourtant pas catastrophique : 4 buts et une passe décisive en 14 rencontres. On lui pardonnera cette mauvaise Coupe du monde, lui, l’humain (au-delà du joueur) que l’on a tant aimé.

Oscar Alberto Ortiz (Argentine), 1978

À peine plus grand que Mathieu Valbuena (1,68 mètre), Oscar Alberto Ortiz a disputé 23 rencontres sous les couleurs de l’Albiceleste. Six d’entre elles ont eu lieu lors de la Coupe du monde 1978. Aux côtés de Leopoldo Luque et Daniel Bertoni, l’originaire de Chacabuco s’illustre avec une passe décisive contre le Pérou en demi-finales. Et puis c’est tout.

Mentions honorables : Zoilo Saldombide (Uruguay, 1930), Ulrich Biesinger (RFA, 1954), Hugo Geraldo (Brésil, 1970), Shakira (Espagne, 2010), Franco Selvaggi (Italie 1982), Emmanuel Macron (France, 2018), Ronaldo (Brésil, 1994).

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Par Tristan Claeyssen


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