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Erling Haaland, en plein dry january

Par Julien Faure
5 minutes

Muet dans le jeu depuis le début de l’année civile, Erling Haaland ne compte qu’un petit but sur penalty en 2026. Une méforme rare qui pourrait laisser place à l'inquiétude, alors que City joue sa place dans le top 8 face à Galatasaray ? Pas trop si vite, moussaillon !

Erling Haaland, en plein dry january

Depuis qu’il a explosé sur la scène mondiale, Erling Haaland n’en finit plus de faire tomber des records à tout va, en club, en sélection, en Premier League et en Ligue des champions. Une machine à buts qui pourrait bien égaler contre Galatasaray une marque pourtant moins reluisante depuis son arrivée à City : son nombre de matchs consécutifs sans marquer. Une situation rarissime pour un joueur habitué à débloquer les situations.

Une disette record

Sans but depuis le 7 janvier et un penalty inscrit contre Brighton, le bomber norvégien en est désormais à cinq rencontres sans trouver le chemin des filets. Il n’a fait pire qu’à une seule reprise, entre les cinq derniers matchs de la saison 2022-2023 et le premier de la suivante. Une disette de six parties qu’il ne voudra pas égaler ce soir, alors que sa situation détonne. Neuf matchs de suite sans but dans le jeu par contre, c’est une première (en comptant le dernier de 2025). Ce mois de janvier quasiment blanc cela se ressent dans les résultats des Skyblues, qui ne comptent que trois victoires en huit sorties depuis la nouvelle année. Mais comment expliquer une telle baisse de régime, pour un joueur qui avait planté à 25 reprises en club depuis le lancement de la saison ? Une faiblesse habituelle en janvier ? Pas vraiment, puisque depuis son arrivée à Manchester, il compte neuf buts sur le mois, en ayant été blessé sur la période en 2024.

En 2026, on peut d’abord observer un véritable manque d’efficacité puisque le bonhomme cadre beaucoup moins qu’ la fin de l’année dernière. Entre la mi-août et fin décembre, le cyborg a tenté, club et sélection confondus, 112 frappes, pour 68 cadrées, qui ont abouti à 38 réalisations. Depuis le 1er janvier, il en est à 22 tirs, pour un sept petites tentatives cadrées et donc un seul but, depuis le point de penalty. Il tire donc plus d’une fois de moins par match (2,8 contre 3,9) et moins bien. Remplaçant le week-end dernier contre Wolverhampton, il n’a pas tenté une seule frappe en 18 minutes sur le pré, alors que la dernière fois qu’il a accroché le cadre, c’était face aux pensionnaires de League One d’Exeter City dans une rencontre remportée 10-1… le 10 janvier. En comparaison, la nouvelle tête d’affiche de l’attaque des Citizens, Antoine Semenyo, affiche déjà trois buts en seulement sept tirs.

Peut-être la réponse se trouve-t-elle aussi dans la régulière rotation de City en attaque, où Phil Foden, Rayan Cherki, Bernardo Silva, Jérémy Doku et désormais Antoine Semenyo, alternent les titularisations et le temps de jeu. Mais même sur ce point-là, dur de trouver une explication crédible, alors qu’à l’exception du Belge (4), personne ne compte plus de deux passes décisives à son égard. On jurerait pourtant que le mois de décembre avait permis au Norvégien de créer un relation maousse costaud avec Foden et Cherki. L’arrivée de Semenyo bouleverserait-elle un équilibre qui avait mis plusieurs mois à être trouvé, quand City a enchaîné huit victoires de suite entre fin novembre et fin décembre et alors ?

« L’équipe doit mieux faire »

La réponse se trouve certainement entre les deux, alors que Pep Guardiola a pris la défense de son joueur devant les médias à la veille de la dernière rencontre de phase de ligue de C1. « L’équipe doit mieux faire, a ainsi lancé l’Espagnol en conférence de presse. Elle doit créer plus d’occasions et il marquera ». Ses coéquipiers sont prévenus, mais le Catalan fait-il preuve de démagogie à l’égard de son buteur ? Pas vraiment. En regardant les matchs de Premier League de Manchester City en 2026, on remarque que les actuels dauphins d’Arsenal ne créent que 1,6 grosse occasion par match, contre une moyenne de 2,43 sur l’ensemble de la saison. Une sérieuse baisse de régime, alors que le Norvégien n’a touché que 18 ballons dans la surface sur les cinq derniers matchs de championnat, soit un peu moins de 10% du total de son équipe sur la période (200).

Tout un ensemble de stats qui ébranlent certainement un peu sa confiance, à l’image de son match contre Manchester United, avec seulement 14 petits ballons touchés. Rencontre qui a présenté une action symptomatique dès la 12e minute de jeu, quand, après un ballon récupéré dans les 30 mètres adverse et face au but, il n’a pas tenté sa chance; avant de cafouiller un bon ballon dans la surface, qui lui était revenu dessus avec de la réussite. Pour autant, l’ancien buteur Troy Deeney (47 buts en PL) ne se souciait pas, mi-janvier après un match sans tir contre Newcastle, de cette disette passagère : « Ça fait partie de son évolution en tant qu’attaquant, en tant que joueur d’équipe. Lorsqu’il joue, les gens lui donnent toujours le ballon. Mais maintenant, vous avez Cherki, Semenyo, Doku, Foden, ils veulent marquer, ils peuvent marquer. Ça fait partie de son évolution de ne pas toujours avoir la passe ». Tout en précisant qu’il ne se faisait aucun souci « pour ce gars » sur un blocage mental, Deeney a aussi pointé du doigt un aspect important : l’attaque de City est surchargée en joueurs de qualités, qui ont eux aussi très faim et qui vont devoir continuer d’apprendre à vivre ensemble, alors que Haaland ne restera pas muet bien longtemps.

Il va marquer tout le reste de sa vie, c’est certain »

Pep Guardiola, confiant

Son ancien coéquipier Ilkay Gündoğan le rappelait d’ailleurs lui aussi devant la presse, avant de l’affronter sous les couleurs de Galatasaray : « Il ne faut surtout pas sous-estimer Haaland. C’est une véritable machine à buts. Il a tout ce qu’il faut pour marquer. Il est quasiment impossible de le contenir pendant 90 minutes. Demain, nous allons travailler pour l’empêcher de se créer des occasions de but ». Signe que personne n’est dupe sur le retour en forme du Norvégien, dont on n’attend finalement simplement qu’il remette la machine en route. Finalement, il vaut peut-être mieux sagement écouter Pep Guardiola : « Il ne faut jamais sous-estimer les attaquants, parce qu’ils vont toujours vous rendre silencieux. Il va marquer tout le reste de sa vie, c’est certain ». Plutôt que de s’inquiéter de la sieste, inquiétons-nous plutôt de l’heure du réveil.

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